Élections municipales de 2026 à Strasbourg

résultats électoraux des élections municipales françaises de 2026 From Wikipedia, the free encyclopedia

Les élections municipales de 2026 à Strasbourg ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de l'Eurométropole de Strasbourg.

Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire65 sièges au conseil municipal
53 sièges au conseil métropolitain
Population293 771
Inscrits149 962
Faits en bref Type d’élection, Postes à élire ...
Élections municipales de 2026 à Strasbourg
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 65 sièges au conseil municipal
53 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 293 771
Inscrits 149 962
Votants au 1er tour 87 177
58,13% en augmentation 23,8
Votes exprimés au 1er tour 86 357
Votes blancs au 1er tour 481
Votes nuls au 1er tour 339
Votants au 2d tour 90 123
60,07% en augmentation 23,4
Votes exprimés au 2d tour 88 821
Votes blancs au 2d tour 840
Votes nuls au 2d tour 462
Catherine Trautmann PS
Voix au 1er tour 22 392
25,93%
en augmentation 6,2
Voix au 2e tour 32 867
37,00%
en augmentation 13,7
Sièges obtenus 45 en augmentation 32
Jeanne Barseghian LE
Voix au 1er tour 17 031
19,72%
en diminution 8,2
Voix au 2e tour 28 160
31,70%
en diminution 10
Sièges obtenus 10 en diminution 37
Jean-Philippe Vetter LR
Voix au 1er tour 20 925
24,23%
en augmentation 6
Voix au 2e tour 27 794
31,29%
en diminution 3,7
Sièges obtenus 10 en augmentation 5
Florian Kobryn LFI
Voix au 1er tour 10 392
12,03%
en augmentation 9
Sièges obtenus Élus sur la liste Barseghian
Maire de Strasbourg
Sortante Élue
Jeanne Barseghian
LE
Catherine Trautmann
PS
Fermer

Modalités du scrutin

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Strasbourg correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 250 000 et 300 000 habitants, soit 65 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 33 sièges. Les 32 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 50 % en 2014 à 34 % en 2020.

Sur le plan local, la liste menée par l'écologiste Jeanne Barseghian parvient à prendre la mairie jusqu'alors aux mains du parti socialiste en obtenant 47 sièges.

La liste du centre, menée par Alain Fontanel et soutenue par La République en Marche, Agir et le MoDem, et la liste de droite, du républicain Jean-Philippe Vetter, fusionnent au 2d tour et obtiennent 11 élus, soit 4 de moins que lors de la mandature précédente.

Enfin, le PS est relégué au rôle d'opposition et ne conserve que 7 sièges.

Le Rassemblement national ne parvient pas conserver ses 2 sièges, la liste ayant manqué les 10 % au 1er tour et n'ayant pas fusionné avec une autre liste pour le second.

Contexte politique local

Candidatures

Candidatures déclarées

Le 28 février 2025, Jean-Philippe Vetter des Républicains, déjà candidat en 2020, se déclare de nouveau candidat[21]. Il obtient officiellement le soutien de son parti le 11 septembre 2025[22]. Le 20 septembre, il reçoit le soutien de Nicolas Matt (Renaissance)[23]. Ce dernier se retrouve en 3e position de la liste derrière Frédérique Neau-Dufour et devant Elsa Schalck[24], sénatrice. Le 22 février 2026, Marc Fesneau, vice-président du Mouvement démocrate apporte son soutien à la liste de Jean-Philippe Vetter malgré la participation de son parti à la liste de Pierre Jakubowicz[25].

Le 3 juin, Mohamed Sylla, candidat lors des élections législatives de 2024 dans la 3e circonscription, et soutenu par Utiles, annonce qu'il souhaite « implanter le mouvement dans un maximum de communes du Bas-Rhin » bien que dans le cas de Strasbourg, il se dit « ouvert à une stratégie commune » avec la maire sortante[26]. Il est rejoint le 10 février 2026 par Thibault Vinci[27] du Parti radical de gauche qui avait précédemment présenté sa propre candidature[28], puis le 13 février par Ismaïl Becherirat[29] qui s'était également présenté indépendamment[30].

Le même jour, La France insoumise a désigné Lisa Farault et Benjamin Kuntz comme chefs de file, sans préciser si l'un ou l'autre sera tête de liste[31]. Le 14 octobre, c'est finalement Florian Kobryn qui est désigné comme tête de liste[32]. Le 6 mars, une candidate de la liste insoumise est menacée de mort au coteau, en présence de ses deux enfants[33].

Le 3 juillet, la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian annonce être candidate à sa réélection[34],[35]. Le 8 novembre, elle reçoit le soutien de Place Publique[36]. Ils sont rejoints par Génération.s, Génération écologie, Debout ! et L'Après[37] puis par le Parti communiste en décembre[38]. Elle est rejointe par les « Socialistes avec Jeanne et les Ecologistes » début février 2026, groupe de 4 membres du Parti Socialiste[39]. La liste présente également une membre du Parti animaliste[40].

