Zohran Mamdani

homme politique américain From Wikipedia, the free encyclopedia

Zohran Mamdani, né le à Kampala (Ouganda), est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate et des Socialistes démocrates d'Amérique, il est maire de New York depuis le .

Élection4 novembre 2025
PrédécesseurEric Adams
Élection3 novembre 2020
Réélection8 novembre 2022
5 novembre 2024
Faits en bref Fonctions, 112e maire de New York ...
Zohran Kwame Mamdani
Illustration.
Zohran Mamdani en 2025.
Fonctions
112e maire de New York
En fonction depuis le
(4 mois et 3 jours)
Élection 4 novembre 2025
Prédécesseur Eric Adams
Membre de l'Assemblée de l'État de New York

(4 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 novembre 2020
Réélection 8 novembre 2022
5 novembre 2024
Circonscription 36e district
Groupe politique Démocrate
Prédécesseur Aravella Simotas (en)
Successeur Diana Moreno (en)
Biographie
Nom de naissance Zohran Kwame Mamdani
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Kampala (Ouganda)
Nationalité Ougandaise
Américaine (depuis 2018)
Parti politique Parti démocrate
Socialistes démocrates d'Amérique
Père Mahmood Mamdani
Mère Mira Nair
Conjoint Rama Duwaji
Diplômé de Bowdoin College
Religion Islam Chiite Duodécimain
Résidence Gracie Mansion (New York)

Signature de Zohran Kwame Mamdani

Image illustrative de l’article Zohran Mamdani
Maires de New York
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Réalisant ses débuts par un engagement dans la campagne de plusieurs candidats socialistes démocrates, il entre lui-même dans l'arène politique en étant élu membre de l'Assemblée de l'État de New York pour le 36e district en 2020.

Soutenu par l'aile gauche du Parti démocrate, il participe à la primaire démocrate pour désigner le candidat du parti aux élections municipales de 2025 à New York, qu'il remporte face à l'ancien gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, donné initialement favori. Malgré le maintien de son adversaire au scrutin municipal comme candidat indépendant, Zohran Mamdani est élu à la tête de la ville.

Au moment de sa prise de fonction en 2026, il devient à 34 ans le 112e maire de New York, devenant ainsi la plus jeune personnalité depuis 1892, le premier se revendiquant socialiste et le premier de confession musulmane à accéder à cette fonction.

Situation personnelle

Jeunesse et formation

Zohran Kwame Mamdani (/zəˈɹɑːn ˈkwɑːmeɪ məmˈdɑːni/[a] Écouter) est né le à Kampala, la capitale de l'Ouganda[1].

Sa mère est la cinéaste[2] indo-américaine Mira Nair, récipiendaire de la Caméra d'or au Festival de Cannes de 1988 pour son film Salaam Bombay![3],[4],[5].

Son père, Mahmood Mamdani, est professeur à l'université Columbia aux États-Unis où il enseigne les sciences politiques et l'anthropologie. Universitaire reconnu, de nationalité ougandaise et d'origine indienne, il a écrit Citizen and Subject: Contemporary Africa and the Legacy of Colonialism[6] et figure en 2008 au 9e rang du classement international des intellectuels « Top 100 Public Intellectuals Poll »[7]. Il est en outre le chancelier de l'université internationale de Kampala (en) en Ouganda[8],[9],[10].

Ses parents lui donnent comme second prénom le prénom akan Kwame, inspiré de l'homme d'État ghanéen Kwame Nkrumah[11], le premier président du Ghana, première nation africaine à obtenir son indépendance[12].

Mamdani et sa famille déménagent au Cap, en Afrique du Sud, lorsqu'il a cinq ans. Il fréquente la St. George’s Grammar School lorsque son père travaillait à l'université du Cap[11]. La famille Mamdani s'installe ensuite à New York, dans l'Upper West Side, lorsqu'il a sept ans[13]. Il sort diplômé de la Bank Street School for Children et du Bronx High School of Science[14]. Il étudie alors au Bowdoin College, où il cofonde une branche des Students for Justice in Palestine. Il obtient en 2014 une licence en études afro-américaines[15],[16].

