Temple protestant de Caen

From Wikipedia, the free encyclopedia

Temple protestant de Caen
Présentation
Type
Partie de
Fondation
Site web
Localisation
Adresse
19 rue MélingueVoir et modifier les données sur Wikidata
14000 Caen, Calvados
 France
Coordonnées
Localisation sur la carte de Caen
voir sur la carte de Caen
Localisation sur la carte du Calvados
voir sur la carte du Calvados
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte d’Europe
voir sur la carte d’Europe

Le temple protestant de Caen est un lieu de culte situé 19 rue Mélingue à Caen, dans le Calvados. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.

Implantation du luthéranisme à Caen

Dès 1533, les thèses luthériennes sont affichées à l’université de Caen. La Réforme s'étend largement en Normandie dans les milieux urbains comme ruraux - la province est alors la plus riche et éduquée du royaume. En 1558, deux régents de l'université de Caen – Vincent le Bas et Pierre Pinson – organisent l'Église réformée de Caen[1]. Entre 1560 et 1568, la ville est en grande majorité protestante[2],[3].

Édit de Nantes - Construction d'un temple protestant

Le temple protestant de Caen, surnommé le Godiveau, construit en 1611 et détruit en 1685 après la révocation de l'Édit de Nantes.

En 1598, le roi Henri IV met un terme aux Guerres de Religion en France et accorde une liberté de culte contrôlée aux protestants en signant l'édit de Nantes. Au début du XVIIe siècle, plus du tiers de la population caennaise est protestante. L'Église catholique interdit aux protestants (comme aux juifs) l'usage de ses cimetières, et un règlement en 1611 institue quatre cimetières protestants.

En 1612, un temple protestant est construit rue au Presche (actuelle rue de Bretagne) dans le Bourg-l'Abbé, à l'extérieur des murs de la ville, comme l'exige l'édit de Nantes. Il est à plan centré et à pans coupés, avec un double toit, à l'image du temple protestant de Rouen et du temple de Paradis de Lyon à la même époque. Surpris par cette forme inhabituelle, qui place chaque fidèle à égalité en cercle autour de la parole, alors que les églises catholiques de l'époque opèrent une stricte démarcation entre laïcs et clercs, les caennais le raillent et le traitent de « godiveau », c'est-à-dire de « pâté »[4].

Révocation de l'édit de Nantes - Destruction du temple

Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685 par l'édit de Fontainebleau, le temple est détruit. Les protestants doivent alors inhumer leurs défunts clandestinement dans les fossés Saint-Étienne ou dans les caves des maisons. Le nouveau cimetière protestant de Caen est ouvert en 1783. Il est désaffecté depuis 1950.

Révolution française - Une chapelle catholique désaffectée devient un temple protestant

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 accorde de nouveau la liberté de culte aux juifs et protestants. En 1803, les protestants obtiennent l'usage de l’ancienne chapelle des Bénédictines, 41 rue de Geôle, désaffectée depuis la Révolution française. Cette chapelle est aménagée et les cultes y sont célébrés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Seconde guerre mondiale - Le temple bombardé est en ruines

De juin à juillet 1944, Caen est bombardé par les Alliés, qui préparent le débarquement de Normandie. Le temple est en ruine. Un bâtiment provisoire en bois est élevé boulevard Bertrand[5].

Reconstruction du temple protestant de Caen

Le 26 avril 1959, est inauguré un nouveau temple rue Mélingue.

Architecture

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI