Jeanne Barseghian

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Élection30 mars 2014
Groupe politiqueSEC (depuis 2020)
Jeanne Barseghian
Illustration.
Jeanne Barseghian en 2021.
Fonctions
Conseillère municipale de Strasbourg
En fonction depuis le
(12 ans et 17 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
22 mars 2026
Maire Roland Ries
Elle-même
Catherine Trautmann
Groupe politique SEC (depuis 2020)
Conseillère à l'Eurométropole de Strasbourg
En fonction depuis le
(12 ans et 17 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Président Robert Herrmann
André Bieth (intérim)
Robert Herrmann
Pia Imbs
Catherine Trautmann
Première vice-présidente de l'Eurométropole de Strasbourg

(5 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Président Pia Imbs
Prédécesseur Roland Ries
Successeur Thibaud Philipps
Maire de Strasbourg

(5 ans, 8 mois et 24 jours)
Élection
Coalition EELV/LE-PCF-PA-MdP-PP-G.s-GE-LC-AA
Prédécesseur Roland Ries
Successeur Catherine Trautmann
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Suresnes
Nationalité Française
Parti politique EELV/LE (depuis 2013)
Diplômé de Université Strasbourg-III
Université Paris-Nanterre
Profession Juriste
Consultante en développement durable

Jeanne Barseghian (/baʁ.se.ɡjɑ̃/), née le à Suresnes, est une femme politique française. Membre du parti Les Écologistes (ex-EELV) depuis 2013, elle est élue en 2014 au conseil municipal de Strasbourg et au conseil de l'Eurométropole de Strasbourg où elle est déléguée à l'économie sociale et solidaire. Elle est élue maire de Strasbourg à la suite de la victoire de la liste EELV qu'elle conduit lors des élections municipales de 2020 avant de perdre ce mandat, battue en 2026.

Origines

Née en 1980 de parents juristes, dont un père avocat[1], elle a une famille maternelle originaire de Gennes-sur-Seiche, en Ille-et-Vilaine[réf. nécessaire], et une famille paternelle appartenant à la communauté des Arméniens de Turquie. De ce côté, son arrière-grand-père en ligne masculine, Sarkis Barseghian, est l'un des premiers à être arrêté le , lors de la rafle des intellectuels arméniens de Constantinople, qui marque le début du génocide arménien ; il est déporté puis tué[2],[1]. Et son arrière-grand-mère épouse de celui-ci, l'écrivaine Berdjouhi Barseghian (1889-1940), députée de la République démocratique d'Arménie, s'installe en France vers 1924 après plusieurs années d'exil, avec son fils, Armen Barseghian (1914-2003), alors âgé de 10 ans[3],[4], grand-père paternel de Jeanne.

Études

Jeanne Barseghian est diplômée en droit à l'Université Paris-Nanterre, avec une spécialisation en droit franco-allemand puis en droit de l'environnement obtenue à l'Université Robert Schuman à Strasbourg. Elle a également une formation d'éco-conseillère, obtenue à l’Institut ECO Conseil à Strasbourg[5].

Carrière professionnelle

Jeanne Barseghian s'installe à Strasbourg en 2002 pour se spécialiser en droit de l'environnement[1]. Durant ses études à Strasbourg, elle est vendeuse au marché de Noël et organise des sorties scolaires au Musée Zoologique.

Après ses études, elle conseille les entreprises, collectivités et associations sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux pendant plusieurs années. Elle travaille notamment pour le Conseil régional d'Alsace[6] au développement du tourisme durable autour du Rhin[7].

En 2012, elle rejoint à nouveau le Conseil régional d'Alsace, en travaillant pour le groupe des élus écologistes, notamment sur le Conseil unique d'Alsace ou l'avenir du territoire de Fessenheim. Elle continue ses activités de conseil, en travaillant notamment dans la santé, sur la transition écologique de plusieurs hôpitaux[8].

Vie privée

Jeanne Barseghian a un compagnon de nationalité allemande, qui travaille à Fribourg-en-Brisgau[9]. Elle a résidé 20 ans dans le quartier de Neudorf[9] puis dans celui de la Meinau[10]. Magazine Décideurs relève après son élection comme maire qu'elle « met très peu en avant son intimité, que ce soit dans les réunions publiques et sur les réseaux sociaux où ses comptes Twitter et Facebook officiels sont pour le moment très peu cultivés », contrairement à ses principaux concurrents lors des municipales[1].

Parcours politique

Engagements associatifs

Elle s’engage en 2002 au sein du milieu associatif, à Alsace Nature et au Groupement d’études et de protection des mammifères d’Alsace (GEPMA)[11],[12].

Débuts en politique

Elle adhère à Europe Écologie – Les Verts en 2013, pendant la campagne des municipales à Strasbourg. Elle est nommée responsable du programme politique de la campagne et figure en 4e position sur la liste[13]. En 2015, elle deviendra à nouveau co-responsable du programme de Sandrine Bélier, candidate à la présidence de la Région Grand Est.

Lors des élections municipales de 2014 à Strasbourg, elle figure en quatrième position sur la liste menée par Alain Jund[1]. Elle est élue conseillère à la Mairie de Strasbourg et à l'Eurométropole de Strasbourg[7]. Elle est nommée coprésidente du groupe écologiste à la Ville de Strasbourg[1] et devient déléguée à l'Économie sociale et solidaire et à la réduction des déchets jusqu'en 2018.

Élections municipales de 2020

En , elle est désignée tête de liste aux élections municipales de 2020 à Strasbourg par une « assemblée citoyenne »[14], sur les conseils d’Alain Jund, figure locale d'EELV[1]. Sa liste « Strasbourg écologiste et citoyenne » est soutenue par des partis politiques de gauche, dont Europe Écologie Les Verts. La campagne s'illustre notamment par une affiche « Jeanne Barseghian, Un nouvel espoir »[15] inspirée de la Princesse Leïa, lors de la sortie du dernier Star Wars[16]. Sa liste comporte notamment de nombreux militants antiracistes, des élus PCF dont Hulliya Turan, secrétaire départementale du parti dans le Bas-Rhin, ainsi que Caroline Zorn, présidente de la section strasbourgeoise du Syndicat des avocats de France ou encore Alexandre Feltz, adjoint au maire dans la majorité sortante[1]. Avant le premier tour, les sondages font de Jeanne Barseghian et du macroniste Alain Fontanel les favoris[17],[18].

Sa liste arrive en tête au premier tour, le , avec 27,9 % des suffrages exprimés. Son score est supérieur de huit à dix points à ceux de ses principaux concurrents : Alain Fontanel (La République en marche, 19,9 %), Catherine Trautmann (Parti socialiste, 19,8 %) et Jean-Philippe Vetter (Les Républicains, 18,3 %)[19]. Le confinement mis en place par le gouvernement dans le cadre de la pandémie de Covid-19 entraîne le report du second tour. Lors de celui-ci, le , Jeanne Barseghian est opposée à Alain Fontanel (LREM-LR) et à l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann. La fusion de la liste de Jean-Philippe Vetter avec celle d'Alain Fontanel fait que celle-ci apparaît arithmétiquement comme la favorite, dès lors que les négociations pour une fusion des listes de Jeanne Barseghian et de Catherine Trautmann ont échoué[20]. La liste de Jeanne Barseghian remporte finalement l'élection avec 41,7 % des voix, six points devant celle conduite par Alain Fontanel[21].

Jeanne Barseghian est élue maire de Strasbourg le [22]. Le groupe de Catherine Trautmann rejoint la majorité[23] avant de prendre rapidement ses distances en l'accusant d'« arrogance »[24].

Jeanne Barseghian obtient par ailleurs la première vice-présidence de l'Eurométropole de Strasbourg, chargée des relations transfrontalières, européennes et internationales, le conseil métropolitain étant présidé par Pia Imbs, maire d'Holtzheim, élue à cette fonction avec son soutien[25],[26],[27].

