Saverne

commune française du département du Bas-Rhin From Wikipedia, the free encyclopedia

Saverne ([savɛʁŋ] Écouter, Zàwere en alsacien [tsɑːvəʁə]) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saverne
Saverne
Le château des Rohan, façade donnant sur la ville.
Blason de Saverne
Blason
Image illustrative de l’article Saverne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin (sous-préfecture)
Arrondissement Saverne
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saverne
(siège)
Maire
Mandat
Stéphane Leyenberger (LR)
2020-2026
Code postal 67700
Code commune 67437
Démographie
Gentilé Savernois
Population
municipale
11 460 hab. (2023 en évolution de +1,97 % par rapport à 2017)
Densité 441 hab./km2
Population
unité urbaine
18 794 hab. (2023 en augmentation)
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ nord, 7° 21′ 46″ est
Altitude 320 m
Min. 177 m
Max. 463 m
Superficie 26,01 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Saverne
(ville-centre)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saverne
(bureau centralisateur)
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Saverne
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Saverne
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Saverne
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Saverne
Liens
Site web www.saverne.fr
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Ses habitants sont appelés les Savernois.

Géographie

Situation

Saverne est située au nord-ouest du département du Bas-Rhin, à la limite du département de la Moselle (commune de Danne-et-Quatre-Vents) et de l'ancienne région Lorraine.

Saverne se trouve à 33 km au nord-ouest de Strasbourg, 87 km au nord-est de Nancy, 96 km au sud-est de Metz et 368 km à l'est de Paris (distance orthodromique)[1].

Représentations cartographiques de la commune
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Danne-et-Quatre-Vents, Eckartswiller, Furchhausen, Gottenhouse, Haegen, Monswiller, Ottersthal, Otterswiller, Schwenheim et Waldolwisheim.

Rose des vents Ottersthal Ottersthal / Monswiller Monswiller Rose des vents
Phalsbourg / Danne-et-Quatre-Vents N Monswiller / Waldolwisheim
O    Saverne    E
S
Haegen / Gottenhouse Otterswiller Schwenheim / Furchhausen

Géologie et relief

Commune membre du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Espaces naturels[2] :

* Quatre espaces protégés hors Natura 2000 :

Partie Du Col De Saverne Située Sur Le Territoire De La Commune De Saverne, Au Sud De La Rn4[3],
Anciennes Carrières De Stambach[4],
Moselle sud. Réserve de Biosphère, zone tampon[5],
Moselle sud. Réserve de Biosphère, zone de transition[6].
Rieds du Kohbach et du Speckbach à Schwenheim et Marmoutier[7],
Paysage de collines avec vergers du Pays de Hanau[8],
Vallée de la basse Zorn et de ses affluents[9],
Collines du Piémont vosgien avec grands ensembles de vergers, de Saverne à Mutzig[10],
Collines calcaires du Ramelsberg et du Koppenberg à Romanswiller, Singrist et Marmoutier, et du Lerchenberg à Otterswiller[11],
Plateaux et rochers des Vosges gréseuses de Saverne à Rheinardtsmunster[12].
  • Inventaire national du patrimoine géologique :
Le rocher du Haut-Barr à Saverne ( Grès vosgien et Poudingue de Sainte-Odile)[13].
Petite Pierre (la)[14],
Collège Poincaré[15],
Fossé des Pandours[16].

Géologie et sismicité

Le col de Saverne sépare les basses Vosges gréseuses ou Vosges du Nord et les hautes Vosges gréseuses ou Hautes Vosges.

La commune est située dans une zone de sismicité modérée[17].

Relief et hydrographie

La ville occupe une position stratégique sur le col de Saverne (413 m d'altitude), un des passages naturels entre le plateau lorrain (Nancy, 270 m ; Phalsbourg, 200 à 380 m) et la plaine d'Alsace (Strasbourg, 140 m d'altitude) à travers l'extrémité nord du Massif des Vosges.

Le canal de la Marne-au-Rhin à Saverne.
La rivière Zorn près de la gare.

La commune est arrosée par la Zorn[18], affluent de la Moder, elle-même affluent du Rhin. La Zorn a comme affluents locaux (en rive gauche) : le ruisseau de la Fontaine Mélanie et le Schlettenbach (en partie souterrain).

