S.G.L.L. (nouvelle)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Format
Langue
Genre
Nouvelle
س. گ. ل. ل
Format
Langue
Auteur
Genre
Nouvelle
Pays
Éditeur
Éditions Corti
Séquence
Série
L'eau de Jouvence

S.G.L.L. (en persan : س. گ. ل. ل )) est une nouvelle écrite par l'écrivain iranien Sadegh Hedayat, parue en 1933, à Téhéran. S.G.L.L. a été publié en persan dans le recueil L'Ombre et la Lumière en 1933. En français, les éditions Corti l'ont éditée une première fois en 1996 dans le recueil L'Eau de jouvence.

L'auteur de la nouvelle imagine le monde futur et sa fin. À une époque où la science a déjà rempli toutes les promesses des différentes croyances et religions dans la pratique. L'histoire tourne autour de deux personnages artistes qui ont des pensées et des opinions fort différentes : Soussane et Ted.

Soussane est sculptrice et vit dans une ville ultra-moderne où tout est automatisé, mais semblable à une ruche ou à une fourmilière. Elle s’y sent opprimée et concrétise ses hantises dans ses sculptures d'insectes. Elle aurait voulu vivre dans le désert, dans la jungle. Sa vie semble réglée en accord avec ses principes esthétiques : vivre dans l’art pour l’art.

Ted, un peintre américain, est son ami : il est jeune, grand et beau. Ils parlent entre eux de l’actualité télévisée, du moment qui a trait au suicide humain collectif : « … on a l’intention de rassembler tout le monde dans les villes et de les anéantir à coups d’électricité, de gaz ou de tout autre moyen de libérer l’espèce humaine. » [1].

Le sujet est traité lors d'une émission intitulée « Le Laboratoire du professeur Rak ». Ce professeur estime que l’homme doit avoir le courage de se lancer volontairement dans le Néant éternel. Selon lui, la majorité des peuples du monde ont déjà donné leur accord sur l’anéantissement de l’humanité. Malgré tout, il faut craindre que certains rebelles, à cause de la souffrance lors de la mort, tentent de survivre et que tout le projet d'anéantir le genre humain soit finalement à recommencer. Aussi le professeur Rak a-t-il mis au point un sérum, le « Serum Gegen Liebes Leidenschaft » (Sérum contre l’amour passion )[2]. Ce sérum est un contraceptif qui coupe aussi tout appétit sexuel, sans risque psychologique pour la personne qui le prend. Des patients du professeur viennent confirmer cela et se déclarent libérés parce qu'ils ont retrouvé une paix intérieure grâce au sérum. Une fois menée à terme, cette « Lutte pour la mort » permettrait un anéantissement collectif, tel que souhaité par la majorité de la population[3].

Six mois passent et on a injecté le sérum à toute la population. Mais contrairement aux prévisions il produit des effets inattendus : bien que supprimant l’appétit sexuel, il neutralise aussi toute immunité, si bien que toute la population est prise de folie par crainte de maladie et veut se suicider.

Ted conclut la discussion en disant à Soussane[3] : « Tu me crois maintenant ? C’était bien l’amour, ce piège de la nature, ce besoin de procréation, qui donnait envie de vivre. Tous les efforts de l’homme en sont nourris. Et voilà maintenant qu’on le prive de ce sens. »

Critique

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI