Saint-Germain (métro de Rennes)
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| Saint-Germain | ||||||||
Entrée de la station. | ||||||||
| Localisation | ||||||||
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| Pays | France | |||||||
| Ville | Rennes | |||||||
| Quartier | Centre-ville | |||||||
| Adresse | 2 rue des Francs-Bourgeois 35000 Rennes |
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| Coordonnées géographiques | 48° 06′ 38″ nord, 1° 40′ 35″ ouest | |||||||
| Caractéristiques | ||||||||
| Position par rapport au sol |
Souterraine (−19,5 m) | |||||||
| Voies | 2 | |||||||
| Quais | 2 | |||||||
| Longueur | 35 m | |||||||
| Nombre d'accès | 2 | |||||||
| Accessibilité | Oui | |||||||
| Historique | ||||||||
| Construction | 2014-2021 | |||||||
| Mise en service | ||||||||
| Architecte(s) | Atelier Zündel Cristea, Architram | |||||||
| Gestion et exploitation | ||||||||
| Propriétaire | Rennes Métropole | |||||||
| Exploitant | Keolis Rennes Métropole (STAR) | |||||||
| Code(s) de la station | SGE
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| Ligne(s) | ||||||||
| Correspondances | ||||||||
| Métro | ||||||||
| Lignes urbaines | ||||||||
| Lignes métropolitaines | ||||||||
| STAR de Nuit | ||||||||
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| modifier |
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Saint-Germain est une station de la ligne B du métro de Rennes, située dans le centre-ville de Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
Mise en service en 2022, elle est conçue par les cabinets d'architectes Atelier Zündel Cristea et Architram, qui ont dessiné une station sur trois niveaux. Elle se trouve sous la place Saint-Germain, où sa construction a permis des découvertes archéologiques et a nécessité la démolition et la reconstruction d'immeubles.
Elle est également située à 200 m par la voie publique de la station République de la ligne A. Elle permet principalement des correspondances avec les lignes de bus urbaines.
Établie en souterrain (tunnel profond) sous la place Saint-Germain (tandis que son adresse officielle est au no 2 de la rue des Francs-Bourgeois[1]), la station Saint-Germain est située sur la ligne B, entre les stations Gares (en direction de Gaîté) et Sainte-Anne (en direction de Viasilva)[2] tout en étant très proche géographiquement de la station République de la ligne A.
Histoire
La station Saint-Germain est mise en service le , lors de l'ouverture à l'exploitation de la ligne B[3]. Son nom a pour origine la place et l'église Saint-Germain, qu'elle dessert. Elle est réalisée par les architectes de l'atelier Zündel Cristea avec Architram (Suisse)[4] qui dessinent une station, dont les quais sont situés à 19,5 mètres sous la surface, et sur trois niveaux : une salle des billets au niveau -1, une mezzanine intermédiaire au niveau -2 et les quais au niveau -3[5].
L'architecture de la station est caractérisée par une enveloppe composée de plaques d'aluminium microperforé de forme triangulaire à travers lesquelles passent l'éclairage[6]. L'existence de cette station à seulement 200 m de République sur la ligne A réside dans la volonté de faire desservir les principaux points d'intérêt du centre-ville par les deux lignes afin d'éviter de saturer le tronçon central de la ligne A dont les marges d'augmentation de capacité sont très limitées en raison de l'impossibilité de rallonger les stations sans engager de coûteux et lourds travaux[7].

La construction de la station a commencé le [8]. Elle a nécessité fin 2013 la démolition de bâtiments de l’îlot du « Chat qui pêche », placés entre la place et le quai et comprenant le bar éponyme, institution du quartier[9]. En , la place est en partie libérée et les travaux se poursuivent en souterrain. Cette méthode est plus coûteuse mais permet aux commerces de reprendre possession de la place avant la fin des travaux, en 2019[10]. Elle permettra la reconversion de la place, le parking laissant place à une place piétonne[11], et un nouvel immeuble de dix logements sociaux alimentés en chaleur par géothermie en récupérant celle du métro prendra la place de l'îlot précédemment détruit[12],[13], qui accueillerait à nouveau au rez-de-chaussée un bar « Le Chat qui Pêche », la ville ayant imposé l'utilisation de ce nom pour le nouveau troquet[14]. Finalement, un restaurant y ouvre ses portes en [15].
