Élections législatives de 2024 dans l'Aisne

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Typed’électionÉlections législatives
Campagne au
au
Population527 468
Inscrits au 1er tour372 655
Élections législatives de 2024 dans l'Aisne
5 sièges de députés à l'Assemblée nationale
et
Type d’élection Élections législatives
Campagne au
au
Corps électoral et résultats
Population 527 468
Inscrits au 1er tour 372 655
Votants au 1er tour 238 505
64,00% en augmentation 18,1
Votes exprimés au 1er tour 231 265
Votes blancs au 1er tour 4 878
Votes nuls au 1er tour 2 362
Inscrits au 2d tour 73 181
Votants au 2d tour 46 620
63,71% en augmentation 19,1
Votes exprimés au 2d tour 45 342
Votes blancs au 2d tour 888
Votes nuls au 2d tour 390
Rassemblement national et alliés
Voix au 1er tour 123 430
53,37%
en augmentation 20,3
Voix au 2e tour 22 409
49,42%
Députés élus 4 en augmentation 1
Nouveau Front populaire
Voix au 1er tour 34 772
15,04%
en diminution 9
Sièges obtenus 0 en diminution 1
Ensemble pour la République
Renaissance
Voix au 1er tour 31 639
13,68%
en diminution 1,5
Députés élus 0 en stagnation
Union de la droite et du centre
Les Républicains
Voix au 1er tour 18 953
8,20%
en diminution 6,9
Voix au 2e tour 22 933
50,58%
Députés élus 1 en stagnation
La Convention
Voix au 1er tour 15 385
6,65%
Députés élus 0
Députés sortants par circonscription
Carte
Résultats du 1er tour
Diagramme
Couleur de fond : couleur politique du candidat en tête ou élu ou réélu
Carré(s) : couleur politique des candidats habilités à se maintenir au second tour :
Députés élus par circonscription
Diagramme2

Les élections législatives françaises de 2024 dans l'Aisne se déroulent les et [1]. Dans l'Aisne, cinq députés sont à élire dans le cadre de cinq circonscriptions.

Le scrutin intervient trois ans avant la fin normale du mandat de la législature sortante à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron[2], en réaction à la lourde défaite au niveau national de la coalition présidentielle Ensemble aux élections européennes, où elle est devancée de près de 17 points par le Rassemblement national[3].

À l'Assemblée

En 2022, en lien avec l'impopularité d'Emmanuel Macron, la coalition présidentielle perd ses trois députés dans l'Aisne et aucun de ces députés sortants ne parviennent à conserver leur siège au second tour face au Rassemblement national. La droite conserve son unique siège avec Julien Dive tandis que la gauche garde aussi son siège avec Jean-Louis Bricout. Le Rassemblement national gagne trois sièges de député sur les cinq duels du second tour dans les circonscriptions du département, avec Nicolas Dragon, José Beaurain et Jocelyn Dessigny, après le revers électoral de 2017 où le parti n'avait obtenu aucun député.

Nicolas Dragon, député de la 1re circonscription, intègre la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale. Membre du groupe Rassemblement national, il suit les positions de ce dernier. Il s'occupe des questions relatives au nucléaire au sein du groupe et de son parti[4]. Il fait d'ailleurs plusieurs interventions concernant la proposition de loi de fusion de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)[5],[6].

Julien Dive, député de la 2e circonscription, réintègre la commission des Affaires économiques et reste vice-président de cette commission. Pour la présidence du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, il se présente comme candidat, mais il est battu par Olivier Marleix, qui obtient 40 voix contre 20 pour Dive[7]. Lors des réformes des retraites, il prend position contre le texte et fait partie des 19 députés de son groupe à voter la motion de censure déposée par le groupe LIOT[8]. Il fait plusieurs interventions sur les questions agricoles pour son groupe et dans la presse[9].

Jean-Louis Bricout, député de la 3e circonscription, rejoint la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et la commission des Affaires économiques. Au début de la législature, il ne réintègre pas le groupe socialiste et décide de siéger comme député non-inscrit en raison de son désaccord avec la NUPES, même s'il a obtenu l'investiture de cette dernière pour son élection en 2022. En septembre 2022, il rejoint le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT) et adhère en février 2023 au mouvement La Convention, fondée par Bernard Cazeneuve. En février 2024, il est l'auteur d'une proposition de loi avec le député Yannick Favennec pour rendre obligatoire l'affichage des prix des bornes électriques[10].

José Beaurain, député de la 4e circonscription, intègre la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il est membre du groupe Rassemblement national. Premier député aveugle sous la Cinquième République, il intervient sur les questions autour du handicap et les conditions de vie des personnes handicapée[11]. Il effectue d'ailleurs une intervention remarquée en octobre 2022 dans l'hémicycle à l'aide d'un texte en braille sur le sujet de l'aide à la vie partagée (AVP)[12]. Il fait partie des 150 députés les plus actifs en matière d'amendements et de propositions de loi, mais son temps de parole dans l'hémicycle est minimal par rapport aux autres députés de son groupe[11].

Jocelyn Dessigny, député de la 5e circonscription, rejoint la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Membre du groupe Rassemblement national, il suit les positions de son groupe. Il critique en juillet 2023 le projet de Cité internationale de la langue française comme étant déconnecté de la réalité des habitants de Villers-Cotterêts et d'un caprice présidentiel[13]. Il suscite la polémique en septembre 2023 sur ses propos concernant les mères au foyer dans la cadre du projet de loi « plein emploi »[14].

Élections européennes

Lors des élections européennes de 2024, le Rassemblement national est en tête dans le département avec 50,64 % des voix pour la liste conduite par Jordan Bardella. Il est suivi par la liste de la majorité présidentielle Ensemble, conduite par Valérie Hayer avec 11,30 % puis par la liste du Parti socialiste, conduite par Raphaël Glucksmann avec 7,78 % et enfin par la liste des Républicains de François-Xavier Bellamy avec 6,25 %. La liste de La France insoumise, conduite par Manon Aubry, arrive en cinquième position avec 5,29 % des suffrages.

En dessous de 5 % des suffrages exprimés, on retrouve en sixième position la liste de Reconquête de Marion Maréchal avec 4,98 %. Avec 2,36 % des suffrages exprimés, la liste des Écologistes de Marie Toussaint est devancé par celle du Parti animaliste de Hélène Thouy qui recueille 2,41 % des suffrages exprimés. Le Rassemblement national a d'ailleurs obtenu son meilleur résultat national en métropole[15] comme celle de 2019.

Résultats des élections européennes de 2024 par circonscription

Circonscription RN ENS PS - PP LFI LR
1re 50,21 % 11,68 % 8,16 % 4,72 % 6,1 %
2e 48,96 % 11,73 % 8,03 % 5,64 % 7,47 %
3e 55,87 % 9,98 % 6,74 % 3,2 % 5,76 %
4e 50,86 % 11,44 % 7,81 % 6,18 % 5,55 %
5e 48,16 % 11,52 % 8 % 6,34 % 6,34 %

Système électoral

Les élections législatives ont lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions uninominales[16].

Est élu au premier tour le candidat qui réunit la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart (25 %) des électeurs inscrits dans la circonscription[17]. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé entre les candidats ayant réuni un nombre de voix au moins égal à un huitième des inscrits (12,5 %) ; les deux candidats arrivés en tête du premier tour se maintiennent néanmoins par défaut si un seul ou aucun d'entre eux n'a atteint ce seuil[18]. Au second tour, le candidat arrivé en tête est déclaré élu.

Le seuil de qualification basé sur un pourcentage du total des inscrits et non des suffrages exprimés rend plus difficile l'accès au second tour lorsque l'abstention est élevée. Le système permet en revanche l'accès au second tour de plus de deux candidats si plusieurs d'entre eux franchissent le seuil de 12,5 % des inscrits. Les candidats en lice au second tour peuvent ainsi être trois, un cas de figure appelé « triangulaire ». Les second tours où s'affrontent quatre candidats, appelés « quadrangulaire » sont également possibles, mais beaucoup plus rares[16].

Dates

Selon les dispositions de la Constitution, les élections en cas de dissolution doivent se tenir dans les vingt à quarante jours après la signature du décret de dissolution et l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale. L'Assemblée doit ensuite se réunir le deuxième jeudi qui suit son élection. Les élections législatives sont fixées par le gouvernement aux et [19],[20],[1],[21].

Le décret de convocation des électeurs du président de la République  qui suit le décret de dissolution également pris par celui-ci  ayant fixé les élections trois semaines après sa signature, le délai de dépôt des candidatures pour le premier tour prévu par le code électoral, fixé au quatrième vendredi précédant le jour du scrutin[22], n'est pas applicable à ces élections législatives. Conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel, la date limite de dépôt de candidature pour le premier tour est donc édictée par ce décret[23], qui la fixe au dimanche 16 juin à 18 heures[1].

Les déclarations de candidature doivent être déposées à la préfecture à Laon. Le dépôt doit avoir lieu entre le et le à 18 heures pour le premier tour[24],[25]. À la clôture du dépôt, un tirage au sort a lieu pour chaque circonscription afin de déterminer l'ordre de présentation des candidats. Le préfet publie ensuite un arrêté donnant la liste des candidats pour le premier tour[26],[27].

Pour le second tour, les déclarations de candidature doivent être déposées du au à 18 heures[1],[25],[28]. L'ordre de présentation des candidats est déterminé par les résultats du premier tour.

Partis et nuances

Les résultats des élections sont publiés en France par le ministère de l'Intérieur, qui classe les partis en leur attribuant des nuances politiques. Ces dernières sont décidées par les préfets, qui les attribuent indifféremment de l'étiquette politique déclarée par les candidats, qui peut être celle d'un parti ou une candidature sans étiquette[29].

Seuls le Parti communiste français (COM), La France insoumise (FI), le Parti socialiste (SOC), le Parti radical de gauche (RDG), Les Écologistes (VEC), Renaissance (RE), le Mouvement démocrate (MDM), Horizons (HOR), l'Union des démocrates et indépendants (UDI), Les Républicains (LR), le Rassemblement national (RN) et Reconquête (REC) se voient attribuer en 2024 des nuances propres. Les coalitions Ensemble et Nouveau front populaire, ainsi que les candidats de l'alliance LR-Ciotti-RN, en bénéficient également indirectement, les nuances Ensemble ! (Majorité présidentielle) (ENS), Union de la gauche (UG) et Union de l'extrême-droite (UXD) étant attribuables aux candidats bénéficiant respectivement du soutien de deux partis du centre, de deux partis de gauche ou de deux partis d'extrême-droite[30],[31].

Tous les autres partis se voient attribuer l'une ou l'autre des nuances suivantes : EXG (extrême gauche), DVG (divers gauche), ECO (écologiste), REG (régionaliste), DVC (divers centre), DVD (divers droite), DSV (droite souverainiste) et EXD (extrême droite). Des partis comme Debout la France ou Lutte ouvrière ne disposent ainsi pas de nuances propres, et leurs résultats nationaux ne sont pas publiés séparément par le ministère, car mélangés avec d'autres partis (respectivement dans les nuances DSV et EXG)[32].

Campagne et positionnement des partis

Union de la gauche : Nouveau Front populaire

Au lendemain des élections européennes, des discussions entre les forces de gauche, La France insoumise, le Parti socialiste, Les Écologistes, le Parti communiste français, Génération.s et la Gauche républicaine et socialiste ont lieu pour former une coalition avec une candidature unique dans chaque circonscription[33]. Elles aboutissent à la création d'une coalition appelée « Nouveau Front populaire (NFP) » dans la soirée[33]. Dans la nuit du au , le NPA - L'Anticapitaliste décide de rejoindre cette alliance[34].

Le , La France insoumise, le Parti socialiste, Les Écologistes et le Parti communiste français trouvent un accord pour une répartition des différents circonscriptions entre eux et leurs alliés - en prenant en compte à la fois les députés sortants ainsi que les résultats des européennes[35]. Le au soir, les partis du « Nouveau Front populaire » officialisent leur accord sur la campagne, le programme et la répartition des circonscriptions[36],[37]. Selon l'accord national du Nouveau Front populaire, dans l'Aisne, les 1re, 3e, 4e et 5e circonscriptions sont réservées à un candidat du Parti socialiste. La France insoumise obtient la 2e circonscription[37],[38].

Le Parti socialiste investit Charles Culioli, avocat laonnois en droit social, dans la 1re circonscription avec l'écologiste Brigitte Fournié-Turquin, conseillère départementale élue dans le canton de Laon-2, comme suppléante[39]. Dans la 5e circonscriptions, Karim Belaïd, médecin généraliste à Château-Thierry est choisi comme candidat par le PS avec la communiste Marie-Ange Layer, conseillère régionale comme suppléante[40]. Le PS parachute Lola Prié, étudiante parisienne et originaire du Finistère, dans la 4e circonscription[41].

La France insoumise investit Anne-Sophie Dujancourt, documentaliste et conseillère municipale d'opposition de Saint-Quentin dans la 2e circonscription avec Didier Latapie, retraité de l'Éducation nationale comme suppléant[42],[43].

Dans la 3e circonscription, le député sortant Jean-Louis Bricout, membre du parti La Convention et du groupe LIOT à l'Assemblée nationale décide de repartir en campagne[44],[45] sans investiture du Nouveau Front populaire. Le Nouveau Front populaire décide d'ailleurs de n'investir aucun candidat dans cette circonscription, face à lui, malgré l'accord national réservant la circonscription au PS et du soutien accordé par le PS à ce dernier[37],[42],[46].

Majorité présidentielle : Ensemble

Peu après l'annonce de la dissolution, la majorité présidentielle autorise l'investiture aux députés sortants, y compris d'opposition faisant partie de « l'arc républicain »[47].

Dans l'Aisne, les députés sortants battus en 2022, Aude Bono et Marc Delatte sont sollicités pour être candidat à ces élections par la présidente de Renaissance dans le département, Sawsen Clément-Jebbari[48]. Cependant, Marc Delatte et Aude Bono ne souhaitent pas être à nouveau candidats pour ces législatives[49].

Dans la 5e circonscription, le candidat dissident en 2022, Sébastien Eugène, maire radical de Château-Thierry et conseiller départemental, décide de ne pas se présenter pour ces élections[50]. Le maire Horizons de Condé-en-Brie et conseiller régional, Dominique Moyse décide aussi de ne pas être candidat[51].

Le parti Renaissance décide finalement de donner l'investiture à Jeanne Roussel, conseillère départementale élue dans le canton de Villers-Cotterêts, dans la 5e circonscription comme en 2022 et à Benjamin Maurice, haut fonctionnaire, ayant travaillé dans les cabinets ministériels d'Élisabeth Borne et Olivier Dussopt, dans la 4e circonscription[52]. Ce dernier avait d'ailleurs souhaité se présenter dans cette circonscription en 2017, mais Marc Delatte avait alors reçu l'investiture[52].

Dans la 1re circonscription, l'avocat laonnois Damien Delavenne est investi par Renaissance. Ce dernier a été conseil municipal de Laon entre 2014 et 2020. Il a été tête pour le PS en 2014 pour la mairie de Laon. Il a rejoint le parti présidentielle en 2017[53]. Dans les 2e et 3e circonscriptions, Renaissance ne présente pas de candidat face aux députés sortant Julien Dive et Jean-Louis Bricout.

À droite

Après l'annonce de la dissolution, Les Républicains décide de maintenir la stratégie du « ni-ni » avec aucune alliance avec la majorité présidentielle comme le Rassemblement national, même si le RN courtise les LR pour une éventuelle alliance[54].

Le député LR sortant de la 2e circonscription, Julien Dive, décide aussitôt le de repartir en campagne[55] sans attendre la validation de son investiture. Paul Mougenot, conseiller départemental élu dans le canton de Villeneuve-sur-Aisne et candidat en 2022, pense à une nouvelle candidature dans la 1re circonscription, mais il réserve sa décision[56].

David Bobin, maire de Vauxbuin et conseiller départemental élu dans le canton de Soissons-2, décide de ne pas solliciter une nouvelle candidature dans la 4e circonscription après celle de 2022 en raison de ses fonctions actuelles d'élu[57].

Le , Éric Ciotti, président des Républicains, annonce par surprise vouloir faire alliance avec le Rassemblement national, rompant avec la ligne du « ni-ni » qui prévalait encore. Cette décision provoque une crise interne et des critiques dont celle de Pascale Gruny, sénatrice et présidente des Républicains de l'Aisne[58] et de Julien Dive estimant que cet accord est un calcul électoral et une rupture par rapport aux décisions antérieures[59]. Il exprime aussi son dégoût et évoque d'ailleurs : « Nous savons désormais qu’en juin 1940, Eric Ciotti n’aurait jamais traversé la Manche. » concernant le président de son parti[60]. À la suite de cette annonce, le sénateur LR, Antoine Lefèvre décide de quitter le parti[61].

À la suite de cette annonce, Julien Dive maintient sa candidature[62]. Pascale Gruny, présidente des LR du département confirme son investiture et investit Jade Gilquin, enseignante et conseillère municipale de Villers-Cotterêts comme candidate dans la 5e circonscription comme en 2022[63]. Elle dément d'ailleurs d'un soutien de son parti à un candidat du Rassemblement national[63]. Les Républicains ne présentent aucun candidat dans les 1re, 3e et 4e circonscriptions.

Rassemblement national

Après l'annonce de la dissolution, les députés sortants RN, Nicolas Dragon, José Beaurain et Jocelyn Dessigny décident de repartir en campagne dans leur circonscription respective pour solliciter un nouveau mandat[64],[65].

Pour cette élection, le Rassemblement national espère réaliser le grand chelem en gagnant la 2e circonscription et la 3e circonscription face aux députés sortants Julien Dive et Jean-Louis Bricout en raison des excellents résultats du parti dans le département, même si l'ancrage local des deux députés sortants est fort[48].

Dans le cadre de l'appel à des alliances avec Les Républicains et d'autres partis politiques alliés, les noms de Philippe Torre, maire CNIP de Berlancourt et conseiller régional, et de Lola Puissant, membre de L'Avenir français, sont évoqués comme candidat dans la 3e circonscription pour le premier et la 2e circonscription pour la seconde[66]. Ils ont d'ailleurs été candidat en 2017 pour Philippe Torre et en 2022 pour Lola Puissant dans ces deux circonscriptions.

Philippe Torre s'est d'ailleurs déclaré candidat dès le dans la 3e circonscription[67]. Il est aussi un des avocats représentant Éric Ciotti dans l'affaire demandant l'annulation de son exclusion du parti des Républicains[68],[69].

Le Rassemblement national décide finalement le de donner son investiture à Philippe Torre (CNIP) dans la 2e circonscription et parachute Eddy Casterman (ex-Reconquête), maire-adjoint d'Englos dans le Nord et proche de Marion Maréchal, comme candidat de l'union des droites dans la 3e circonscription[70],[71],[72]. Ce dernier a été candidat en 2022 dans la 11e circonscription du Nord avec l'étiquette Reconquête et il est un proche de Marion Maréchal qui a rompu avec son parti[72].

Jérôme Moineuse, maire de Lemé, ancien membre du parti Les Républicains et candidat en 2022 dans la 3e circonscription, a été sollicité comme candidat de l'union des droites, soutenu par le RN dans cette circonscription, mais ce dernier a décliné la proposition, d'où le parachutage d'Eddy Casterman[71].

Reconquête

Dès le , des discussions entre Rassemblement national et Reconquête s'amorcent dans le cadre d'une « union des droites » mais le RN refuse le un accord avec le parti d'Éric Zemmour. À la suite de ce rejet, des dissensions internes éclatent avec l'exclusion de quatre eurodéputés du parti dont Marion Maréchal ayant appelé à soutenir les candidats de cette coalition des droites[73]. Le , Éric Zemmour annonce finalement l'investiture de candidat dans 330 circonscriptions.

Dans l'Aisne, le parti a décidé de ne pas présenter de candidat dans la 4e et 5e circonscription face aux députés RN sortants José Beaurain et Jocelyn Dessigny comme « main tendue au RN »[73]. Il investit Didier Kaczmarek dans 2e circonscription[74] et Anne-Marie Fournier, retraitée et ancienne conseillère départementale RN élue dans le canton d'Hirson de 2015 à 2021, dans 3e circonscription. Ces deux candidatures peuvent cependant être retireées « s'ils acceptent l'union des droites » selon le délégué départemental, Romain Dumand[73]. Quelques jours avant le premier tour du scrutin, Anne-Marie Fournier décide de retirer sa candidature dans la 3e circonscription[75].

Philippe Tréguier est investi par Reconquête dans la 1re circonscription[76]. Il est le seul candidat de son parti face au député RN sortant Nicolas Dragon[73].

Autres

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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