Temple protestant de Vichy
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Monument sélectionné par la mission d'identification du patrimoine immobilier en péril (2021) (d) |
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Le temple protestant de Vichy est un édifice religieux situé 10 rue du Docteur-Max-Durand-Fardel à Vichy, dans l'Allier. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.
Un premier temple est construit en 1867 à l'angle de la rue du Portugal et de la place de l'Hôtel-des-Postes. Il est solennellement inauguré le , comme l'indique une plaque conservée dans la nef. La construction est financée par une société londonienne, la communauté protestante de l'Allier, un don de l'Église protestante de Bourges, une contribution de l’État de 22 000 francs dans le cadre du régime concordataire français et un don personnel de Napoléon III de 7 000 francs.
Le temple actuel est construit en 1913 pour servir de chapelle anglicane aux Britanniques qui viennent à Vichy pour des cures dans la station thermale. Son architecte est Samuel Henriquet, fils d'un pasteur suisse et vice-président du conseil presbytéral et concepteur de nombreuses villas à Vichy[1]. Il est inauguré le . le premier pasteur est André Boyer[2],[3].
Après la Première Guerre mondiale, des vitraux sont installés par l'atelier lyonnais Dubost/Simon. Ils sont financés par l'Intercontinental Church Society, une société missionnaire anglicane.
Pendant la Seconde guerre mondiale, le temple est fréquenté par le pasteur Marc Boegner, président de la Fédération protestante de France et de l'Église réformée de France. Dès septembre 1940, il soutient le projet d'action de la Cimade qui permet à Madeleine Barot et Jeanne Merle d'Aubigné d'intervenir au sein du camp de Gurs, afin de porter secours aux internés parmi lesquels se trouve une majorité de réfugiés juifs. Il prend publiquement position au nom des protestants face à la collaboration et aux mesures anti-juives. Il est reconnu comme Juste parmi les nations après-guerre[4],[5].