Le 12 août, la conseillère régionale socialiste Linda Ibiem annonce sa candidature, avec son association Convergence[41], sans avoir reçu l'investiture de son parti qui l'a accordé à Catherine Trautmann le 20 novembre[42]. Elle se retire finalement le 4 février 2026[43].

Le 4 septembre, Pierre Jakubowicz se déclare candidat à la mairie avec le soutien d'Horizons et du MoDem[44]. Il obtient également le 27 septembre le soutien de Renaissance[45].

Le 4 octobre, Fahad Raja Muhammad, ingénieur et entrepreneur, a annoncé sa candidature sous l’étiquette du Mouvement populaire indépendant, qu’il a fondé après avoir été renvoyé d’un stage à la mairie de Strasbourg[46].

Le 10 octobre, la socialiste Catherine Trautmann, conseillère municipale, et maire de la ville entre 1989 et 1997 puis de nouveau brièvement entre juin 2000 et mars 2001 se porte candidate[47], elle reçoit le soutien officiel de son parti le 20 novembre[42]. Le 12 décembre, elle reçoit le soutien de Chantal Cutajar, ancienne adjointe au maire et candidate en 2020, et de son parti, Cap21[48]. Le 8 janvier 2026, Paul Meyer et Nawel Rafik-Elmrini qui avaient créé la plateforme « Réconcilier Strasbourg » rejoignent également la liste de Catherine Trautmann[49]. Fin janvier 2026, le parti pan-européen Volt France rejoint la liste de Catherine Trautmann[50].

Le 29 octobre, Virginie Joron, député européenne et ancienne conseillère régionale, se déclare candidate au nom du Rassemblement national à la mairie de Strasbourg[51].

Le 2 décembre, Lutte Ouvrière annonce leur candidature à Strasbourg, menée par Louise Fève et Marc Baud-Berthier[52].

Le 11 décembre, Clément Soubise, déjà candidat en 2020 pour le NPA, annonce sa candidature avec l'étiquette du Nouveau Parti anticapitaliste – Révolutionnaires[53].

Deux autres listes ont été déposées : Strasbourg pour les jeunes et les travailleurs menée par Eva Lacote pour le compte du Parti des travailleurs, Engagé.e.s pour Strasbourg menée par Neïla Boutghata[54].

Candidatures n'ayant pas abouti

En novembre 2025, Patrick Arbogast, déjà candidat en 2020 sous l'étiquette « Égalité active » et aux élections législatives de 2024 dans la 1re circonscription du Bas-Rhin se représente avec le soutien du parti Écologie au centre[55]. La candidature n'a finalement pas abouti.

Le 8 novembre, Cem Yoldas, ancien porte-parole de la Jeune Garde, annonce sa candidature pour le collectif « Strasbourg, c'est nous », soutenu par le Nouveau Parti anticapitaliste – L'Anticapitaliste, l'Union pour la reconstruction communiste et la branche strasbourgeoise de Yeni Demokratik Gençlik[56]. Toutefois le 25 février 2026, il annonce renoncer au dépôt de sa liste, invoquant la nécessité de protéger ses colistiers et colistières de la violence de l’extrême droite[57].

Après le premier tour

Les listes Écologiste et Insoumise, arrivées respectivement troisième et quatrième à l'issue du 1er tour, fusionnent pour le 2d tour[58]. Les membres de Place Publique présents sur la liste de la maire sortante, ne participent pas à la fusion conformément aux consignes de leur parti à l'échelle nationale. Les militants de Génération écologie ont également fait défection considérant l'alliance comme « une erreur »[59].

Le 18 mars, la liste menée par Pierre Jakubowicz, arrivée 6e, fusionne avec celle menée par Catherine Trautmann, arrivée 1re, pour le second tour. Horizons annonce soutenir dans la foulée la liste de Jean-Philippe Vetter[60]. De son côté, le Parti socialiste par la voix de son Premier secrétaire Olivier Faure annonce retirer l'investiture à Catherine Trautmann[61]. Le 19 mars, Pierre-Étienne Rosenstiehl, membre du secrétariat fédéral du PS dans le Bas-Rhin dément la déclaration d'Oliver Faure dans un communiqué et affirme que la liste de Catherine Trautmann reste investie par le PS[62].

Mohamed Sylla, tête de liste « Utiles pour Strasbourg », annonce son soutien à Jean-Philippe Vetter pour le 2d tour[63]. Thibault Vinci du Parti radical de gauche, qui avait rejoint Mohamed Sylla, « cautionne le ralliement »[60]. En conséquence, il a été exclu de son parti, qui appelle à voter pour la liste "Pour Strasbourg"[64].

