Lars Klingbeil
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Jörg Kukies (Finances)
Bärbel Bas (depuis 2025)
| Lars Klingbeil | |
Lars Klingbeil en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Vice-chancelier allemand Ministre fédéral des Finances | |
| En fonction depuis le (11 mois et 18 jours) |
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| Chancelier | Friedrich Merz |
| Gouvernement | Merz |
| Prédécesseur | Robert Habeck (vice-chancelier) Jörg Kukies (Finances) |
| Co-président fédéral du Parti social-démocrate d'Allemagne | |
| En fonction depuis le (4 ans, 4 mois et 13 jours) |
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| Avec | Saskia Esken (2021-2025) Bärbel Bas (depuis 2025) |
| Prédécesseur | Norbert Walter-Borjans |
| Député fédéral allemand | |
| En fonction depuis le (16 ans, 5 mois et 28 jours) |
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| Élection | 27 septembre 2009 |
| Réélection | 22 septembre 2013 24 septembre 2017 26 septembre 2021 23 février 2025 |
| Circonscription | Basse-Saxe (2009-2017) Rotenburg I – La Lande (depuis 2017) |
| Législature | 17e, 18e, 19e, 20e et 21e |
| Groupe politique | SPD |
| Prédécesseur | Reinhard Grindel (Rotenburg) |
| – (8 mois et 24 jours) |
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| Élection | 22 septembre 2002 |
| Législature | 15e |
| Groupe politique | SPD |
| Prédécesseur | Jann-Peter Janssen |
| Président du groupe SPD au Bundestag | |
| – (1 mois et 16 jours) |
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| Élection | 26 février 2025 |
| Législature | 21e |
| Prédécesseur | Rolf Mützenich |
| Successeur | Matthias Miersch |
| Secrétaire général du Parti social-démocrate d'Allemagne | |
| – (4 ans et 3 jours) |
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| Président | Martin Schulz Olaf Scholz (intérim) Andrea Nahles Présidence collégiale intérimaire Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken |
| Prédécesseur | Hubertus Heil |
| Successeur | Kevin Kühnert |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Soltau (RFA) |
| Nationalité | Allemande |
| Parti politique | SPD (depuis 1996) |
| Diplômé de | Université Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre |
| modifier |
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Lars Klingbeil, né le à Soltau, est un homme politique allemand. Il est co-président du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) depuis et vice-chancelier et ministre fédéral des Finances depuis le .
Lars Klingbeil naît le à Soltau, dans une famille militante du SPD. Son père, militaire, était encarté au parti depuis l’âge de 18 ans[1].
En 1998, il obtient son Abitur[2]. En 1999, il entame des études de science politique, sociologie et histoire à l'université Gottfried-Wilhelm-Leibniz de Hanovre, où il obtient son master en 2004[2]. Durant ses études, il bénéficie d'une bourse de la fondation Friedrich-Ebert[2].
Parcours politique
Lars Klingbeil rejoint le SPD en 1996, à l’âge de 18 ans[3]. C'est au début des années 2000 qu'il fait ses premiers pas en politique, en intégrant la permanence parlementaire de Gerhard Schröder[4]. D'abord considéré comme un proche de l'ex-chancelier, leur relation se distend à mesure que Schröder se rapproche de la Russie, notamment pendant la guerre en Ukraine[5].
De janvier à , il siège pour la première fois au Bundestag, à la suite de la démission du député Jann-Peter Janssen[6]. Il est élu en Basse-Saxe aux élections fédérales de 2009 et systématiquement reconduit depuis[4],[7].
En 2017, à 39 ans, il est élu secrétaire général du SPD avec 70,63 % des voix[8]. Il est élu en 2021 co-président du SPD au côté de Saskia Esken avec plus de 86% des voix[9]. Il devient alors l'un des principaux soutiens internes du chancelier Olaf Scholz, fraîchement élu, et l'une des principales figures de l'aile droite du parti[10].
Le , il est élu président du groupe SPD au Bundestag, et succède ainsi à Rolf Mützenich[11].
Le , lors de la formation du cabinet de grande coalition du nouveau chancelier chrétien-démocrate Friedrich Merz, Lars Klingbeil devient vice-chancelier et ministre fédéral des Finances[12]. Il est réélu le co-président du SPD avec 65 % des voix, soit trente points de moins que la nouvelle co-présidente Bärbel Bas[13].
Ligne politique
Lars Klingbeil se revendique de l'ancien chancelier Gerhard Schröder, tout en condamnant sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, ainsi que de son ancien ministre Franz Müntefering[14].
Il appelle ainsi le SPD à assumer une ligne plus libérale sur le plan économique et à accepter des « décisions inconfortables » notamment sur le temps de travail, les prestations sociales et l'âge de départ à la retraite. Il souhaite également une réduction « radicale » de la bureaucratie, un système de retraite par capitalisation et une réglementation moins contraignante pour le patronat en matière de droit social[15],[14].
