Tsav 9
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| Fondation | |
|---|---|
| Origine |
Guerre de Gaza |
| Zone d'activité | |
|---|---|
| Objectif |
retour des otages du 7 octobre |
| Méthode |
blocus total |
| Pays |
| Membres |
400 |
|---|---|
| Fondateur |
Reut Ben Haim et Aviad Shlomo Sarid[1] |
| Leaders |
Reut Ben Haim et Yossef (Sefi) Ben Haim[1] |
| Membres poursuivis |
Rachel Touitou, porte-parole[2] (complicité de génocide) |
| Idéologie | |
| Site web |

Tsav 9 (צו 9)[3],[4] est une organisation de l’extrême-droite israélienne, formée par des familles des otages enlevés le 7 octobre par les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, ainsi que par les personnes les soutenant, dont des réservistes de l’armée israélienne et des colons israéliens de Cisjordanie[5]. Ses effectifs sont estimés à 400 membres[6]. Tsav 9 a organisé des manifestations et des actions contre l’acheminement d’aide humanitaire à Gaza. Le 14 juin 2024, le Département d'État l’a ajoutée à sa liste des entités sous sanctions pour ces actions d’entraves à l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, le qualifiant de groupe extrémiste violent[7],[8], suivi par l’Union européenne et quelques pays européens à l’été 2024.
En juillet 2025, le Parquet national antiterroriste de Paris a émis un mandat d’amener contre sa porte-parole, Rachel Touitou, pour complicité de génocide, complicité de crime de guerre et incitation au génocide.
Le groupe est fondé sur Facebook en janvier 2024[9], à partir d’un appel suivi par 50 personnes. Il appelle à des manifestations dans le monde réel, et de nouveaux adhérents le rejoignent, portant ses effectifs à 400 membres[10]. Ces membres sont des colons israéliens, des réservistes et des familles d’otages enlevés le 7 octobre[11]. Son nom fait référence à l’ordre 8 de l’armée israélienne, l’ordre de mobilisation d’urgence des réservistes israéliens, qui a par exemple été lancé le 7 octobre 2023[12],[4].
Idéologie
Tsav 9 se décrit comme une organisation apartidaire qui représente des personnes de gauche et de droite, des laïcs et des religieux[10], des gens issus des villes, des kibboutz et des villages ; et des personnes évacuées lors de la guerre de Gaza, des réservistes et les familles de soldats morts au combat[12]. Malgré les déclarations de l’organisation, elle est décrite comme étant de droite voire d’extrême-droite par certains[4],[5], y compris par le Times of Israel[13]. Le Département d’État la décrit comme une organisation extrémiste et violente[14]. Tsav 9 est liée à des ONG liées au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, d’extrême-droite[15].
Le groupe exige l’arrêt de l’aide humanitaire à Gaza jusqu’à la libération des otages du 7 octobre. Les militants de Tsav 9 croient souvent que le Hamas s’empare de 70 % de l’aide humanitaire à Gaza, d’après une déclaration du directeur du Shin Bet, Ronen Bar[10]. Selon The New Arab, cette opposition à l’aide humanitaire est « identique à celle de l’extrême-droite israélienne »[12].
Activités
Ce groupe a conduit plusieurs manifestations contre les camions livrant de l’aide humanitaire durant le génocide de Gaza, notamment par des blocages de routes, des attaques contre les camions et les cargos, et contre les chauffeurs et les soldats de l’armée israélienne[14].
Le groupe commence des actions dans le monde réel le 18 janvier 2024. Cette première action, qui réunit des dizaines de membres, est un blocage de trois jours d’une centaine de camions d’aide humanitaire au poste-frontière de Kerem Shalom[10],[1]. Le 24 janvier, le groupe bloque un autre convoi pendant six heures. Des centaines de membres de Tsav 9 et du groupe "Mères de soldats des FDI" (Forces de défense d'Israël), bloquent 60 camions venant d’Égypte, forçant 51 d’entre eux à faire demi-tour[16]. Deux jours plus tard, le groupe mène une autre action similaire[17].
En mars, le groupe accuse l’UNRWA d’aider le Hamas lors d’une manifestation devant le siège de l’UNRWA à Jérusalem[18].
Le 7 mai 2024, des membres du groupe bloquent et attaquent un convoi d’aide humanitaire dans le triangle de Latroun près de Jérusalem. Le convoi est bloqué des heures, les pneus sont crevés et le fret endommagé. La police israélienne arrête six personnes ; Tsav 9 affirme qu’un des assaillants a été assommé par les policiers[19]. Le 13 mai 2024, Tsav 9 organise une manifestation violente contre un chauffeur de camion au point de contrôle de Tarqumiyah[1].
Le 13 mai 2024, des membres du groupe pillent puis incendient des camions près d’Hébron, en Cisjordanie[18],[20].
Le 21 mai 2025, des membres de Tsav 9 tentent de bloquer un convoi vers Gaza à Kerem Shalom[21] en collaboration avec le groupe extrémiste Les Réservistes israéliens — Génération de la Victoire (en). Les jours suivants, les militants continuent de bloquer les convois malgré les interventions de la Police aux frontières israélienne et des militants de Standing together[22],[23].
D’autres actions de blocage de camions ont lieu les 22, 27 et 31 mai, 13, 17 et 19 juillet et les 4 et 6 août 2024 au pont Allenby, au port d’Ashdod, à Arad et à Dimona[1].
Le 17 octobre 2025, un groupe de neufs militants de Tsav 9 bloque de l’aide humanitaire à Kerem Shalom[24].