Temple protestant de Bourg-en-Bresse
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Le temple protestant de Bourg-en-Bresse est un édifice religieux situé 11 rue Lalande à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.

En 1895 est percée l'avenue d'Alsace-Lorraine, qui relie le centre-ville de Bourg-en-Bresse à la gare de Bourg-en-Bresse. Sur cet axe prestigieux, Tony Ferret, architecte du département de l'Ain depuis 1884 et du diocèse de Belley depuis 1896, aménage plusieurs édifices. Il fait construire le lycée national de jeunes filles en 1887 et restaure l'hôtel de préfecture de l'Ain en 1895[1],[2]. De 1894 à 1897, dans un même espace à l'intersection de la rue Lalande, il dessine l'hôtel des postes (qui deviendra en 1980 la bibliothèque Albert-Camus) le square Lalande et le temple protestant[3],[note 1]. Le temple est séparé de la bibliothèque par l'allée Sébastien Castellion (1515-1563), théologien protestant, présenté sur la plaque de rue comme « Apôtre de la tolérance et de la liberté de conscience ». Le temple est inauguré en 1897.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le pasteur Georges Deshons est un résistant de la première heure. Dès l'été 1940, il rédige des tracts, circulaire avec des extraits de Karl Barth appelant à la résistance spirituelle au nazisme. En lien avec la CIMADE, il héberge des réfugiés protestants évacués, des juifs, des étrangers puis des résistants. Il forme le pasteur René Nodot, né à Bourg, qui sera reconnu Juste parmi les nations[4],[5]. De 1976 à 1979, le pasteur de l’Église est Alain Massini. Engagé dans le dialogue avec les juifs, il devient président de la commission Juifs et chrétiens de la Fédération protestante de France à la suite de André Trocmé, et reçoit le prix de l'Amitié judéo-chrétienne de France en 2011[6].
En 2019 a lieu des travaux d'aménagement, pour agrandir l'espace de la salle Martin-Luther-King, connexe à la salle du culte[7]. En octobre 2024, une tempête endommage gravement la couverture du toit. Des travaux de restauration doivent être engagés[8].

