Prison de Can Sales
From Wikipedia, the free encyclopedia
Presó de Can Sales • Prisión de Can Sales
| Prison de Can Sales (ca) Presó de Can Sales (es) Prisión de Can Sales | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Communauté autonome | ||
| Localité | Palma | |
| Quartier | Can Sales | |
| Coordonnées | 39° 34′ 15″ nord, 2° 38′ 34″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Palma de Majorque
| ||
| Architecture et patrimoine | ||
| Construction | ||
| Démolition | ||
| Installations | ||
| Type | Bâtiment, prison pour femmes (en) et prison | |
| Fonctionnement | ||
| Date d'ouverture | ||
| Opérateur(s) | ||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||
La prison de Can Sales (en catalan : presó de Can Sales, en espagnol : prisión de Can Sales), connue également sous son nom de Les Germanetes (en espagnol : Las Hermanitas[1], en français : Les Petites sœurs), est une ancienne prison pour femmes des îles Baléares.
Située sur l'île de Majorque, dans la ville de Palma, elle est créée par les nationalistes pendant la guerre d'Espagne, puis continue à fonctionner quelques années sous la dictature franquiste[2].
Guerre d'Espagne
Lorsqu'éclate la guerre d'Espagne, aucune prison pour femmes n'existe. Les nationalistes, après leur prise de pouvoir à Majorque en 1936, ont besoin, au cours de la terreur blanche, d'un lieu spécifiquement dédié aux femmes. En effet, la prison provinciale de Majorque ne parvient à gérer l'arrivée des républicains arrêtés durant la répression. Ils choisissent un hôpital créé en 1876, géré par la congrégation religieuse des Petites Sœurs des pauvres. La nouvelle prison dépend administrativement de la prison provinciale, mais reste dirigée par un directeur dédié, membre de la Phalange, et de deux surveillantes[3]. Pendant le conflit, plus d'une centaine de femmes sont incarcérées.
Après-guerre
Lorsque le dictateur Franco prend le pouvoir en 1939, après la défaite de l'Armée populaire de la République, Can Sales devient une prison à part entière[4]. Ainsi, durant l'été 1940, plus de 500 femmes républicaines, provenant de l'île de Minorque, de la ville de Gérone, de la prison pour femmes de Ventas de Madrid ou encore de la prison centrale de Saturraran[5], au Pays basque, sont dirigées vers la prison de Can Sales. L'organisation des Petites Sœurs des pauvres gère la prison[1], qui, en 1942, incarcère 940 détenues politiques[3]. Leur objectif est d'obliger les prisonnières à se convertir au catholicisme, comme le fut Matilde Landa[6],[7], ou à le respecter si elles sont baptisées.
Pour des raisons sanitaires, la prison de Can Sales ferme définitivement le 30 septembre 1943.
Les détenues sont alors dirigées vers les prisons franquistes pour femmes d'Amorebieta ou retournent à celle de Saturraran au Pays basque[3].
Postérité
- Le site de la prison, démolie depuis, est situé au numéro 14 du carrer de Can Sales (rue de Can Sales), de la ville de Palma[1].
- En 2021, le Gouvernement des îles Baléares appose des plaques commémoratives pour la mémoire des prisonnières[8].
- Une plaque commémorative est également apposée sur la façade de la bibliothèque de Can Sales (ca), par la mairie de Palma[9].