Mais le principal cours d'eau est le canal de la Marne au Rhin, qui relie Vitry-le-François à Strasbourg ; il entre dans la ville par une double écluse (anciennement, les deux écluses n° 30 et 31), avec une différence de niveau entre l'amont et l'aval de 5,10 m.

Un port de plaisance situé au centre de l'agglomération accueille une base de location de bateaux.

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le canal de la Marne au Rhin, la Zorn, la Mossel, le ruisseau le Michelbach, le ruisseau de la Fontaine Melanie, le ruisseau le Stutzbach, le ruisseau le Weinerbaechel et la Zornhof Dérivation[19],[Carte 1].

Le canal de la Marne au Rhin, d'une longueur totale de 314 km, et 178 écluses à l'origine, relie la MarneVitry-le-François) au RhinStrasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie[20].

La Zorn, d'une longueur totale de 96,7 km, prend sa source dans la commune de Walscheid et se jette dans le canal de la Marne au Rhin à Rohrwiller, après avoir traversé 34 communes[21]. Les caractéristiques hydrologiques de la Zorn sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 2,1 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 42,2 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 45,6 m3/s, atteint le même jour[22].

La Mossel, d'une longueur totale de 21,2 km, prend sa source dans la commune de Dabo et se jette dans la Zorn à Dettwiller, après avoir traversé douze communes[23].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Ramsthal (0,8 ha)[Carte 1],[24].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saverne[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[25]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[26]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[27] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[28]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[29],[30].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 803 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 10,2 jours en juillet[25]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wangenbourg-Engenthal à 13 km à vol d'oiseau[31], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 131,8 mm[32],[33]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Saverne est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[34]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saverne[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[35],[36]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[36]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[37],[38].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,5 %), zones urbanisées (15,8 %), terres arables (6,7 %), prairies (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,4 %), cultures permanentes (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[39]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Transports urbains

La commune propose deux moyens de transports urbains : des voitures en libre service (Citiz) et un service de transport à la demande baptisé « La Comète »[40].

Depuis 2021, la ville a mis en place une ligne de bus électrique et gratuite nommée e-lico. Chaque navette est géo-localisable via une application[41].

Routes

La commune se trouve sur le tracé de l'ancienne RN 4 (Paris-Strasbourg via Vitry-le-François, Saint-Dizier et Nancy) et de l'autoroute A4 (Paris-Strasbourg via Reims et Metz).

À l'échelle locale, Saverne est reliée à Lutzelbourg par la D 132 et à Brumath par la D 421.

Voies ferrées

La gare.

Saverne est traversée par la ligne Paris – Strasbourg, à la sortie de la vallée de la Zorn. La gare de Saverne, construite dans les années 1850, est aujourd'hui une importante gare TER pour les mouvements pendulaires entre Strasbourg et Nancy. Elle bénéficie également d'une liaison vers Paris en TGV. Le TGV a ramené le meilleur temps de parcours vers la capitale à 2 h 40 min.

Dans le cadre des travaux du second tronçon de la LGV Est européenne (mis en service le , un tunnelier de 2 200 tonnes a creusé, d' à 2013, le tunnel de Saverne (km de long, nécessitant environ 7 mois de creusement par tube, à raison d'une avancée moyenne de 22,50 m par jour, réalisée sans interruption nocturne en travail posté)[42], tout en supprimant les effets de fragmentation écologique induit par les lignes à grande vitesse non enterrées[42]. Ce tunnel traverse un sous-sol marno-calcaire (à l'est) ou gréseux, faillé dans une zone centrale d'environ 500 m[42]. Il a nécessité : 307 000 m3 d'excavations par tube, 31 000 voussoirs, 60 000 m3 de béton de structure et de remplissage, 614 000 m3 de marinage dont 320 000 m3 réutilisés sur place, et 8 200 tonnes d'acier[42].

Pistes cyclables et sentiers

Saverne est une étape sur le parcours cyclable longue distance EuroVelo 5 (via Romea Francigena). Ce parcours emprunte le chemin de halage aménagé du canal. Il est revêtu sur toute sa longueur entre la sortie du tunnel d'Arzviller et Strasbourg, où il rejoint l'EV15 (Véloroute Rhin) qui relie Rotterdam à Andermatt en Suisse.

L'ancienne voie ferrée entre Saverne et Molsheim a été reconvertie en piste cyclable.

Le sentier de grande randonnée 53 (Wissembourg-Donon à travers les Vosges du Nord) passe par Saverne.