Sondages

Davantage d’informations Source, Date de réalisation ...
Source Date de réalisation Échantillon LO NPA-R NPA-A LFI LE - PCF - PP PS U - PRG ÉAC RE HOR - MoDem LR - UDI RN Autres
Fève Soubise Yoldas Kobryn[N 1] Barseghian Trautmann Sylla[N 1] Arbogast Jakubowicz[N 1] Vetter Joron
Cluster17 9-12 février 2026 684 0,5 0,5 1 10 20 31 <0,5 1 5,5 19 11 <1[d]
Ipsos 13-27 janvier 2026 602 2 9 22 31 6 19 11
Elabe 24 novembre - 2 décembre 2025 600 5 12 16[e] 29 1
Vinci[f]
10 16 11
Ifop 29 août - 4 septembre 2025 614 13
Fernandes
17[g] 25 4
Matt
6 24 11
13
Fernandes
19[g] 27 28
Vetter
13
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N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Résultats

Davantage d’informations Tête de liste, Liste ...
Résultats des municipales de 2026 à Strasbourg[65]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM EMS
Catherine Trautmann PS - Cap21 - Volt - RC 22 392 25,93 32 867 37,00 45 37
Pour Strasbourg[h]
Pierre Jakubowicz HOR[a] - RE - MoDem 4 407 5,10
Du nouveau pour Strasbourg
Jeanne Barseghian LE - PP[a] - PCF - G.s - GE[a] - D! - L'A - PA - AA - SC - PS diss. 17 031 19,72 28 160 31,70 10 8
Strasbourg juste et vivante (1er tour)
Strasbourg fière, juste et vivante - La gauche unie (2d tour)[i]
Florian Kobryn LFI 10 392 12,03
Strasbourg fière et solidaire
Jean-Philippe Vetter LR - UDI - LC - PR - NE - RES - RE diss. - HOR[b] 20 925 24,23 27 794 31,29 10 8
Aimer Strasbourg
Virginie Joron RN - UDR 6 044 7,00
Sauvons Strasbourg
Fahad Raja Muhammad MPI 2 314 2,68
Strasbourg sans frontières
Neïla Boutghata ERS 1 087 1,26
Engagé-e-s pour Strasbourg
Mohamed Sylla Utiles - PRG 733 0,85
Utiles pour Strasbourg
Clément Soubise NPA-R 502 0,58
NPA Révolutionnaires - Strasbourg ouvrière et révolutionnaire
Louise Fève LO 422 0,49
Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs
Eva Lacote PT 108 0,13
Strasbourg pour les jeunes et les travailleurs
Votes valides 86 357 99,06 88 821 98,56
Votes blancs 481 0,55 840 0,93
Votes nuls 339 0,39 462 0,51
Total 87 177 100 90 123 100 65 53
Abstention 62 785 41,87 59 905 39,93
Inscrits / participation 149 962 58,13 150 028 60,07
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Formation de la majorité

Le 28 mars 2026, Catherine Trautmann est élue maire par le nouveau conseil municipal. Mathieu Cahn est nommé 1er adjoint, après sa candidature avortée en 2020 en raison d'une mise en cause dans une affaire de violences sexuelles[66]. Pernelle Richardot est nommé 4e adjointe, chargée du commerce, de l'artisanat, du tourisme et des quartiers Neuhof et du Stockfeld ; elle avait fait polémique à la rentrée 2025 pour avoir accusé Jeanne Barseghian de prosélytisme en raison d'une campagne publicitaire mettant en avant huit citoyens de Strasbourg parmi lesquels Nacera, une femme voilée. Ces accusations avaient été dénoncées jusqu'au niveau national par la porte-parole des Écologistes, Marine Tondelier[67]. Ces deux nominations ont fait réagir Florian Kobryn, ex-candidat LFI, se déclarant « vigilant par rapport aux futur(e)s postes d’adjoint(e)s dans le cadre de la lutte contre l’islamophobie ou des violences faites aux femmes »[68].

Pierre Jakubowicz qui avait rejoint la liste "Pour Strasbourg" au second tour est quant à lui 3e adjoint, chargé de la culture et du quartier de la Robertsau. Paul Meyer à la tête du mouvement Réconcilier Strasbourg se voit lui être confié le porte-feuille de l'urbanisme ainsi que la charge des quartiers de Koenigshoffen, de la Gare-Laiterie et des Halles[68].

Lors de l'investiture, Jeanne Barseghian a enjoint la maire élue à éviter une « chasse aux sorcières » dans l'administration, c'est-à-dire la peur de voir les fonctionnaires jugés proches de l'ancienne majorité poussés vers la sortie[69].

Notes et références

Voir aussi

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