D'abord assistant de recherche en économie et histoire politique, il obtient, en 1960, une habilitation à diriger des recherches, sans toutefois obtenir de chaire jusqu'en 1962. Trois ans plus tard, il prend brièvement prend la direction de la société Friedrich Krupp GmbH, à Essen, qu'il retrouve entre 1969 et 1970.
Les rapides débuts
Il adhère à la CDU en 1947 et est élu député régional au Landtag du Schleswig-Holstein en 1954, où il est désigné vice-président de la commission de la Jeunesse. Porté, en 1955, à la présidence fédérale de la Junge Union (JU), il est simultanément élu vice-président de la CDU du Schleswig-Holstein.
En 1957, il est élu député fédéral au Bundestag et abandonne son mandat régional. Il conserve la présidence de la JU jusqu'en 1961.
Contraint d'abandonner le gouvernement en 1969, après l'arrivée au pouvoir d'une coalition de centre-gauche, il est cependant élu vice-président fédéral de la CDU, puis président du parti dans le Schleswig-Holstein en 1971.
La présidence du Schleswig-Holstein
Aux élections régionales du dans le Schleswig-Holstein, il est chef de file (spitzenkandidat) de la CDU, qui s'impose avec 51,9% des voix et 40 députés sur 73, soit une nette majorité absolue. Il est investi ministre-président du Land le suivant.
Il sauve de justesse sa majorité aux élections du , remportant 50,4% des suffrages et 37 sièges. Le , il devient, pour un an, président du Conseil fédéral. Lors des élections du , il recule encore en termes de suffrages, avec 48,3% des voix, mais parvient à conserver ses 37 députés, assurant sa reconduction pour un troisième mandat.
Il est contraint à la démission le , après que des chars d'assaut ont été livrés à la Turquie alors que la commission des Finances du Bundestag avait décidé le gel des crédits nécessaires à cette opération, à la suite de massacres perpétrées par l'armée turque sur des Kurdes[1]. Il se représente aux élections fédérales de 1994, au cours desquelles il est réélu pour un dernier mandat.