Toponymie

  • Anciens noms : Tabernis au IIIe siècle[43], Tres Tabernae au IVe siècle, Ziaberna à la fin du Ve siècle puis sous la forme allemande Zabarnam en 841.
  • En allemand : Zabern[44]. Dans la première moitié du XIXe siècle, Saverne était également connue au niveau postal sous les alias allemands de Elsas-Zabren et Zavren[45].

Histoire

Les voies de passage du col de Saverne.

Saverne conserve les traces d'un passé qui remonte à l'Antiquité : vestiges du mur d'enceinte romain, mur médiéval, église romane, cloître, maisons anciennes remarquables.

Antiquité

Dans la Gaule pré-romaine, le site de Saverne relevait de la cité des Médiomatriques qui, au IIe siècle av. J.-C., avaient installé un oppidum près du col : l'oppidum du Fossé des Pandours, situé sur un éperon rocheux aujourd'hui réparti entre les communes de Saverne et d'Ottersthal. Aucune trace d'occupation gauloise antérieure n'a été retrouvée.

Dans l'Empire romain, une agglomération gauloise nommée « Tres Tabernae »[46], apparaît dès le Ier siècle de notre ère à côté d'un camp romain.

Au IIIe siècle, la ville de Tres Tabernae, située sur les hauteurs, est fortifiée, comme nombre d'autres villes de l'Empire à cette époque.

Moyen Âge

À partir de 1236, Saverne fait partie des possessions des princes-évêques de Strasbourg, qui la conserveront jusqu'à la Révolution.

En 1394, Saverne devient même résidence épiscopale ce qui favorise son développement : l'habitat urbain s'étend hors de l'enceinte romaine. Une ville basse s'établit au-delà de la porte « Mitteltor » et est précédée de l'autre côté de la Zorn par une agglomération appelée « Kleinstadt ». Moulins et tanneries se développent le long de la Zorn.

Un document atteste la présence de Juifs à Saverne en 1338. L'évêque Robert de Bavière les expulse en 1440 et la ville leur sera interdite pendant près de deux siècles[47].

Temps modernes

Massacre des paysans devant Saverne en 1525
(E. Beyer et E. Gluck, 1862).

Pendant la guerre des paysans en 1525, Saverne est prise par l'armée du duc de Lorraine ; la population est massacrée ainsi que les membres des bandes paysannes qui s'y étaient réfugiés (environ 15 000 morts)[48].

En 1613, l'évêque Léopold d'Autriche consent aux Juifs le droit de commercer, sans toutefois les autoriser à ouvrir boutique. En 1616, il impose aussi un péage réservé aux Juifs (Judenzoll) pour entrer dans la ville[47]. En 1632, la communauté juive obtient l'autorisation d'inhumer ses morts sur une pâture communale située sur le Judenberg, ouvert à tout vent et n'a l'autorisation de l'enclore qu'en 1754[49].

Saverne en 1663
(Matthäus Merian).

En 1634, le Grand Chapitre de Saverne accorde sa protection à deux Juifs. L'évêque Franz Egon de Furstenberg les contraint à habiter dans des maisons d'une cour de la basse-ville, sur la rive droite de la Zorn. L'endroit sera appelé « Judenhof » : la Cour des Juifs. En 1689, le recensement ordonné par l'intendant Jacques de la Grange, donne que six familles juives habitent à Saverne sur les 525 réparties dans la province d'Alsace[50].

La ville est lentement reconstruite après les sièges et les incendies dus à la guerre de Trente Ans. À partir du milieu du XVIIe siècle, un règlement établit que toutes les constructions doivent être de même hauteur et correctement alignées.

Comme le reste de la province d'Alsace, Saverne entre dans le royaume de France.

Au début du XVIIIe siècle, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan facilite la construction du quartier entre la Porte Haute et la rue des Bains.

En 1744, pendant la guerre de Succession d'Autriche, Saverne subit un moment d'occupation par les pandoures du baron de Trenck.

En 1779, grâce à la générosité de Salomon Lippmann et Simon Cerf, les Juifs de Saverne disposent d'une première synagogue (pour 36 hommes) située dans la Judenhof. Elle est dirigée par le « substitut-rabbin » Samuel Kahn. À cette époque, la communauté juive de Saverne compte 103 personnes. La plupart sont « peimesshaendler », maquignons, marchands de bestiaux[51].

La fontaine de la licorne.