Elle est la cinquième station atteinte par le tunnelier « Elaine » le , en venant de la station Gares[16]. Après une immobilisation de deux à trois semaines, il quitte Saint-Germain en direction de la station Sainte-Anne[16].
Le gros œuvre se poursuit jusqu'à l'été 2017, suivi par le second œuvre qui s'achève à l'été 2020 ; la signalétique est posée et les finitions sont effectuées jusqu'à l'été 2021[17],[18].
- Construction de la station
- Station Saint-Germain en travaux en mai 2015.
- Immeubles du « chat qui pêche » détruits pour permettre la construction de la station et remplacés par l'immeuble « Le Persan ».
- Le quai Chateaubriand en 2021 avec à gauche, l'accès à la station au rez-de-chaussée de l'immeuble « Le Persan ».
Service des voyageurs
Accès et accueil
La station est intégralement accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR), conformément à la loi handicap votée en 2005[19].
Elle dispose de deux accès[4] :
- accès no 1 « quai Chateaubriand » : Côté sud, au rez-de-chaussée de l'immeuble « Le Persan » le long du quai Chateaubriand, composé d'un escalier mécanique ;
- accès no 2 « place Saint-Germain » : Côté nord, sur la place et face à l'église, composé d'un escalier donnant accès à la salle des billets et d'un ascenseur.
La station est équipée de distributeurs automatiques de titres de transport et de portillons d'accès couplés à la validation d'un titre de transport, afin de limiter la fraude[20]. La décision est confirmée lors du conseil du de Rennes Métropole[20].
La longueur des quais de la ligne B est de 35 m, anticipant l'éventuel ajout d'une 3e voiture aux rames Cityval[D 1].
- Les accès et les environs de la station
- Panneau signalétique de la sortie no 1.
- L'accès nord, situé sur la place, à droite de la photo.
- L'accès sud, intégré au nouvel immeuble remplaçant l'îlot du « Chat qui Pêche ».
Desserte
Saint-Germain est desservie par les rames qui circulent quotidiennement sur la ligne B, avec une première desserte à 5 h 19 (7 h 24 les dimanches et fêtes) et la dernière desserte à 0 h 34 (1 h plus tard les nuits des jeudis aux vendredis, vendredis aux samedis et des samedis aux dimanches)[21].
Son identifiant interne, utilisé notamment pour le format de données GTFS, est 15058, et son code technique interne est SGE[1].
Intermodalité
Des stations STAR, le vélo et Citiz Rennes Métropole existent à proximité de la station[22],[23]. La station est située à 200 mètres à l'est de la station République de la ligne A[4].
Elle est desservie à distance aux arrêts Place Pasteur et Musée Beaux-Arts situés à quelques centaines de mètres, par les lignes de bus C2, C3, C4, C5, C6, 12, 67, 167ex et la nuit par les lignes N4 et N5[24]. L'arrêt Place Pasteur est aussi celui desservi par le Bus relais métro, la navette mise en place en cas d'arrêt prolongé de la ligne[25].
Projets
Archéologie
En juin 2009, les restes d'une porte des remparts de Rennes qui entouraient anciennement la ville sont découverts[28]. L'emplacement de la future station doit s'adapter à ces découvertes[4]. Un second diagnostic est effectué en 2011[29],[30].
Lors de nouvelles fouilles menées entre l'été 2014 et début 2015[31], d'importantes découvertes archéologiques permettent de mettre au jour de nombreux objets de différentes périodes et notamment de reconstituer le passé médiéval de Rennes[29].
Ainsi, des éléments, dans un état de conservation remarquable, d'une période allant du XIIIe au XVe siècle sont retrouvés tels les vestiges du pont donnant sur la porte Saint-Germain, la place actuelle étant alors occupée par un méandre de la Vilaine, les traces de l'activité de tanneurs et une nécropole estimée d'avant l'an mil[32],[33].
De façon plus inhabituelle, des objets provenant des maisons détruites dans la nuit du 8 au lors du bombardement qui détruira de nombreuses maisons du quartier, l'actuelle place était bien plus petite jusqu'à cette époque, sont découverts au mois de septembre[34].
Une bombe britannique de 250 kilos est découverte fin octobre 2014 et désamorcée fin novembre[33],[35]. Une autre bombe avait été découverte à proximité en avril 2013, et désamorcée quatre jours après[36].