Maire de Strasbourg

Environnement

Lors de sa première prise de parole comme maire, elle déclare « l’état d’urgence » climatique et confirme des mesures sur lesquelles elle a fait campagne, telles que la déminéralisation du centre-ville[28], la création de parcs, de pistes cyclables, l'exclusion des véhicules Diesel du centre-ville à l’horizon 2025 (une mesure prise par son prédécesseur Roland Ries), ou les aides aux associations féministes[1]. Magazine Décideurs relève que « durant sa campagne et les jours qui ont suivi son élection, elle n’a pas hésité à rassurer les milieux économiques en confirmant notamment l’agrandissement du stade de la Meinau », et estime qu'elle « veut gouverner à la manière des Verts allemands, c’est-à-dire en mettant l’accent sur la discussion transpartisane et la collaboration avec les milieux patronaux »[1].

Plan Canopée

Le Plan Canopée consiste en la plantation de dix mille arbres pour faire bénéficier 30 % du territoire de Strasbourg de leur ombre et évapotranspiration d'ici 2050 dans le cadre de la lutte contre les canicules provoquées par le changement climatique, au rythme de mille arbres plantés par an. La déminéralisation des sols à végétaliser permet une meilleure infiltration des eaux pluviales. Cinq millions d'euros sont consacrés à ce Plan[29]. Jean-Philippe Vetter, opposant Les Républicains, estime que le nombre d'arbres prévus est trop faible et met en cause les projets immobiliers menés en parallèle au Neudorf, au Neuhof et à la Robertsau[30].

Question sociale

Fin de l'arrêt anti-mendicité

En , Jeanne Barseghian met fin à l'arrêt anti-mendicité mis en place par son prédécesseur, Roland Ries[31].

Baisse des indemnités de fonction

La municipalité vote la réduction de son indemnité par rapport à son prédécesseur (4 861,75 euros brut contre 6 000), ainsi que celle de son premier adjoint, au profit des autres conseillers municipaux de la majorité[25].

Hébergement des femmes victimes de violence

En automne 2020, en partenariat notamment avec l'association SOS Femmes Solidarité, qui fait partie des quatre associations à avoir remporté l'appel à projet municipal, 74 logements sont créés pour les femmes avec ou sans enfant victimes de violences intrafamiliales[32].

Hébergement d'urgence

Entre 2020 et 2023, 500 places d'hébergement d'urgence ont été créées à Strasbourg[33]. En 2020, 104 logements d'urgence ont été créés, dont 74 pour les femmes victimes de violences conjugales[32].

En outre, la nouvelle équipe municipale abandonne les poursuites de la mairie initiées sous l'ancienne mandature contre l'hôtel de la Rue, foyer autogéré pouvant héberger plus de 300 sans-abris[34]. Les habitants de l'Hôtel de la Rue sont progressivement relogés dans des logements dédiés jusqu'à la fin du squat prévue fin . Les 86 derniers résidents devront alors quitter les lieux[35].

Par ailleurs, afin de lutter contre les logements indignes et insalubres, la ville de Strasbourg met en place un permis de louer délivré après une vérification de la mise aux normes des logements concernés. Cette mesure est limitée au quartier Gare de Strasbourg[36].

Plainte contre l'État

En 2022, la ville de Strasbourg porte plainte contre l'État français pour sa défaillance à garantir un logement à l'ensemble des personnes en situation de sans-abrisme, compétence relevant normalement de l'État. Maire de la ville, Jeanne Barseghian lance en parallèle un appel aux élus et associations pour qu'ils se joignent à l'action en responsabilité[37].

Refus d'appliquer la loi immigration 2023

Estimant que la loi immigration adoptée le par l'Assemblée nationale[38] est contraire aux valeurs de la République, la ville de Strasbourg déclare entrer « en résistance » et refuse d'appliquer le nouveau cadre juridique[39].