La cité connaît un grand essor démographique au XVIIIe siècle. Malgré l'antisémitisme[52], la communauté juive s'élève à 252 personnes, environ 5 % de la population, au recensement de 1806[52].

La Révolution et l'Empire

En 1794, la municipalité jacobine de Saverne ordonne la destruction de toutes les pierres tombales juives dans la ville, les déclarant « manifestations de fanatisme »[50].

Le , par la voix de Joseph Rose, juge de paix du canton de Saverne, Napoléon statue dans l'affaire opposant Louis Wollbrete, premier adjoint au maire de la ville, contre le négociant Lazare Simon, pour avoir proferé des injures contre le Maire, Claude Pierre Monet[53], et condamne le défendeur à un emprisonnement de deux jours et aux dépens à 25,71 francs. Néanmoins, le juge fait remarquer que depuis le début de l'administration dudit maire, les cotes d'imposition des juifs « ont été singulièrement augmentées tant pour leurs impositions personnelles et mobilières que patentes », outre les taxes sur les baux communaux que la communauté juive est seule à payer à Saverne depuis 15 ans ; que les citoyennes et citoyens juifs sont « de jour comme de nuit » perpétuellement vexés, insultés, agressées dans les rues (à coups de pierre, de boue, boules de neige, forçage de porte, vol ou dégradation d'objets ou nourriture...) « partout où ils passent », sans que le maire qui leur promet à chaque fois de faire justice à leurs plaintes, ne tienne parole, et qu'il ne se prive pas de dire qu'il veut se débarrasser de tous les juifs de sa ville ; que ce même maire « a attenté à la Liberté des Consciences et des Cultes » en ordonnant l'inhumation dans le cimetière juif de Russes décédés d'épidémie lors de leur passage comme prisonniers de guerre dans cette ville. Le juge en déduit que le maire Monet[53] « est un nonchalant pour remplir ses devoirs que lui imposent ses fonctions et un opiniatre ennemi des individus juifs qui sont sous son administration » mais qu'il faut toutefois se prémunir contre « l'insubordination judaïque », d'où la condamnation du défendeur[52].

Vœux de mariage protestant à Saverne, 1820[54].

Le grand XIXe siècle (1815-1918)

Saverne française (jusqu'en 1871)

Un discours prononcé par le député Adolphe Crémieux à Saverne en 1844 conduit à l'abolition du serment More judaico, nécessaire jusque-là par les tribunaux d'Alsace[50]. En 1848, de violentes émeutes anti-juives ont lieu à Saverne, qui pillent et saccagent leurs biens.

Saverne voit l’arrivée du chemin de fer le avec l’ouverture de la section de Sarrebourg à Strasbourg de la ligne Paris - Strasbourg.

Au chemin de fer, s'ajoute la construction du canal menant de la Marne au Rhin en 1853 qui permettent un développement accru du commerce et de l’industrie[55].

Vers 1860, l'activité industrielle contribue à la fondation d'une importante communauté protestante.

De grands personnages ont séjourné à Saverne, comme Johann Wolfgang von Goethe et Victor Hugo.

Saverne allemande (1871-1918)

De 1871 à 1918, la ville est rattachée à l'Empire allemand, comme toute l'Alsace-Lorraine. Elle fait partie du district de Basse-Alsace. Son nom allemand officiel est « Zabern ».

En 1872, c'est à Saverne qu'est fondé le Club vosgien.

Fin 1913, Saverne est le théâtre d'événements au retentissement international, connus sous le nom d'incident de Saverne.

La commune redevient française à la fin de la Première Guerre mondiale.

Le XXe siècle

Quartier des Gravières, Saverne-Est.

En 1922, le 10e bataillon de chasseurs à pied, le « bataillon du drapeau » prend garnison à Saverne.

La ville fait partie des territoires annexés par l'Allemagne en 1940 ; les Malgré-nous sont enrôlés dans la Wehrmacht, les récalcitrants sont assassinés ou déportés[55].

Saverne est libérée le par la 2e division blindée du général Leclerc, préalable à la libération de la plaine d'Alsace et Strasbourg.

En 1964, la ville participe à la réconciliation et à l'amitié franco-allemande en inaugurant son jumelage avec la ville allemande de Donaueschingen[55].

La période permet également la construction de nouveaux logements, notamment le quartier des Gravières à l'est de la ville. Depuis 2015, il est intégré au sein d'un quartier prioritaire qui s'étend jusqu'à la rue Ruth, avec presque 1 600 habitants[56],[57].

