Temple protestant de Liévin

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Patrimonialité
Partie d'un site du patrimoine mondial (d) ( et )
Inscrit MH ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Temple protestant de Liévin
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2 289 m2Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Partie d'un site du patrimoine mondial (d) ( et )
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Identifiant
Année d'inscription
Localisation
Adresse
189 189 bis rue Jean-Baptiste-DéfermezVoir et modifier les données sur Wikidata
62800 Liévin, Pas-de-Calais
 France
Coordonnées

Le temple protestant de Liévin est un édifice religieux situé 189 rue Jean-Baptiste-Défernez à Liévin, commune du Pas-de-Calais. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.

À la fin du siècle XIXe siècle, le Réveil protestant francophone, diffusé par les théologiens Tommy Fallot (1844-1904) et Élie Gounelle (1865-1950), trouve un écho important auprès des populations ouvrières du Nord. Après Lille, des temples protestants sont dressés à Dunkerque, Roubaix, Lens[1].

Le temple protestant de Liévin en 1906 (détruit en 1917).

À Liévin, le premier culte est célébré en 1872. La population protestante est importante parmi les cadres de la Compagnie des mines de Liévin, créée en 1862, dont beaucoup viennent de la région d’Alès, dans les Cévennes[2]. La croix-bleue et des œuvres d'évangélisation s'implantent à Liévin[3]. Le pasteur de Liévin rachète même un cabaret pour y servir uniquement du café sans alcool (l'établissement est bientôt surnommé le « café protestant »). Des équipes de volontaires se chargent de raccompagner chez eux les ouvriers trop alcoolisés et de tenter de les convaincre d'abandonner la boisson[3].

En 1885, l'Église réformée évangélique d'Amiens finance l'achat d'un terrain 10 rue François-Courtin. Le premier temple est détruit pendant la Première Guerre mondiale[4], comme la quasi-totalité des édifices de la commune[2].

Un nouveau temple et un presbytère sont construits en 1923 grâce aux dommages de guerre[5]. Ses architectes sont Laude, Lamarre et Henry. Dans les années 1980 est supprimée la flèche du clocher[6]. En 2009, l'édifice est inscrit au titre des monuments historiques, ainsi que les façades et toitures de son presbytère[7]. En 2012 il est inscrit comme Site no 72 Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le presbytère est occupé par une Fraternité de la Mission populaire évangélique de France[8],[9].

Architecture

Notes et références

Annexes

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