Jeanne Barseghian estime que la tarification des transports relève du principe de libre administration des collectivités et qu'il n'appartient pas à l'État de décider l'exclusion des personnes en situation irrégulière de la tarification solidaire. En outre, elle affirme que l'interdiction faite aux personnes sans papier de bénéficier d'un hébergement d'urgence par la loi immigration est contraire à la Constitution, aux principes de liberté, égalité, fraternité et de dignité humaine. La ville s'engage à maintenir l'accueil dans les centres d'hébergement d'urgence toute personne indépendamment de son origine, de son sexe ou de sa religion[40].

Transports

Jeanne Barseghian en 2024.

Durant son mandat, elle lance le projet du tram nord conjointement avec l'Eurométropole de Strasbourg vers Bischheim et Schiltigheim. Une consultation citoyenne est lancée en [41]. Cependant la commission d'enquête publique rend un avis défavorable, une mesure rarissime, sur le projet. Celui-ci est déjà largement critiqué par ses opposants municipaux de la gauche à la droite, qui appellent à une révision du projet. Ainsi, le conseiller municipal centriste, Pierre Jakubowicz, en dénonce le coût qui est passé de 140 millions à 268 millions d'euros. Il dénonce également l'attitude de la maire et de Pia Imbs, présidente de l'Eurométropole, accusées de passer en force sur ce projet. Catherine Trautmann, dénonce un « projet idéologique » fait pour, entre autres, « brutaliser les automobilistes »[42],[43]. L'avis défavorable décrit le projet en ces termes : « Pas assez de concertation, projet clivant, dépenses inutiles, report de la pollution, congestion automobile » mais aussi l'« Impact économique néfaste sur les commerces » ainsi que sur certains usagers : « les familles avec enfants [et] les personnes à mobilité réduite ». L'avis souligne également le taux de 73 % d'avis défavorables pour le projet lors de l'enquête publique. Toutefois, le rapport évoque les effets bénéfiques du projet tel que la piétonisation de la route de Bischwiller à Schiltigheim et la pertinence du projet[44],[45]. Alain Jund, élu vert de Strasbourg et chargé des transports à l'Eurométropole évoque un projet de rupture, comme l'a été, selon lui, l'arrivée du tramway en 1994, pour répondre aux enjeux climatiques et réduire la place trop importante prise par la voiture dans les quartiers traversés. Ils dénoncent aussi le manque de courage politique des opposants au projet pour réduire la place de la voiture[42]. Promesse phare de Jeanne Barseghian, la construction du tram nord n'aura pas débuté sous sa mandature[46].

Pour dépasser le blocage, une convention citoyenne (un panel de 100 personnes équilibré en genres, tranches d'âge et modes de transport) a planché sur le projet de tracé et émis de nombreuses recommandations, comme l’utilisation de la friche Heineken qui s'est libérée depuis le projet initial[47].

Principales controverses

Mosquée Eyyup Sultan

Le , la majorité municipale adopte « le principe d'une subvention » de 2,5 millions d'euros afin de continuer la construction d'une mosquée lancée en 2014 sous l'ancien maire PS Roland Ries dans le quartier de la Meinau [48]. Cette mosquée dont le budget total des travaux s'élève à 32 millions d'euros serait appelée à devenir la plus grande d'Europe [49] et est construite par une association turque qualifiée de « politique » en raison de sa proximité avec le pouvoir turc, la Confédération islamique Millî Görüş, qui a refusé de signer la Charte des principes pour l'islam de France[50],[51],[52].

Du fait du régime spécifique des cultes en Alsace-Moselle, ce vote s'inscrit dans les pratiques municipales strasbourgeoises de financement de 10 % du coût de construction des lieux de culte, en vigueur depuis 1999, pour autant que le projet présente un intérêt local et après délibération[51]. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dénonce un soutien apporté à « une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l'islam de France et qui défend un islam politique »[51]. La prise de position de Jeanne Barseghian en faveur d'une association proche du pouvoir turc provoque « un immense émoi » dans la communauté arménienne, d'autant qu'un arrière-grand-père de Jeanne Barseghian fut l'une des nombreuses victimes du génocide arménien[53]. Selon une étude de l'IFOP pour le Grand Orient de France, 81 % des Alsaciens désapprouvent cette subvention, tandis que 52 % sont favorables à l'abrogation du concordat en Alsace-Moselle[51].

