Sameer Zuberi

homme politique canadien From Wikipedia, the free encyclopedia

Sameer Zuberi, né en à Montréal, est un chercheur juridique, administrateur d'université et homme politique canadien.

Élection21 octobre 2019
CirconscriptionPierrefonds—Dollard
Législature43e, 44e et 45e
Faits en bref Fonctions, Député à la Chambre des communes ...
Sameer Zuberi
Fonctions
Député à la Chambre des communes
En fonction depuis le
(6 ans, 4 mois et 24 jours)
Élection 21 octobre 2019
Réélection 20 septembre 2021
28 avril 2025
Circonscription Pierrefonds—Dollard
Législature 43e, 44e et 45e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Frank Baylis
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Montréal (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Canada
Diplômé de Université Concordia
Université du Québec à Montréal
Profession Chercheur juridique
Administrateur d'université
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Il est élu pour représenter la circonscription fédérale de Pierrefonds-Dollard en tant que membre du Parti libéral du Canada à la Chambre des communes du Canada, lors des élections fédérales de 2019.

Biographie

Né à Montréal, Zuberi est l'aîné de six enfants qui grandissent à Laval, au Québec, dans une famille multiculturelle, avec une mère d'origine écossaise et italienne et un père qui a quitté le Pakistan pour s'installer au Canada dans les années 1970. Il suit ses études collégiales au Collège Marianopolis, avant de poursuivre sa formation universitaire à l'Université Concordia où il obtient, en 2004, une licence en mathématiques. En 2010, il s'inscrit à l'Université du Québec à Montréal au programme de baccalauréat en droit (LL.B.) qui lui permet d'obtenir son diplôme de droit en 2014. Cette année-là, Zuberi devient le premier récipiendaire de la bourse Juanita Westmoreland-Traoré, en reconnaissance de son engagement social[1],[2]. Baptisé en l'honneur de la Commissaire de la Commission canadienne des droits de la personne, première juge noire de l'histoire du Québec et première doyenne noire d'une école de droit au Canada, l'Honorable Juanita Westmoreland-Traoré, le prix est décerné à des étudiants en droit pour leur contribution exceptionnelle à la communauté en mettant en œuvre leur formation juridique pour promouvoir les droits de l'homme, la justice sociale et les droits à l’égalité[3].

Pendant son parcours à Concordia, Zuberi est élu deux fois vice-président de l'association étudiante de Concordia et est membre du Conseil de Concordia sur la vie étudiante (Concordia Council on Student Life), défendant les intérêts des étudiants, soutenant la diversité et encourageant un fort sentiment de communauté[4],[5]. Zuberi est également membre du conseil d'administration du Conseil interculturel de la Ville de Montréal[6], a siégé au conseil d'administration du West Island Assistance Fund [7] et est l'un des membres fondateurs de la section québécoise de l'Association canadienne des avocats musulmans, son vice-président en 2014 et membre du conseil d'administration national en 2015 [8]

Il est marié et père de deux jeunes filles[9].

Carrière politique

De 1997 à 2002, Zuberi sert au sein du Black Watch, une unité de réserve des Forces canadiennes, et aide ses compatriotes pendant la tempête de verglas de 1998[9]. Après avoir obtenu son diplôme de l'Université Concordia en 2004, il travaille un an comme enseignant d'anglais au Koweït. À son retour au Canada en 2006, il rejoint le bureau d'Ottawa du Conseil national des musulmans canadiens, organisation à but non lucratif et non partisane (anciennement connu sous le nom de Conseil canadien sur les relations américano-islamiques (CAN-CAIR)), la principale organisation de défense des intérêts des musulmans au Canada, en tant que coordinateur pour les relations avec les médias et les droits de l’homme[8]. Après avoir obtenu son diplôme de droit en 2014, Zuberi est nommé responsable de la diversité et de l'engagement à la faculté de médecine de l'Université McGill, où il est également élu au Sénat[10]. Pendant son temps à McGill, il travaille en faveur de la promotion de la diversité et de l'inclusion des étudiants noirs et autochtones ainsi que des étudiants issus de milieux socio-économiques défavorisés et de ceux des régions rurales du Québec[11],[12].

En , Zuberi fait sa première entrée en politique en tant que candidat au poste de conseiller municipal dans le district de Bois-de-Liesse de l'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, sous la bannière de Projet Montréal[13]. Il arrive en troisième position, avec 22,93 % des voix[14].

Lorsque Frank Baylis, député de Pierrefonds-Roxboro, annonce en , qu'il ne se présentera pas pour un deuxième mandat, Zuberi rejoint la course à l'investiture aux côtés de cinq autres candidats du Parti libéral du Canada dans l'une des plus importantes nominations du parti avec 9 000 votes enregistrés et une participation de 3 200 personnes[15]. En tant que candidat officiel du Parti libéral, il remporte une victoire substantielle sur le candidat du Parti Conservateur (21 510 voix) et est élu député de la 43e législature du Canada[16].