Vie privée

En 2018, Mamdani a été naturalisé citoyen américain[1]. Il est musulman et pratique la branche du chiisme duodécimain[17],[18] de l'islam[19],[15].

En 2025, il épouse Rama Duwaji, illustratrice et céramiste américaine âgée de vingt-sept ans et dont les parents sont doubaïotes[20] d'origine syrienne[21],[22],[4]. Ils se sont rencontrés en 2021 sur l'application Hinge[23]. Mamdani et sa femme résident à Astoria, un quartier de New York situé dans le Queens[24].

Mamdani est un supporter de l'équipe des Mets et de l'équipe des Giants[25]. Il est aussi supporter du club de football britannique Arsenal[26]. En plus de l'anglais, Mamdani parle cinq autres langues, avec des niveaux de maîtrise divers : l'arabe, l'hindi, l'ourdou, le bengali, et l'espagnol[27].

Carrière politique

Mamdani travaille d'abord comme conseiller en prévention des saisies immobilières et comme joueur de cricket avant de se lancer en politique[28]. Il se produit également comme rappeur dans les stations de métro de New York[8] et comme MC de hip-hop, sous le nom de scène de Young Cardamom[29] puis de Mr. Cardamom[30],[31].

Après avoir mené des campagnes d'organisations étudiantes, Mamdani s'implique en politique. En 2017, il est bénévole pour la campagne infructueuse de Khader El-Yateem, candidat au conseil municipal de New York, un pasteur luthérien palestinien et socialiste démocrate à Bay Ridge, Brooklyn[32]. Mamdani a été directeur de campagne pour la tentative infructueuse de Ross Barkan (en) au Sénat de l'État de New York en 2018[32]. Il a également travaillé comme organisateur de terrain pour la campagne infructueuse de la socialiste démocrate Tiffany Cabán pour le poste de procureur du district du Queens en 2019[32],[33].

Engagements politiques

Zohran Mamdani parlant lors d'une réunion DSA 101 à l'Église du Village à NYC
Zohran Mamdani parlant lors d'une réunion des DSA 101 à l'église de Greenwich Village à New York, le .

Assemblée de l'État de New York

Zohran Mamdani au rassemblement Refuse Fascism à Bryant Park le 27 octobre 2024
Zohran Mamdani au rassemblement Refuse Fascism (en) à Bryant Park le .

En 2019, Mamdani annonce sa candidature à l'Assemblée de l'État de New York dans le 36e district, qui englobe Astoria et Long Island City dans le Queens, à New York[34]. Il se présente à l'Assemblée en tant que démocrate[33]. Soutenu par les Socialistes démocrates d'Amérique (Democratic Socialists of America)[35], il fait campagne pour un contrôle des loyers à l'échelle de l'État de New York et la fin de l'incarcération de masse[33]. Sa victoire aux primaires de contre la titulaire démocrate sortante Aravella Simotas (en) a pris près d'un mois à être confirmée[36], et il a remporté l'élection générale sans opposition républicaine en [37]. Mamdani a été réélu sans opposition en 2022[38] et 2024[39].

Mamdani est membre des Socialistes démocrates d'Amérique (DSA) de la ville de New York[13] et du Muslim Democratic Club of New York (MDCNY)[33]. Son district de l'Assemblée inclut une partie d'Astoria, qui compte une population importante de musulmans et d'Arabes et est également le centre du mouvement socialiste à New York[40].

Il met à profit sa fonction pour faire avancer la législation sur les énergies renouvelables, les transports publics et la protection contre les expulsions locatives abusives[41]. Il a aussi participé à une grève de la faim avec les chauffeurs de taxi, en 2021, pour réclamer un allègement de leurs dettes[41].

En , Mamdani était membre des comités suivants de l'Assemblée :

  • Comité sur le vieillissement
  • Comité sur les villes
  • Comité sur le droit électoral
  • Comité sur l'énergie
  • Comité sur la fiscalité des biens immobiliers
  • Caucus législatif noir, portoricain, hispanique et asiatique
  • Groupe de travail portoricain/hispanique
  • Groupe de travail asiatique et pacifique américain
  • Groupe de travail sur les nouveaux Américains[42]

Depuis , Mamdani a été le principal parrain de 20 projets de loi à l'Assemblée et le coparrain de 238 projets de loi[43].

