Yasaka (Kyoto)

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Le nom « Yasaka » (弥栄), aussi écrit « 彌榮 », est tiré d'« iyasaka (ja) », un mot qui signifie la « continuation de la prospérité », ce dont les villageois ont fait vœu au moment de la fusion. Il est choisi en par le gouverneur de la préfecture de Kyoto de l'époque, Munenori Saitō, en prenant en compte ce vœu[2],[3].

Géographie

Topographie et hydrographie

Vue aérienne des quartiers de Wadano et de Mizotani à Yasaka.

Yasaka se trouve dans le district de Takeno[4],[5],[6], au nord de la préfecture de Kyoto[4],[5],[7],[8]. Il correspond maintenant au nord-est de la ville nouvelle de Kyōtango[4],[6]. Le bourg occupe le centre de la péninsule de Tango, dans ce qui est appelé l'« Okutango » (奥丹後)[4],[5],[7],[6],[8],[9]. L'ouest du bourg est traversé par le fleuve Takeno (ja), qui y forme la vallée du Takeno, coulant vers le nord pour se jeter dans la mer du Japon à Tango[4],[2]. L'est du bourg est dominé par des montagnes d'une hauteur moyenne de 450 mètres[4],[8]. On y retrouve peu de terres fertiles dû à ce relief[7], à l'exception de la plaine de la vallée du Takeno à l'ouest[6],[8],[10]. Cette dernière constitue le grenier de l'Okutango[9]. La majorité de la population est concentrée le long du Takeno et son tributaire, la rivière Mizotani (溝谷川)[9], ainsi que le long du cours supérieur de l'U, appelé dans cette région « rivière Noma » (野間川)[9].

Le mont Kongō Dōji (ja), d'une hauteur de 614 mètres, domine le centre de Yasaka[6], et le fleuve U (ja) coule depuis son pied est pour se jeter dans la mer du Japon au nord[6], dans le secteur Ukawa (ja) de Tango. La chaîne du Kongō Dōji, ou Kumano (熊野山), sépare la partie principale de Yasaka de l'ancien village de Noma du centre vers le centre-nord, en rejoignant le mont Ichigao (ja) à Tango[9]. À l'extrême est, à la frontière avec le bourg d'Ine, se trouve le mont Taiko (ja), d'une hauteur de 683 mètres[4],[7],[6]. La chaîne de montagnes du mont Taiko longe l'est de Yasaka du nord au sud[9]. Au sud, la chaîne du mont Obara (小原山), à partir de la chaîne du Kongō Dōji vers l'ouest, marque la frontière avec Mineyama et Ōmiya, du district de Naka[9]. Les sommets des montagnes de l'est de Yasaka sont relativement plats, mais l'érosion des vallées leur confèrent des parois très escarpées[10]. Le centre du bourg est parsemé de collines de faible hauteur[10].

Le climat de Yasaka est caractérisé par de forts vents provenant des courants océaniques, comme celui de Tsushima (ja), et la région est proie à du brouillard fréquent[10]. Un aérodrome militaire avait été envisagé pendant la Seconde Guerre mondiale, mais l'idée été abandonnée compte tenu des conditions climatiques de Yasaka[10],[11]. Parmi la faune et flore locales, on peut trouver de nombreux hêtres et charmes, ainsi que l'espèce d'urodèle hynobius abei[10].

En 1982, il occupait une superficie de 79,76 kilomètres carrés[9], mais vers 1992, elle était de 80,38 kilomètres carrés[8],[5]. Le bourg est composé des quinze quartiers d'Inobe (井辺), Kurobe (黒部), Tōrakuji (等楽寺), Mizotani (ja) (溝谷), Imono (芋野), Koda (小田), Tottori (ja) (鳥取), Yoshisawa (吉沢)[N 1], Kibashi (木橋), Sugawa (須川), Nonaka (ja) (野中), Wadano (ja) (和田野), Kunihisa (国久), Tsutsumi (堤) et Funaki (船木)[13],[12].

Villes limitrophes

Localisation de Yasaka dans la préfecture de Kyoto (tracés territoriaux du ).

Entités territoriales limitrophes à la date de la fusion du [14]. À sa création le , Yasaka est entouré à partir de l'ouest, des villages de Shimazu (ja) (島津村) et de Toyosaka (ja) (豊栄村), tous deux du même district de Takeno, du village de Noma (ja) (野間村), du district de Yosa, et des villages d'Ikaga (ja) (五十河村), Kawabe (ja) (河辺村)[N 2], Niiyama (ja) (新山村) et Tanba (ja) (丹波村), tous quatre du district de Naka[14]. Le , Shimazu et trois autres villages sont absorbés par le bourg d'Amino (網野町), qui devient voisin de Yasaka[14]. Exactement un an plus tard, Kawabe fusionne avec cinq villages pour former le bourg d'Ōmiya (大宮町)[14]. Le , Tanba, Niiyama et deux autres villages sont fusionnés dans le bourg de Mineyama (峰山町), tandis que le de la même année, Toyosaka fusionne avec un bourg et trois villages pour créer le bourg de Tango (丹後町)[14]. Toujours la même année, le , après son agrandissement, Yasaka borde maintenant le bourg d'Ine (伊根町), du district de Yosa, ainsi que la ville de Miyazu (宮津市)[14]. Le , Ikaga est absorbé par Ōmiya[14].

Histoire

Article du Mainichi Shimbun du sur la tempête de neige qui frappe l'Okutango.

Le mont Kongō Dōji à Yasaka aurait été utilisé par En no Gyōja (634-v.707) comme terrain de pratique pour l'ascèse[6]. Durant le Haut Moyen Âge, la région de Yasaka est divisée entre autres parmi la seigneurie de Kurobe (黒戸荘), contrôlée par le sanctuaire shinto Iwashimizu Hachiman-gū, la seigneuri de Funaki (船木荘), contrôlée par la famille impériale, ainsi que le village de Noma (野間村), une terre administrée par la population[6]. Dans l'Engishiki, compilé en 927, on recense deux sanctuaires shinto dans l'actuel Yasaka, le Nagu-jinja (奈具神社) et le Mizotani-jinja (ja) (溝谷神社)[6].

Durant l'époque d'Edo (1603-1868), la région de Yasaka est composée de quinze villages ; treize dans le district de Takeno, ceux d'Inobe (井辺村), Kurobe (黒部村), Tōrakuji (等楽寺村), Mizotani (ja) (溝谷村), Imono (芋野村), Koda (小田村), Tottori (ja) (鳥取村), Yoshisawa (吉沢村), Kibashi (木橋村), Wadano (ja) (和田野村), Kunihisa (国久村), Tsutsumi (堤村) et Funaki (船木村), et deux dans le district de Yosa, ceux de Sugawa (須川村) et de Nonaka (ja) (野中村)[15],[2]. Le , à l'adoption de la loi municipale moderne (ja), les villages sont réduits au nombre de cinq ; Mizotani est recréé, en fusionnant avec Tōrakuji, et Tottori aussi, en fusionnant avec Kibashi et Wadano. Les trois nouveaux villages de Yoshino (ja) (吉野村), par la fusion de Yoshisawa, Imono et Tsutsumi, Fukada (ja) (深田村)[N 3], par la fusion de Kurobe, Funaki, Inobe, Kunihisa et Koda, et Noma (ja) (野間村), par la fusion de Nonaka et de Sugawa[15],[14],[2]. Le , Fukada, Mizotani, Tottori et Yoshino fusionnent pour créer le village de Yasaka (弥栄村)[15],[14]. Le , Noma décide de passer du district de Yosa au district de Takeno[15],[14],[16].

Le , les villages de Yasaka et Noma décident de fusionner pour créer le bourg de Yasaka (弥栄町)[15],[14],[4],[7],[2]. En , de fortes tombées de neige (ja) frappent l'ancien village de Noma et forcent le départ des douze dernières familles des hameaux de Sumiyama (住山), Kumatani (熊谷), Ozaki (尾崎), Heike (平家), Cha'en (茶園) et Kurokawa (黒川)[17]. Durant les fusions municipales de l'ère Heisei (2000-2010), le bourg de Yasaka entretient des ententes avec ses voisins dans la péninsule de Tango. En , un conseil réunissant six municipalités de la péninsule de Tango est formé et l'entente pour la fusion est signée en [18]. Le , les municipalités situées dans la péninsule de Tango, nommément les bourgs d'Ōmiya (大宮町) et de Mineyama (峰山町), tous deux du district de Naka, les bourgs d'Amino (網野町), de Tango (丹後町) et de Yasaka, tous du district de Takeno, et le bourg de Kumihama (久美浜町), du district de Kumano, fusionnent pour créer la ville de Kyōtango (京丹後市)[N 4],[14],[4],[7],[5]. Le district de Takeno disparaît le même jour[4].

Yasaka connaît une décroissance démographique importante, dû à l'exode rural, et de nombreux villages dans la région montagneuse ont été abandonnés[6],[4]. Yasaka et sa voisine Tango, sur la rive est du Takeno dans la péninsule de Tango, font partie des premières régions du Japon durement touchées par l'exode rural, dès le XIXe siècle[19]. La région est devenue la plus dépeuplée de la préfecture de Kyoto[20]. Le déclin a été accéléré par le miracle économique japonais débuté en 1955 et la tempête de neige de 1963. Entre la fin de l'époque d'Edo et la fin de l'ère Shōwa, un total de vingt-quatre hameaux ont été abandonnés à Yasaka[21].

Politique et administration

Les maires de la création de Yasaka jusqu'à sa fusion sont :

  1. Shinji Hirabayashi (平林 信治) du au [22] ;
  2. Kiroku Yura (由良 喜六) du au [23],[24] ;
  3. Ichirō Ueda (上田 一郎) du au [25] ;
  4. Yukinao Morioka (森岡 行直) du au [26] ;
  5. Mitsuyuki Arita (有田 光亨) du au [27].

Arita a été arrêté après la fusion municipale en 2005 pour avoir dévoilé les prix d'un projet avant l'appel d'offres[27].

Démographie

Évolution démographique
1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990
8 2018 0277 6097 0516 7226 7016 5016 3886 275
1995 2000 2003 - - - - - -
6 1256 1326 063------
(Sources : [28],[29],[5],[6],[30])

Éducation

L'école primaire municipale de Kurobe.

On trouve cinq écoles primaires et un collège à Yasaka. Les écoles primaires sont celles de Kurobe (弥栄町立黒部小学校), Tottori (弥栄町立鳥取小学校), Mizotani (弥栄町立溝谷小学校), Yoshino (弥栄町立吉野小学校) et Noma (ja) (弥栄町立野間小学校)[31]. Après la fusion municipale de 2004, à la fin de l'année scolaire 2013-2014, les quatre écoles de Tottori, Kurobe, Mizotani et Noma fusionnent pour créer l'école primaire municipale de Yasaka (京丹後市立弥栄小学校). Elles sont rejointes par l'école de Yoshino, fusionnée à la fin de l'année scolaire 2023-2024[32],[33]. Le collège est le collège municipal de Yasaka (弥栄町立弥栄中学校)[31]. On y trouvait également cinq écoles maternelles, celles de Wadano (弥栄町立和田野保育所), Yoshino (弥栄町立吉野保育所), Mizotani (弥栄町立溝谷保育所) et les deuxième (弥栄町立第二保育所) et troisième (弥栄町立第三保育所)[31].

Culture et patrimoine

On retrouve sur le mont Taiko le centre de ski Mount Taiko Snow Dondon Park in Swiss Village (ja) (太鼓山スノーどんどんパーク in スイス村), ouvert en 1984 sous le nom « Centre de ski du parc forestier Swiss Village » (森林公園スイス村スキー場), compris à l'intérieur du parc forestier de Kyōtango[4],[7],[6],. Le parc forestier comprend aussi un terrain de camping, des chalets de location, un hôtel et des sentiers[8]. À Midono (ja) (味土野), dans le quartier de Sugawa, se trouve la colline d'Osaki (おさきの岡), où se trouve le château de Mejiro (女城), là où Hosokawa Gracia est exilée[4],[7],[8]. On retrouve aussi plusieurs kofuns, comme celui de Kurobe Chōshiyama (ja) (黒部銚子山古墳), un site désigné de la préfecture de Kyoto (ja)[4], et le 5e kofun d'Ōta-sud (ja) (大田南5号古墳), dans lequel a été retrouvé un miroir TLV datant de l'an 235, enregistré bien culturel important national et reconnu comme le plus vieux miroir daté du pays[4],[34],[18]. La halte routière Tango Ajiwai no Sato (丹後あじわいの郷), renommé après la fusion en Tango Kingdom - Shoku no Miyako (丹後王国 食のみやこ), est également une importante attraction de Yasaka[18]. Les sources chaudes d'Ashiginu Onsen (ja) (弥栄あしぎぬ温泉) à Kibashi sont aussi populaires[18],[35].