Pendant la campagne électorale, Zuberi fait l'objet d'une campagne de rhétorique lancée par le Parti conservateur, qualifiant d'antisémites certaines de ses activités passées en tant qu'étudiant et défenseur des droits de l'homme. Zuberi, lui-même né dans une famille multiraciale et multiconfessionnelle composée de juifs, de chrétiens et de musulmans, dément avec vigueur ces caractérisations à de nombreuses reprises et soutenu par le Parti libéral ainsi que par des dirigeants de la communauté juive de Montréal[17],[18].

Après l'élection, Zuberi est membre de plusieurs commissions parlementaires, dont la Commission de la justice et des droits de l'homme, la Commission d'examen de la réglementation et la Sous-commission des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international [19], dont il se retire après avoir voyagé aux États-Unis, quoique pour des raisons familiales jugées essentiels par lui[20], pendant les restrictions de voyage entre les États-Unis et le Canada en raison de la pandémie de Covid-19, exhortant les Canadiens à éviter les voyages non essentiels.

En partenariat avec la Chambre de commerce de l'Ouest de l'Île de Montréal, le bureau de Zuberi crée en 2020, un programme de soutien aux petites entreprises dans le but d'aider plus de 1 800 entreprises locales à Pierrefonds-Dollard[21].

Depuis , il est officiellement membre du Comité permanent des anciens combattants, dont le mandat est la gestion et le fonctionnement du ministère des Anciens Combattants et toute autre question qui lui est soumise par la Chambre des communes[22]. Il est l'actuel président de la Sous-commission des droits internationaux de la personne du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international, et vice-président de la Commission d'examen de la réglementation.

En tant que député, Zuberi présente une motion de consentement unanime sur la reconnaissance du génocide des Roms[23]. Il est co-président du bipartisan Canadian-Uyghur Parliamentary Friendship Group[24] et l'une des voix principales au Canada et au sein du Parti libéral du Canada concernant les violations des droits de l'homme commises à l'encontre de la communauté ouïghoure en Chine, ce qui a conduit à l'adoption d'une motion qualifiant les actions de la Chine de génocide, sans aucune opposition à cette motion[25],[26].

Le , durant la 44e législature du Canada, Zuberi présente la motion M-62, afin de « tirer parti de façon urgente du programme de réinstallation des réfugiés et des personnes protégées à titre humanitaire d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada afin d'accélérer l'entrée au pays de 10 000 Ouïghours et autres musulmans turciques ayant besoin de protection pour une période de deux ans à compter de 2024»[27]. Le premier débat de cette motion a été tenu le 22 octobre 2022.

Le , Zuberi appuie le projet de loi S-223 : Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (trafic d'organes humains)[28].

Controverses

Tentatives d'éviction

Le , le journal de Montréal publie un article concernant une mère monoparentale qui loue un logement à Montréal qui appartenait à Zuberi en 2022. Il aurait essayé d'augmenter le loyer au delà de la limite fixée par la province et la locataire a contesté cette augmentation via le tribunal administratif du logement (TAL). L'augmentation aurait été refusée ou abandonnée, donc Zuberi aurait alors envoyé un avis de reprise de logement avec motif légal de loger un de ses parents. Cet évincement a été contesté devant le TAL et éventuellement Zuberi a annulé la procédure.

En 2024, Zuberi aurait alors transféré la propriété à sa femme, qui aurait alors envoyé un nouvel avis de reprise de logement à la locataire sous prétexte de loger sa mère dans l'appartement, malgré le fait que deux autres logements étaient disponibles à l'étage supérieur, leurs locataires ayant quitté de leur propre gré.

Zuberi a commenté en indiquant qu'il promettait de lutter contre la crise du logement mais rejette toute responsabilité. Il dit ne pas communiquer directement avec les locataires puisque sa femme est désormais la propriétaire. Par ailleurs, cette dernière communique avec la locataire en question uniquement en anglais[29].

Lors d'un échange pendant la chambre des communes, il a été interpellé par le député conservateur Pierre Paul-Hus sur ce sujet, le questionnant sur son manque d'empathie et de morale, mais Zuberi n'a pas donné de réponse[30].

Voyage pendant la pandémie de Covid-19

Le , Sameer Zuberi se rend au Delaware pour visiter le grand-père malade de sa femme pendant la pandémie de Covid-19, malgré les instructions faites au public de ne pas voyager inutilement et d'éviter les rassemblements avec les autres. Il n'avait pas avisé le responsable de son parti de ce voyage. Peu de temps après son retour, il a été critiqué et il a décidé de démissionner de trois comités dans lesquels il siégeait[31].

Résultats électoraux

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Notes et références

Voir aussi

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