Maire de New York

Élections municipales de 2025 à New York

Le , Mamdani annonce sa candidature à la mairie de New York pour 2025[44]. Selon Le Point, il est perçu comme un socialiste pro-palestinien qui secoue la course à la mairie[45]. Son programme inclut la construction de logements à bas prix, le gel des loyers, la gratuité des bus publics et des crèches municipales[46]. Il a également proposé que la ville gère cinq épiceries  une dans chaque arrondissement  pour faire baisser les prix des produits alimentaires[47]. Ces mesures seraient financées par une taxe de 2 % sur les riches (au-delà de 1 million de dollars de revenu annuel)[41].

Il est soutenu par l’aile gauche du Parti démocrate, de Bernie Sanders à Alexandria Ocasio-Cortez et Letitia James, la procureure générale de New York[48]. Il promet de représenter une gauche transformatrice plutôt qu'une gauche de gestion[49].

Le , Mamdani remporte la primaire démocrate en devançant l'ancien gouverneur Andrew Cuomo, accusé de harcèlement sexuel[50] et soutenu par les milliardaires démocrates[4]. Le résultat créé la surprise, car Cuomo était le grand favori de la primaire[51]. Ce dernier a dépensé 25 millions de dollars dans la campagne, contre 1,7 million pour Mamdani[52].

Logo de campagne de Zohran Mamdani.

La campagne de Mamdani s'est caractérisée par une forte mobilisation populaire et par des promesses électorales axées sur l'amélioration de la vie quotidienne des New-Yorkais[4], et non pas sur les questions identitaires, devenues un handicap pour les démocrates[49]. Mamdani a également su mettre en valeur son plurilinguisme en s'exprimant, lors de ses meetings, en anglais, en arabe, en hindi ou encore en espagnol[4].

En dépit de sa défaite aux primaires démocrates, Andrew Cuomo décide de maintenir sa candidature en tant que candidat indépendant. Perçu comme le favori de Wall Street, Andrew Cuomo reçoit pour financer sa campagne des donations de divers milliardaires, dont Michael Bloomberg, William Ackman, Kenneth Griffin ou encore Daniel Loeb[53]. Il est également soutenu par l'administration Trump, qui fait pression sur Eric Adams et le candidat républicain Curtis Sliwa pour les persuader de se retirer du scrutin[41]. Curtis Sliwa maintient néanmoins sa candidature[54].

Il a été accusé par Andrew Cuomo et par les médias israéliens d'antisémitisme en raison de son soutien au peuple palestinien[55],[4]. Néanmoins, Mamdani a fait de la lutte contre toutes les formes de discrimination et tous les types de racismes un des axes de sa campagne[4]. Il obtiendrait selon les sondages le soutien d'une part particulièrement significative de l'électorat juif new-yorkais (plus de 43 % en août 2025)[41]. Le New York Times note que « beaucoup d’électeurs juifs soutiennent Mamdani, et beaucoup sont d’accord avec lui sur Gaza »[52],[56].

Il est particulièrement attaqué durant la campagne par une partie des médias et de l'establishment politique. Dans la seule semaine suivant la validation des résultats de la primaire démocrate, le Wall Street Journal a publié dix tribunes hostiles à Zohran Mamdani[41]. La sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand a affirmé qu’elle ne pouvait pas le soutenir en raison de ses « références au djihad mondial ». L’ex-maire républicain Rudolph Giuliani l'a décrit comme un « croisement d’extrémiste islamique et de communiste », et a suggéré de le faire arrêter[41]. Représentante républicaine de New York, Elise Stefanik le traite de « suppôt du terrorisme »[52]. Le président Donald Trump le traite pour sa part de « petit communiste » et a mis en doute la légalité de son arrivée aux États-Unis, le menaçant même d'expulsion[57],[58] et de retirer les fonds pour la ville en cas d'élection[59].

Il remporte finalement l'élection et est élu maire de New York le avec plus de 50,4% des suffrages[60] (soit 1 036 061 voix) contre 41,6 % (854 995 voix) pour Cuomo et 7,1 % des voix (146 137 voix) pour Sliwa. Il devient à 34 ans le plus jeune maire de la ville depuis 1892, et le premier de confession musulmane[61]. Il est également le premier candidat à la mairie de New York à dépasser le million de voix obtenues depuis 1969 et la seconde candidature de John Lindsay[62].

Période de transition

Mamdani rencontre Donald Trump fin à la Maison-Blanche pour parler de la sécurité, de l'économie et du pouvoir d'achat[63],[64]. Suite à l'échange et devant les caméras, Trump salue et est chaleureux avec Mamdani, affirmant que beaucoup de leurs idées coïncident, et ce malgré des critiques mutuelles depuis plusieurs mois[65],[66].

Le , Catherine Almonte Da Costa, désignée la veille comme directrice des nominations dans la future administration Mamdani, annonce sa démission après la révélation de posts sur les réseaux sociaux à caractère antisémite publié plus d'une décennie plus tôt[67]. Après l'incident, Mamdani affirme qu'il n'était pas au courant de l'existence des publications, et qu'il va recruter une équipe indépendante d'avocats pour renforcer le contrôle des antécédents de ses nommés[68].

Mandat

Mamdani prêtant serment comme maire devant le sénateur Bernie Sanders.

Son mandat commence le , après une prestation de serment durant laquelle il choisit de prêter serment sur le Coran et non la Bible[69],[70],[71], le cadre légal ne prévoyant en aucun cas la nécessité de prêter serment sur un texte religieux[72],[73]. Cette cérémonie se déroule dans l'historique station de métro abandonnée City Hall devant la procureure générale de l'État de New York, Letitia James[74] et de Rama Duwaji. Une cérémonie d'investiture publique a lieu plus tard dans la journée, lors de laquelle il prête une nouvelle fois serment, cette fois-ci devant le sénateur Bernie Sanders[75].

Lors du premier jour de son mandat, il signe une série d'ordres exécutifs, dont un abrogeant tous les ordres exécutifs édictés par son prédécesseur Eric Adams après son inculpation pour corruption en [76].

Positions politiques et propositions

Mamdani se considère comme un socialiste démocrate depuis la campagne présidentielle de Bernie Sanders de 2016[32]. Il est membre des Socialistes démocrates d'Amérique, la plus grande organisation socialiste des États-Unis[40],[77]. Zohran Mamdani est dénoncé comme extrémiste par ses adversaires républicains[2]. Le président des États-Unis Donald Trump désigne Mamdani de « communiste »[78].

Économie

Logement

Mamdani milite pour plafonner les hausses de loyer, renforcer la protection des locataires et créer une Agence de développement de logements sociaux qui construirait des logements publics abordables[79]. Il propose la construction de 200 000 unités subventionnées sur une période de dix ans[80].

Salaire minimum

Mamdani soutient une augmentation progressive du salaire minimum à New York à 30 dollars de l'heure d'ici 2030, contre 16,5 dollars de l'heure en [81].

Impôts

Mamdani soutient une augmentation de l'impôt sur le revenu pour le 1 % des habitants les plus riches de New York afin de collecter 20 milliards de dollars pour financer des universités CUNY et SUNY gratuites, une garde d'enfants universelle à l'échelle de l'État, un gel des tarifs du métro, des bus gratuits de la MTA, et des protections pour les locataires[3]. Il a aussi affirmé qu’« il ne devrait pas y avoir de milliardaires »[82].

Il est également favorable à une hausse de 11,5 % de l’impôt sur les sociétés de l’État, supposée générer 5 milliards de dollars, et une surtaxe de 2 % sur les revenus supérieurs à un million de dollars, évaluée à 4 milliards supplémentaires[80]. Néanmoins, la surtaxe sur les très hauts revenus pourrait être limitée par la mobilité des contribuables[80].