Politique et administration

La sous-préfecture.
L'hôtel de ville.

Découpage territorial

La commune de Saverne est membre de la communauté de communes du Pays de Saverne[58], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saverne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[59].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saverne, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[58].

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Saverne pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[60].

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Henri Wolff[61]
(1872-1957)
  Rentier, maire honoraire
Gaston Heitz[62]
(1892-1958)
  Maître boucher
Adjoint au maire (1935 → ?)
Charles Biedermann[63]
(1904-1972)
RPF[64] Ingénieur électricien, ancien résistant
Adjoint au maire (1945 → 1947)
Joseph Wolff MRP
puis CD
Médecin
Conseiller général de Saverne (1945 → 1973)
Adrien Zeller UDF-CDS
IA
Fonctionnaire européen
Député européen (1989 → 1992)
Député du Bas-Rhin (7e circ.) (1973 → 1986 puis 1988 → 1998)
Conseiller régional d'Alsace (1974 → 2009)
Président du conseil régional d'Alsace (1996 → 2009)
Conseiller général de Saverne (1973 → 1988)
Secrétaire d'État chargé de la Sécurité sociale (1986 → 1988)
Thierry Carbiener UDF puis
MoDem
Géomètre-expert
Conseiller général de Saverne (2008 → 2015)
[65]
(démission)
Émile Blessig[66] UMP Avocat
Député du Bas-Rhin (7e circ.) (1998 → 2012)
Conseiller général de Saverne (1988 → 2008)
[67] en cours
(au 31 mai 2020)
Stéphane Leyenberger[68]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UMP-LR Juriste au Conseil de l'Europe
1er vice-président de la CC du Pays de Saverne (2017 → )[69]
Fermer

Autres élections

Davantage d’informations Scrutin, Candidat ...
Scrutin Candidat Suffrages Pourcentage inscrits Pourcentage exprimés Blancs et nuls[70] Abstentions[71] Inscrits
Élection présidentielle de 2022[72] Emmanuel Macron 3 272 41,72 % 64,72 % 7,56 % 30,27 % 7 843
Marine Le Pen 1 784 22,75 % 35,28 %
Législatives 2024[73] Patrick Hetzel 3 420 42,61 % 69,41 % 3,55 % 36,36 % 8 026
Denis Kieffer 1 507 18,78 % 30,59 %
Élections européennes de 2024[74],[75] La France revient 962 11,89 % 24,50 % 2,17 % 50,39 % 8 091
Besoin d’Europe 714 8,82 % 18,18 %
Réveiller l’Europe 617 7,63 % 15,71 %
Élections régionales de 2021[76] Jean Rottner 988 12,80 % 42,46 % 2,35 % 69,13 % 7 720
Eliane Romani 474 6,14 % 20,37 %
Brigitte Klinkert 448 5,80 % 19,25 %
Laurent Jacobelli 417 5,40 % 17,92 %
Fermer

Finances communales

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[77] :

  • total des produits de fonctionnement : 16 877 000 , soit 1 447  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 15 621 000 , soit 1 340  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 8 126 000 , soit 697  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 7 855 000 , soit 674  par habitant ;
  • endettement : 11 561 000 , soit 301  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 14,82 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 32,75 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 49,39 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0;00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 330 [78].

Jumelages

Équipements et services publics

Enseignement

La commune[79] dispose de plusieurs écoles maternelles, écoles primaires[80],[81], collèges et lycées[82].

Santé

Professionnels et établissements de santé[83] :

  • Médecins à Saverne, Otterswiller, Monswiller , Steinbourg, Marmoutier.
  • Pharmacies à Saverne, Monswiller , Steinbourg, Marmoutier, Dettwiller, Phalsbourg.
  • Hôpitaux :
La ville dispose du centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne, ayant une capacité d'accueil de 415 lits,
et de deux autres établissements hospitaliers.

Justice, sécurité, secours et défense

Justice

Le tribunal judiciaire de Saverne.

La compétence territoriale du tribunal judiciaire de Saverne, juridiction de première instance dépendant de la cour d'appel de Colmar, couvre environ toute la moitié ouest du département.

Sécurité

Saverne dispose d'une brigade de gendarmerie, d'une police municipale ainsi que d'une brigade de surveillance intérieure des douanes depuis 1993.

