Temple protestant de Saint-Jean-du-Gard
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Le temple protestant de Saint-Jean-du-Gard est un édifice religieux situé place Carnot à Saint-Jean-du-Gard, dans les Cévennes. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France. Inauguré en 1827, c'est un des plus grands temples protestants de France.
Vers 1551, grâce à l'évangélisation des frères vaudois Pierre, Jean et François Barbier venus du Piémont, les habitants de Saint-Jean sont convertis à la Réforme protestante. Pendant les guerres de Religion, les troupes royales saccagent la ville en 1560. En représailles, l'église romane Saint-Jean-Baptiste est détruite, sauf le clocher qui devient la tour de l'Horloge de Saint-Jean-du-Gard.
Un premier temple est édifié entre 1562 à 1569 sur la place du château, de plan rectangulaire. Il peut contenir de 800 à 1 000 fidèles[1].
En , quelques mois avant la révocation de l'édit de Nantes, le temple est rasé. Les pierres sont réutilisées pour la construction de l’église catholique en 1686. La région devient un lieu de résistance protestant lors de la guerre des Cévennes, avec les Camisards. Abraham Mazel naît en 1677 à Falguières, à 4 kilomètres au-dessus de Saint-Jean-du-Gard. Plusieurs pasteurs clandestins de la période du Désert naissent à Saint-Jean, dont Jean Mazel, Jean Roques, Étienne Gout[2]. A la fin du XVIIIe siècle, avec l'édit de tolérance de Versailles, le culte a lieu dans un parc proche de la place d’Armes, « le Pavillon »[3].
La liberté de culte est rétablie à la Révolution française, par l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. En 1802, Napoléon Ier structure l’Église protestante en Consistoires départementaux par le décret des articles organiques. Le pasteur Génies souhaite dès 1804 la construction d'un temple. Le , le conseil des bâtiments civils examine ce dossier. Le , Pierre Arnavielle maître maçon d'Alais est adjudicataire des travaux. L'emplacement est acquis le . La dédicace du temple a lieu le dimanche [4].
Dès 1846, la voûte du temple menace de tomber en ruine. Bourdon, architecte du département du Gard, chiffre la restauration à 1 104 f. En 1860, un don de 1 200 f. est fait pour l'érection d'un clocher. L'inauguration a lieu le [5],[6].