Plusieurs sanctuaires shinto se trouvent à Yasaka, incluant Mizotani-jinja (ja) (溝谷神社), où l'on trouve des lanternes de pierre datant de l'époque de Kamakura[8], Kasuga-jinja (ja) (春日神社), sanctuaire principal de Wadano[36], Ōmiya-jinja (ja) (大宮神社), sanctuaire principal de la région de Noma et dont le festival Nonaka no Dengaku (野中の田楽) a été sélectionné comme bien culturel immatériel[37], et Nagu-jinja (奈具神社), à Funaki[6]. Le bâtiment principal du temple bouddhiste Kōhō-ji (興法寺) à Yoshisawa est enregistré comme bien culturel préfectoral[38].

La brasserie de saké Takeno Shuzō (ja) (竹野酒造) est basée à Mizotani, à Yasaka, tout comme la brasserie Yoshioka Shuzōjō (ja) (吉岡酒造場)[39],[40]. Le producteur de sauce soja Takakura Shōyu Jōzōjo (大下倉醤油醸造所), connu pour sa marque « Daimaru », est situé à Wadano[41].

Économie

Négociant de chirimen à Wadano, dans Yasaka.

L'industrie agricole et l'industrie forestière constituent la principale économie de Yasaka[4]. La crêpe chirimen, originaire de la région du Tango et plus particulièrement produite à Mineyama et Ōmiya, est également produite à Yasaka[4],[7],[5],[6]. Dans la vallée du Takeno, la riziculture et la culture de tulipes est prévalente[7],[5],[6],[8]. D'autres aliments cultivés localement incluent le navet, la patate douce et le riz rouge, à partir duquel est fabriqué du saké de riz rouge[8]. La culture de riz rouge, auparavant abandonnée pendant très longtemps, a été ressuscitée par l'historien local Yukio Ashida à Midono, après avoir reçu un échantillon de riz d'un sanctuaire shinto de Sōja, dans la préfecture d'Okayama[42]. Plus récemment, le tourisme s'est développé dans les régions montagneuses de Yasaka[6].

Transports

Yasaka n'est pas desservie par le chemin de fer. Cependant, des autobus relient le bourg aux gares de Mineyama et d'Amino sur la ligne Miyatoyo exploitée par Kyoto Tango Railway[4].

La route nationale 482 (ja) traverse Yasaka du nord au sud le long du Takeno[7],[4]. La route forestière du Tango (丹後縦貫林道) passe aussi par Yasaka et permet de relier le bourg au hameau inhabité de Sumiyama et au mont Taiko[4],[6]. Historiquement, Yasaka était accessible par la route de Taiza (ja) (間人街道)[9], l'actuelle route nationale 482, et la route de Miyazu (宮津街道), l'actuelle route préfectorale 53 (ja)[9].

Symboles

L'emblème du bourg représente le concept du « iyasaka » et est de forme circulaire, symbolisant l'espoir pour une prospérité et une harmonie continue. Il a été adopté en 1935 par Tadashi Kamimura (神村 正氏) et était originellement l'emblème du village de Yasaka[43],[44],[8]. L'hymne local a été écrit par Kenkichi Imanishi (今西 謙吉)[44]. Le slogan est « venez ici, découvrez ici, vivez ici » (来てよし、見てよし、住んでよし)[44].

L'arbre local, le pin rouge, a été choisi en , et représente la nature et la beauté, tandis que la fleur locale est adonis ramosa (ja), choisie en , et symbolisant la robustesse des habitants locaux, capables de survivre dans des environnements difficiles[43],[8].

Personnalités liées

Notes et références

Voir aussi

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