Population et société

La ville de Saverne a connu une croissance modérée du nombre de ses habitants depuis la Seconde Guerre mondiale. La hausse du prix des logements conduit aujourd'hui à construire un habitat plus dense, d'immeubles de taille moyenne sur les terrains encore vacants.

L'aire urbaine de Saverne est constituée de sept communes et comptait 16 366 habitants en 1999.

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[84],[Note 7].

En 2023, la commune comptait 11 460 habitants[Note 8], en évolution de +1,97 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 8493 9804 1634 5955 1065 3525 2265 7386 407
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
5 3485 3315 4895 9006 2016 6056 9367 3418 322
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 4988 9379 1537 3167 9168 4369 1418 8698 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 0569 68210 17010 32710 27811 20111 90711 68511 151
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
11 39011 460-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[85] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

Un cyclo-cross se déroule sur le chemin de halage aménagé du canal ; il a été le support de deux manches du Challenge la France cycliste de cyclo-cross en 2010 et 2012.

Saverne dispose d'un centre nautique, « l'Océanide »[87].

Pauline Stey porte la flamme olympique dans les rues de Saverne.

Le , Saverne accueille le relais de la flamme olympique des Jeux Olympiques d'été de Paris 2024[88]. L'athlète spécialiste de marche rapide Pauline Stey participe au relais en tant que porteuse de la flamme, avant-dernière dans l'ordre de passage[89].

Cultes

Cultes présents sur la commune[90] :

  • communauté catholique, Communauté de paroisses du Pays du Haut-Barr, Diocèse de Strasbourg ;
  • communauté protestante ;
  • communauté juive ;
  • communauté musulmane ;
  • communauté bouddhiste.

Économie

Entreprises et commerces

Commerces et services

La brasserie Licorne.
  • Brasserie Licorne
  • Eurofins Analyses pour l'Environnement, Eurofins Hygiène du Bâtiment et Eurofins Environnement Logistique, laboratoire d'analyses sur sols, air, eaux, sédiments, boues et mâchefers. Installée à Saverne depuis 2005, l'entreprise emploie 310 salariés en 2016[91]
  • Haemmerlin, fabrication de brouettes
  • Hager, entreprise de fabrication de matériel électrique
  • Kuhn, entreprise de matériel agricole

Industries disparues

  • Adidas, le siège social français s'installe à Dettwiller en 1959 puis à Landersheim en 1973. En , il quitte la région de Saverne pour le nouveau quartier d'affaires du Wacken à Strasbourg[92]. Une usine de chaussures de la marque était également implantée à Dettwiller jusqu'en 1992. Un magasin d'usine reste ouvert à Landersheim ;
  • SAIT Mining, fabricant de matériel électrique pour les mines. Implantée à Saverne depuis 1925, la société employait 400 personnes dans les années 1970. La production est arrêtée le [93].
  • Verrerie Avril, usine spécialisée dans le verre optique installée à Saverne à partir de 1884 et appartenant à la dynastie de verriers Avril. L’entreprise a disparu en 1970 et les bâtiments ont été rasés en 2001 lors de l’agrandissement des locaux de l’entreprise Kuhn[94].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine religieux et funéraire

Le plus ancien édifice religieux subsistant de la commune est l’église Notre-Dame-de-la-Nativité, dont les parties les plus anciennes remontent probablement au milieu du XIIe siècle. L’édifice a été fortement modifié entre 1380 et 1420 puis entre 1480 et 1501, avec notamment la construction d’un chœur gothique et d’un collatéral ainsi qu’avec le voûtement de la nef et le réhaussement de la tour. L’église comporte de nombreux éléments de mobilier classés monuments historiques, dont une chaire réalisée par Hans Hammer, un saint sépulcre monumental, des fonts baptismaux de Hans Faber ou encore des statues taillées par Nicolas de Haguenau[95]. Le couvent des Récollets, construit en 1303, est utilisé comme école depuis 1811[96]. La ville comptait au Moyen Âge une troisième église, la Bergkirche, construite en périphérie au Xe siècle. Abondonnée en 1714, elle est rasée en 1747 et ses pierres réutilisées pour construire le nouvel hôpital[97].

Les anciens cimetières étaient établis autour des églises. Le vestige le plus remarquable en est la chapelle-ossuaire Saint-Michel, située à côté de l’église Notre-Dame-de-la-Nativité. Ces cimetières ont disparu après la création du nouveau cimetière en 1789[98],[99]. La ville comportait également un cimetière juif, créé en 1632, qui est désormais abandonné et recouvert par la forêt[100].