Transports

Mamdani est favorable à la suppression définitive des coûts pour les passagers utilisant le bus[83]. Il avait déjà plaidé pour un programme pilote de transport public gratuit pour les bus de la MTA[84],[85], qui avait été lancé sur les lignes Q4, B60, Bx18, M116 et S46/96 à partir de septembre 2023[86],[87]. Le programme a provoqué une augmentation de 30 % de la fréquentation en semaine, principalement du fait du transport de personnes gagnant moins de 28 000 dollars par an. Sur les cinq lignes rendues gratuites, les agressions contre les chauffeurs de bus ont aussi diminué de 38,9 %[88]. Ce programme de gratuité a pris fin en après que les législateurs de l'État n'ont pas renouvelé son autorisation[89],[90]. En réponse, Mamdani a déclaré que « la MTA était opposée à ce programme… car ils disaient que ce n'était pas le moment de brouiller le message sur les prix pratiqués »[91],[92]. Mamdani estime qu'il en coûterait environ 650 millions de dollars supplémentaires par an à New York pour exploiter ses lignes de bus en assurant leur gratuité aux usagers[93].

En , Mamdani a introduit une série de projets de loi pour la session 2023 appelée « Fix the MTA ». Il a proposé des trajets de bus gratuits sur quatre ans à travers Le Bronx, Brooklyn, Queens, puis Manhattan et Staten Island[94]. La loi Formula Three visait à combler le déficit de 2,5 milliards de dollars de la MTA avec une autre mesure gelant les tarifs à 2,75 dollars. Une autre disposition aurait alloué des fonds supplémentaires pour augmenter la fréquence, comme des intervalles de six minutes pour les trains et les cent lignes de bus les plus utilisées, puis utiliser tout argent supplémentaire pour augmenter le service de 20 %[95].

En 2023, Mamdani a co-introduit un projet de loi qui imposerait des frais d'immatriculation des véhicules basés sur le poids pour dissuader les gens de posséder des véhicules plus lourds, dans le but de rendre les rues plus sûres[96].

Mamdani a été un fervent défenseur de la tarification de la congestion[97] et a rédigé un projet de loi avec le sénateur de l'État de New York Michael Gianaris (en) appelé « Get Congestion Pricing Right ». L'objectif du projet était de financer des bus plus fréquents et fiables pour « montrer aux New-Yorkais que la tarification de la congestion sera accompagnée de meilleures options de transport public, au lieu de simplement leur imposer des coûts plus élevés ou des trajets plus longs »[98],[99]. La campagne a obtenu 12,3 millions de dollars pour un service accru aux heures de pointe sur cinq lignes de bus express et des investissements dans la fiabilité de 13 lignes de bus[98].

Éducation

Mamdani introduit un projet de loi pour supprimer l'exemption fiscale sur les propriétés de l'université de New York et de l'université Columbia et rediriger ces fonds vers des universités publiques sous-financées[100].

Garde d'enfants

Mamdani lance sa campagne pour la mairie de 2025 en mettant l'accent sur la garde d'enfants, proposant une garderie publique gratuite pour tous les enfants de six semaines à cinq ans[101]. Il a proposé de fournir à toutes les nouvelles familles de New York des « paniers pour bébés » contenant des produits comme des couches et des fournitures pour l'allaitement[102].

Criminalité

Mamdani estime que pour améliorer la sécurité publique, il faut « un travail digne, une stabilité économique et des quartiers bien dotés en ressources », plutôt que de renforcer la police et les prisons[103]. Il prône une approche communautaire pour réduire la criminalité, en mettant l'accent sur l'aide aux sans-abri et les programmes anti-violence. Il critique une dépendance excessive envers la police pour résoudre tous les problèmes sociaux, déclarant : « La police a un rôle crucial à jouer, mais à l’heure actuelle, on compte sur elle pour pallier les échecs du filet de sécurité sociale, ce qui l'empêche de remplir ses véritables fonctions »[104].

Mamdani a attiré l'attention pour ne pas avoir proposé d'augmentation du budget ou des effectifs du NYPD[104]. Il a toutefois déclaré qu'il ne réduirait pas son budget, mais le financerait en partie en taxant davantage les entreprises et les résidents les plus riches de la ville[104].

Conflit israélo-palestinien

Début 2023, Mamdani présente un projet de loi intitulé Not on our dime!: Ending New York Funding of Israeli Settler Violence Act qui interdirait aux organisations caritatives américaines de faire des dons à des organisations soutenant les colons israéliens illégaux[105],[40]. En , il se joint à Cynthia Nixon pour une grève de la faim de cinq jours devant Washington, D.C. en soutien à un cessez-le-feu immédiat et en opposition au soutien du président Joe Biden aux attaques israéliennes sur Gaza[106],[107],[108]. En 2024, il organise un iftar (repas du soir des musulmans pendant le ramadan) pour un cessez-le-feu à Gaza pendant le ramadan[109].

