Temple protestant de Clermont-Ferrand

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Fondation
Adresse
11 rue MarmontelVoir et modifier les données sur Wikidata
63000 Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme
 France
Temple protestant de Clermont-Ferrand
Présentation
Type
Fondation
Site web
Localisation
Adresse
11 rue MarmontelVoir et modifier les données sur Wikidata
63000 Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme
 France
Coordonnées

Le temple protestant de Clermont-Ferrand est un lieu de culte inauguré en 1966 et situé 11 rue Marmontel à Clermont-Ferrand. L'Église réformée de la Résurrection est membre de l'Église protestante unie de France.

Sous l'Ancien régime

À la Renaissance, la Réforme protestante peine à s'implanter en Auvergne[1]. En 1537, à Clermont-Ferrand, un livre suspect subit l'autodafé. La ville d'Issoire, à 30 km au sud de Clermont, subit les persécutions catholiques. En 1547, le protestant Jean Bruguière y est brûlé vif. Jusqu'en 1549, des Auvergnats trouvent refuge à Genève, auprès de Jean Calvin. Durant les guerres de Religion, la ville est une place forte catholique. Elle est prise le 15 octobre 1575, par les troupes du capitaine Matthieu Merle. Reprise en juin 1577 par l'armée royale du duc d'Anjou, elle est pillée et ravagée[2].

En 1589, après l'assassinat d'Henri III par un fanatique catholique, le chef du parti protestant Henri IV hérite de la couronne de France. À Riom, le gouverneur, Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Randan et membre de la Ligue catholique refuse de se soumettre. Clermont prête serment à Henri IV, et est déclarée capitale de l'Auvergne. Issoire, tenue par la Ligue, est prise par l'armée royale commandés par Jacques de Villelume-Barmontet le . Le , les armées royales sont victorieuses à la bataille de la montagne du Cros Rolland[3]. En 1603, un temple protestant est construit à Maringues[4].

Depuis la Révolution

La liberté de culte est rétablie avec l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. En 1792, 31 protestants sont recensés à Clermont et l'église des Carmes acquise par la ville est accordée aux protestants pour l'inauguration de leur culte[5].

En 1827, le ministère de l’Intérieur et la mairie de Clermont autorisent l’exercice du culte dans la maison Malval[5]. En 1830, un premier temple est ouvert rue Sidoine-Apollinaire[6].

Le temple protestant de Royat, ville thermale, est construit en 1904. Il est rattaché à la paroisse de Clermont.

Le temple de Clermont-Ferrand, situé à l’angle des rues Sidoine-Apollinaire et Jean-Richepin est reconstruit en 1909-1910 par les entrepreneurs Mège et Verdier[7].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Clermont-Ferrant accueille faculté de théologie protestante de Strasbourg.

A la fin des années 1950, les membres du conseil presbytéral décident d'une nouvelle construction. Les rues Sidoine-Apollinaire et Jean-Richepin étant frappé d’alignement, ils choisissent un autre site : en 1961, l'architecte Jean Marconnet, de Nancy, remporte le concours d'architecte pour la construction d'un nouveau temple. La première pierre est posée le . Il est inauguré en 1966[8].

La paroisse est engagée dans l’œcuménisme, et héberge un centre de La Cimade.

Pasteurs de la paroisse

  • 1827-1830 Montandon fils[5]
  • 1830-1849 Jean Viguier[5]
  • 1850-1860 Georges Collins[5]
  • 1861-1862 Jacob Frédéric Moebus[5]
  • 1862-1865 Samuel Hardy[5]
  • 1870-1884 Franc-Emile Bleynie[5]
  • [...]
  • 1895-1899 Delattre
  • 1898-1906 Edgar de Vernejoul
  • [...]
  • 19..-19.. Emile Rauzier
  • [...]
  • 19..-195. Charles Charreyron
  • [...]
  • 1955-1977 Alphonse Maillot[9]
  • 1977-1988 Marcel Manoël
  • 1992-2000 Stephen Backman
  • 2001-2009 Alain Massini[10],[11]
  • 2011-... Patrick Aublet[12],[13]
  • 2019-2025 Sébastien Gengembre[14]
  • 2026- Peter Hulshof[15]

Le temple contemporain

Notes et références

Annexes

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