Patrimoine militaire

Vestiges des fortifications de Saverne.

Fortifiée dès l’Antiquité tardive, Saverne conserve quelques éléments de son enceinte romaine, généralement visibles dans les parties basses de l’enceinte médiévale qui lui a succédé. Celle-ci est adaptée à l’artillerie à partir du XVIe siècle avec la construction de bastions et d’une citadelle. Les fortifications ont progressivement été abandonnées et détruites à partir du XVIIIe siècle et il n’en subsiste que des vestiges[101]. La ville comporte également à la fin du Moyen-Âge deux châteaux, l’Unterhof et l’Oberhof, servant de résidences fortifiées aux évêques et à leur administration. Il n’en reste que quelques vestiges, le premier ayant été remplacé par le château des Rohan et le second par la sous-préfecture[102],[103].

Du fait de sa situation géographique proche d’un important point de franchissement des Vosges, plusieurs sites fortifiés se trouvent dans les montagnes faisant partie du territoire de la commune. L’oppidum du Fossé des Pandours, construit à l’époque de La Tène par les Médiomatriques, et l’un des plus grands oppidum d’Alsace et a été réutilisé ponctuellement comme fortification jusqu’au XVIIIe siècle[104]. Les châteaux du Haut-Barr et du Greifenstein sont construits au XIIe siècle[105],[106].

Patrimoine civil

  • Grange aux dîmes, construite en 1609 par le prieur du chapitre Notre-Dame comme grange dîmière qui servira jusqu'à la Révolution ; agrandissement vers l'arrière en 1720 : le mur pignon postérieur porte l'inscription attestant le droit de surbâtir ; vendue comme bien national en 1791, elle appartient ensuite à des brasseurs qui l'utilisent comme séchoir à malt ;
  • Ancien hôtel de ville, un premier hôtel de ville avait été édifié près de l'église ; en 1467 construction d'un nouvel hôtel de ville en style gothique, près de la porte de la ville moyenne ; endommagé en 1636 pendant la guerre de Trente Ans ; en 1755 suppression du 2e étage trop vétuste ; projet de reconstruction en 1772 par Le Roy, en 1773 par Salins de Montfort, dernier projet au XIXe siècle, aucun ne fut réalisé ; destruction en 1803 ;
  • Relais de poste, après le raccordement du faubourg à la route du col en 1737, le maître de la poste aux chevaux construisit un relais pouvant abriter une trentaine de chevaux qui périclita après la mise en service du chemin de fer ; vendu aux enchères l'édifice est acheté en 1858 par la ville de Saverne qui l'aménagea en gendarmerie d'après un projet de l'architecte Louis Furst de 1859 ; les bâtiments furent vendus en 1899 à la congrégation des pères du Saint-Esprit qui en firent une école ; de l'ancien relais ne subsiste que le corps de logis ;
  • Puits, dont l'origine aurait remonté aux Romains, remis en état par la commune en 1543 dans le style de la Renaissance ; peut être mis en rapport avec celui commandé à Denis Roritzer pour la place devant l'hôtel de ville ;
  • Moulin municipal[108], construction d'un nouveau moulin municipal intra muros en prévision d'un siège des Armagnacs ; après avoir détruit l'ancien moulin épiscopal on commença en 1444 la construction qui fut achevée en 1445, date sur une porte ; il fit l'objet d'adjonctions successives au cours des siècles et des vestiges étaient englobés dans des bâtiments modernes ; jusqu'à la Révolution, les boulangers de Saverne avaient l'obligation d'utiliser le moulin municipal ; canal d'alimentation comblé en 1966 ; destruction après inventaire en 1969 ; vestiges conservés au musée de Saverne ; marque de tâcheron, inscription ;
  • Moulin à Kreuzfeld, fondé par l'évêque de Strasbourg vers 1700 ; le bâtiment principal date du XVIIIe siècle ; a servi comme restaurant ; le bâtiment d'exploitation est de 1829 ;
  • Hospice Sainte-Catherine, hôpital d'hospitaliers, premier hospice construit extra muros dans la ville basse, XIIe ou XIIIe siècle par les frères hospitaliers ; 1511 : construction nouvelle hospice pour miséreux ; 1573 : importants remaniements à la chapelle ; début XVIIe siècle l'hospice à trois corps de bâtiments ; 1636 : destruction lors de l'incendie de la ville basse ; 1653 : reconstruction bâtiment supérieur, 1659 : bâtiment inférieur, 1662 : chapelle Sainte-Catherine ; 1747 : destruction et reconstruction immédiate sur plans de Joseph Massol avec remplois provenant de la Bergkirche et des bastions ; pendant la Révolution la chapelle désaffectée sert de magasin puis de logement jusqu'en 1835 ; en 1885 et 1886 construction nouvelle aile et installation nouvelle chapelle dans bâtiment préexistant actuellement à l'abandon ; ancienne chapelle détruite vers 1968, destruction de l'hôpital en 1968 après inventaire ; parties déplacées au musée de Saverne escalier et quatre statues de l'ancienne chapelle.