En , Politico rapporte que Mamdani n'a pas coparrainé la résolution annuelle de l'Assemblée condamnant l'Holocauste et reconnaissant l'indépendance d'Israël. En réalité, Mamdani avait demandé à son équipe de campagne de ne plus coparrainer aucune résolution pendant la durée de sa campagne, afin de rester concentré sur celle-ci ; cette résolution n'a donc pas été reconduite automatiquement[110]. Une vidéo postée sur le réseau social X montre Mamdani affirmant regretter cette confusion, approuver le contenu même de la résolution, et rappeler qu’il avait voté en faveur de celle-ci les années précédentes[110]. Il n'a également pas co-signé la résolution célébrant l'anniversaire de la fondation d'Israël. Il exprime des préoccupations sur le langage de la résolution louant la quête de paix d'Israël avec sécurité et dignité, qu'il juge contredite par les actions du gouvernement israélien actuel. Mamdani faisait partie des cinq membres de l'Assemblée de l'État qui n'ont pas signé au moins une des deux résolutions cette année-là. Le porte-parole de sa campagne, Andrew Epstein, déclare : « Il soutient absolument la résolution du jour de commémoration de l'Holocauste. » Il note également que Mamdani a régulièrement commenté ce jour de commémoration et condamné le génocide du peuple juif. Ses décisions suscitent des critiques de la part d'opposants, notamment le membre de l'Assemblée Sam Berger (en), qui l'accuse de tendances antisémites, pointant du doigt sa condamnation d'Israël après l'attaque du menée par le Hamas (qui a conduit à la guerre de Gaza) et un soutien de l'ancien élu à la Chambre des représentants Jamaal Bowman[111]. En réponse aux critiques, Mamdani déclare qu'il abhorre l'antisémitisme et reconnait le droit d'Israël à exister[112].

Plusieurs associations juives comme l'American Jewish Committee, le Metropolitan Council on Jewish Poverty (en) et la Far Rockaway Jewish Alliance, associations luttant contre l’antisémitisme mais aussi sionistes, classent Zohran Mamdani comme un « antisémite »[113]. Zohran Mamdani réfute ces accusations[114].

Immigration et droits des personnes transgenres

En 2025, Mamdani a participé à un rassemblement à Union Square à Manhattan pour protester contre l'administration Trump et le maire Eric Adams concernant leur politique d'immigration et la politique fédérale envers les personnes transgenres aux États-Unis[8].

Environnement

Pour Mamdani, action climatique et justice sociale sont liées. Ainsi, en 2021, il a mobilisé des militants et fait du plaidoyer auprès de la gouverneure Kathy Hochul pour empêcher l'agrandissement d'une centrale électrique au gaz à Astoria, en mettant en avant les enjeux environnementaux pour les populations à faibles revenus[115],[116]. Mamdani a aussi soutenu des mesures à l'échelle de l'État comme le All-Electric Buildings Act, qui interdit toute installation d'équipement à combustible fossile (comme les cuisinières à gaz) dans les nouveaux immeubles[117], et il a aussi soutenu l'introduction de péage à Manhattan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'origine routières[118].

En tant que candidat à la mairie de la ville de New York, Mamdani a proposé un programme global de décarbonation et de résilience. Ses "Green Schools" pour une ville de New York en meilleure santé pourraient : rénover 500 écoles publiques à l'aide de panneaux solaires sur les toits et des systèmes HVAC, construire 500 cours de récréation vertes, transformer l'asphalte en espace vert pour les écoliers et les résidents alentour, convertir 50 écoles en lieux pouvant offrir refuge et ressources pendant les événements climatiques extrêmes, et étendre les incitations fiscales comme le crédit d'impôt J-51 pour encourager les propriétaires d'immeubles à se conformer à la loi Local Law 97 (en) de 2019[119].

Notes et références

Liens externes

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