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, Jeanne Barseghian indique n'avoir reçu « aucune alerte » de l'État quant à la nature controversée de l'association[51]. Elle conditionne finalement l'aide municipale à la « réaffirmation claire » des principes républicains et à un plan de financement « robuste »[51]. Il apparaît par ailleurs que les services de l'État ont plusieurs fois traité avec Millî Görüş au cours des mois précédents, avant que l'association refuse de signer la « Charte des principes pour l'islam de France »[54]. Roland Ries, prédécesseur de Jeanne Barseghian, avait accordé le permis de construire en 2014, puis assisté à la pose de la première pierre en 2017, mais avait indiqué qu'il n'accorderait pas de subvention une fois le chantier lancé[51].

Le , la préfète du Bas-Rhin saisit le tribunal administratif de la « délibération litigieuse » de la mairie[51]. Le même jour, l'association incriminée dément lors d'une conférence de presse les accusations d'islam politique et d'allégeance à la Turquie, et indique ne pas avoir signé la charte des principes de l'islam de France en raison d'un retard des autorités[51]. Le , le Sénat vote un amendement au projet de loi confortant le respect des principes de la République, déposé par Gérald Darmanin, prévoyant qu'un maire voulant faciliter la construction d'un lieu de culte doit en informer le préfet trois mois avant la conclusion du bail emphytéotique ou de la garantie d'emprunt[51].

Le , Jeanne Barseghian annonce que Millî Görüş a retiré sa demande de subvention et qu'elle va engager un « travail constructif » sur les procédures d'attribution de financement aux cultes[55]. À la suite de la polémique, Jeanne Barseghian fait l'objet de menaces et injures répétées de la part de l'extrême droite. Cette situation l'amène à demander et à obtenir la protection fonctionnelle définie par l'article L 2123-35 du Code général des collectivités territoriales[56],[57].

En , le tribunal administratif annule la délibération allouant la subvention pour des irrégularités de forme[58].

Définition de l'antisémitisme

Lors de la session du , le conseil municipal de Strasbourg, dont la maire Jeanne Barseghian, rejette une résolution en faveur de l’adoption de la définition d’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste, contrairement à ce qu'avait décidé l'Assemblée nationale[59]. Cette décision est critiquée par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Francis Kalifat qui voit dans ce rejet l'indication que la mairie « refuse de s'attaquer à toutes les formes de l'antisémitisme »[60],[61]. Le , la Collectivité européenne d'Alsace adopte cette définition de l'antisémitisme[62].

Élections municipales de 2026

Souffrant d'une image de « maire dogmatique, distante et clivante » selon les termes de Rue89 Strasbourg[63], Jeanne Barseghian brigue un second mandat à l'occasion des élections municipales de 2026.

Au premier tour, elle conduit une liste soutenue notamment par Les Écologistes (ex-EELV), Place publique, le Parti communiste français et Génération.s. Elle arrive en troisième position avec 19,7 % et décide de fusionner avec la liste La France insoumise de Florian Kobryn, ce qui lui attire les critiques de ses opposants[64].

Elle est battue au second tour avec 31,7 % des suffrages exprimés, derrière la liste conduite par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann alliée à Pierre Jakubowicz (Horizons) et talonné par celle du LR Jean-Philippe Vetter (31,3 %)[65]. Catherine Trautmann lui succède à l'issue du conseil municipal du [66].

Après la mairie de Strasbourg

Résultats électoraux

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.

Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM EMS
[21] EELV-PCF-G·s-PP Strasbourg 13 532 27,87 1re 21 592 41,70 1re
47  /  65
35  /  49
2026[67] LE-PP-PCF-G.s-GE-D!-L'AP-PS diss. 17 031 19,72 3e 28 160 31,70 2e
10  /  65
8  /  49

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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