Temple protestant de Nègrepelisse
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| Temple protestant de Nègrepelisse | ||||
Le temple | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Protestant | |||
| Type | Temple | |||
| Rattachement | Église protestante unie de France | |||
| Début de la construction | 1868 | |||
| Fin des travaux | 1870 | |||
| Architecte | Jules Bourdais | |||
| Protection | ||||
| Site web | basquercy.epudf.org | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||
| Département | Tarn-et-Garonne | |||
| Ville | Nègrepelisse | |||
| Coordonnées | 44° 04′ 32″ nord, 1° 31′ 15″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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Le temple protestant de Nègrepelisse est un édifice religieux situé 1 rue du Temple à Nègrepelisse, Tarn-et-Garonne. La paroisse est rattachée à l'Église protestante unie de France.
Le premier temple
La Réforme atteint Nègrepelisse en 1560. Peu après commencent les guerres de religion en France avec le massacre de Wassy. En 1570, la troisième guerre de religion se termine avec la paix de Saint-Germain qui donne quatre places de sûreté pour deux années aux Protestants dont Montauban. L'arrière-pays de Montauban dont fait partie Nègrepelisse va devenir un foyer actif de la Réforme. Les protestants de Nègrepelisse transformèrent l'ancienne église Saint-Pierre-ès-Liens reconstruite au XVe siècle en temple protestant.
Le deuxième temple
En 1619, Pau se révolte. Louis XIII l'occupe et après avoir reçu la soumission de la place forte de Navarrenx, il prononce par l'édit du le rattachement du Béarn et de la Navarre à la France et impose la réintroduction de la religion catholique qui avait été interdite par Jeanne d'Albret.
Le , l'assemblée générale protestante de La Rochelle va décider de résister à cette pression catholique et conduire à une première rébellion et à créer un quasi État protestant dans le sud-ouest. Louis XIII décide le de mobiliser les troupes royales pour rétablir son autorité dans les anciennes places de sûreté protestantes. Il échoue à reprendre la ville de Montauban dont il a entrepris de faire le siège en . Henri II de Rohan dirige la défense de la ville. Le roi doit lever le siège le . Au début de 1622, Louis XIII a décidé de reprendre sa campagne contre les huguenots en réunissant son armée à Nantes pour reprendre le contrôle du Poitou et de la Saintonge. Les troupes protestantes du duc de Rohan sont battues le et se replient sur La Rochelle. Les troupes royales continuent leur marche vers Montpellier. Le , l'armée royale prend Nègrepelisse entraînant le massacre de la population, le pillage de la ville et la destruction du temple, le 10 et [1].
En 1646, Henri de Turenne, comte de Nègrepelisse, obtient de la Régence de Louis XIV l'autorisation de reconstruire la ville. Les catholiques avaient repris leur église. Un temple est alors reconstruit à la lisière de la ville, à l'emplacement du temple actuel, d'après le « livre de Raison » de la famille Dumas.
Louis XIV, ayant repris la direction des affaires du royaume, décide par l'arrêt du Conseil du que tous les temples reconstruits après l'édit de Nantes, en 1598, doivent être détruits. En 1670, la communauté protestante de Nègrepelisse a dû détruire le temple à ses frais.
En 1685, avec l'édit de Fontainebleau révoque l'édit de Nantes. Les dragonnades ont obligé les Protestants à choisir entre abjurer pour devenir catholiques et quitter le royaume vers la Hollande, l’Angleterre ou l’Allemagne[2].
L'édit de tolérance de 1787 va arrêter les poursuites contre les Protestants. La liberté de culte n'est reconnue que par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Le troisième temple
Napoléon Ier a signé un décret le autorisant la reconstruction du temple de Nègrepelisse.
Un certain Pernelet a dressé les plans du nouveau temple qui est construit par Jean-Pierre et Jean Fuziès, maçons de Nègrepelisse, à l'emplacement du deuxième temple d'après le plan cadastral napoléonien. Le nouveau temple est achevé et dédicacé en 1820.
La faiblesse des moyens utilisés a conduit à une dégradation rapide de l'édifice. En 1868 il est décidé de le reconstruire.
Quatrième temple
La conception du nouveau temple est soumise à un concours entre deux architectes, Jules Bourdais et Théodore Olivier, architecte diocésain et architecte départemental du Tarn-et-Garonne depuis 1866. Théodore Olivier est écarté car sa proposition est trop semblable au troisième temple[3].
Jules Bourdais a aussi été chargé de la reconstruction de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse.
L'entrepreneur chargé des travaux est Jean Coulonjou, de Nègrepelisse.
Les travaux sont réalisés rapidement. Le le bâtiment est hors d'eau. Le temple est dédicacé le dimanche par le pasteur Fournier.
L'édifice a été classé au titre des monuments historiques le [4].