Espaces verts

Fontaines et puits

  • Fontaine de la Licorne[109].
  • Fontaine de la Nativité[114].
  • Fontaine Mélanie[115],[116].
  • Fontaine dite Fontaine de la Poste[117].
  • Fontaine 6 rue des Murs[118].
  • Fontaine érigée en 1811 sur ordre du préfet Lezay-[119].
  • Fontaine place de l'église[120].
  • Puits dont l'origine aurait remonté aux Romains[121].
  • Puits dans la ferme dite métairie du Niederbarr[122].

Personnalités liées à la commune

Maison natale de Paul Acker.
Louise Weiss et les suffragettes, 1935.
  • Charles Aubry (1803-1883), juriste français, né à Saverne.
  • Camille Dahlet (1883-1963), homme politique.
  • Louise Weiss (1893-1983) journaliste, femme de lettres, féministe et femme politique, elle a fait don à la ville de Saverne de ses collections historiques et ethnographiques, réunies au musée de la ville.
  • Robert Heitz (1895-1984), homme politique, écrivain, critique d’art, artiste peintre et résistant.
  • Henri Meck (1897-1966), homme politique.
  • Théo Gerhards (1900-1943), résistant.
  • Georges Reeb (1920-1993), mathématicien.
  • Adrien Zeller (1940-2009), homme politique, maire de Saverne, député, secrétaire d'État, président du conseil régional d'Alsace.
  • Gérard Oberlé (1945), écrivain.
  • Francis Jacob (1972), organiste et claveciniste.
  • Zevs (1977), artiste urbain contemporain.
  • Régis Gurtner (1986), footballeur de l'Amiens SC surnommé « Le mur de Picardie »[125].
  • Cindy Brand (1994-), chanteuse française germanophone.
  • Pavel Canda, artiste-peintre juif d'origine tchèque. Sa tombe se trouve dans l'antique cimetière juif de Saverne situé en pleine forêt au cœur de la nature qui lui était chère et porte l'épitaphe toute simple « Pavel Canda - Artiste Peintre Tchèque ».
  • Daniel Viéné (1955-2013), artiste peintre, décédé à Saverne.
  • Pauline Stey (2001-), athlète spécialiste de la marche athlétique.
  • Charlotte Lutz (2005-), pongiste française.

Héraldique

Armoiries de Saverne par l'entreprise Kuhn.
Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Saverne Blason
D'or à la bande de sable chargée d'une licorne bondissante du champ, accornée et onglée d'argent.
Détails
La licorne des armes a été empruntée à un sceau de la ville datant du XIVe siècle[126]. Elle est représentée aujourd'hui en statue sur la place de la ville.
Le 17 août 1978, le blason de la ville de Saverne a été apposé sur la locomotive BB 15064.
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Voir aussi

Bibliographie

  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Saverne, pp. 393 à 404
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Saverne, pp. 1121-1122
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Saverne, Editions Publitotal, , 389 p.
    Carte n°5 Alsace-Lorraine
  • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, Ittlenheim, alsatia, Conception et réalisation Lettrimage, , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
    Saverne, pp. 283-284, Dessins de relevés et d'illustration sont de Walter Herrmann, André Lerch, Christian Rémy. Images de synthèse de Fabien Postif et Photos de Dominique Martinez
  • Michel Hérold et Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Corpus vitrearum, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Paris, CNRS Editions Inventaire général, , 328 p. (ISBN 2-271-05154-1)
    Recensement des vitraux anciens de la France, Volume V, Saverne, pages 188 à 191, et Vitraux déplacés p.261

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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