Élections régionales belges de 2024

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Élections régionales belges de 2024

Les élections régionales belges de 2024 ont lieu le afin d'élire les membres des cinq parlements régionaux et communautaire de Belgique. Elles se déroulent le même jour que les élections fédérales et les élections européennes, et précédent les élections communales et provinciales, qui ont lieu le .

313 sièges ont été pourvus dans les 5 parlements régionaux et/ou communautaires :

Parlement flamand

Têtes de liste

Sondages

Résultats

Résultats[10]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) 1 045 950 23,88 en diminution 0,95 31 en diminution 4
Vlaams Belang (VB) 992 504 22,66 en augmentation 4,16 31 en augmentation 8
Vooruit 606 406 13,85 en augmentation 3,71 18 en augmentation 6
Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) 571 137 13,04 en diminution 2,36 16 en diminution 3
Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD) 364 609 8,33 en diminution 4,80 9 en diminution 7
Parti du travail de Belgique (PVDA) 364 070 8,31 en augmentation 2,99 9 en augmentation 5
Groen 319 396 7,29 en diminution 2,82 9 en diminution 5
Voor U 45 196 1,03 Nv. 0 en stagnation
Union des francophones (UF)[9] 20 452 0,47 en diminution 0,21 0 en stagnation
Team Fouad Ahidar (TFA) 14 187 0,32 Nv. 1 en augmentation 1
BoerBurgerBelangen (BBB) 13 033 0,30 Nv. 0 en stagnation
DierAnimal 8 485 0,19 en diminution 0,68 0 en stagnation
Volt Europa 7 678 0,18 Nv. 0 en stagnation
Partij voor de Bomen (PvdB) 3 771 0,09 Nv. 0 en stagnation
L99 2 566 0,06 Nv. 0 en stagnation
Votes valides 4 379 440 95,30
Votes blancs et nuls 216 121 4,70
Total 4 595 561 100 124 en stagnation
Abstentions 318 157 6,47
Inscrits/Participation 4 913 718 93,53

Par circonscriptions

Formation gouvernementale

L'élection voit le recul de l'Open Vld, de Groen, du CD&V et de la N-VA, ainsi qu'une progression du Vlaams Belang, de Vooruit et du PVDA. La coalition N-VA - CD&V - Open Vld du gouvernement Jambon n'est pas reconductible (56/124). L'Open Vld et Groen annoncent souhaiter rester dans l'opposition[11],[12]. À moins de considérer une coalition avec le Vlaams Belang et ainsi rompre le cordon sanitaire, la seule majorité possible nécessite une tripartite associant la N-VA, le CD&V et Vooruit (65/124)[13].

Le , après une rencontre avec Sammy Mahdi (CD&V) et Melissa Depraetere (Vooruit), Bart De Wever (N-VA) annonce rédiger une note préliminaire devant servir de base aux négociations entre les trois partis[14]. Cette note est remise le pour être relue et amendée[15]. Le , Matthias Diependaele (N-VA) est appelé à former le gouvernement, Vooruit et le CD&V annonçant qu'ils sont prêts à entamer des négociations[16]. Il est assisté de Zuhal Demir, de Ben Weyts et d'Annick De Ridder[16]. Le gouvernement prend ses fonctions le .

Parlement de Wallonie

Têtes de liste

Résultats

Résultats[41]
Parti Voix % +/- Sièges +/-
Mouvement réformateur (MR) 612 010 29,58 en augmentation 8,16 26 en augmentation 6
Parti socialiste (PS) 480 003 23,20 en diminution 2,97 19 en diminution 4
Les Engagés (LE) 427 167 20,65 en augmentation 9,65 17 en augmentation 7
Parti du travail de Belgique (PTB) 250 146 12,09 en diminution 1,59 8 en diminution 2
Ecolo 144 103 6,97 en diminution 7,51 5 en diminution 7
Chez Nous (CN) 58 565 2,83 Nv. 0 en stagnation
Démocrate fédéraliste indépendant (DéFI) 55 752 2,69 en diminution 1,45 0 en stagnation
Collectif Citoyen (CC) 33 167 1,60 en augmentation 0,29 0 en stagnation
Reprise en Main Citoyenne (RMC) 6 259 0,30 Nv. 0 en stagnation
Votes valides 2 068 766 91,51
Votes blancs et nuls 191 923 8,49
Total 2 260 689 100 75 en stagnation
Abstentions 343 395 13,19
Inscrits/Participation 2 604 084 86,81

Par circonscriptions

Formation gouvernementale

L'élection voit de la victoire du MR et des Engagés (ex-cdH) au détriment du PS, d'Ecolo et du PTB, signifiant un basculement à droite de la Wallonie. La coalition arc-en-ciel (PS-MR-Ecolo) en vigueur sous le gouvernement Di Rupo III reste théoriquement possible (50/75), mais elle est rendue impossible par la décision du PS de rester dans l'opposition[42]. Dès le , soit deux jours après le scrutin, Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot annoncent lancer des négociations pour former un gouvernement MR-LE (43/75)[43].

Une série de consultations de différents organismes de la société civile commence le d'abord par les organisations patronales (dont le VOKA, représentant le patronat flamand) puis en enchaînant avec les syndicats[44].

Le , Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot annoncent la formation d'une coalition Azur composée de leurs partis respectifs en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles[45]. L'accord de gouvernement est validé par les militants des deux partis le [46].

Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale

Têtes de liste

Listes francophones

N° liste Parti Tête de liste[47]
2 Mouvement réformateur (MR) David Leisterh
4 Parti socialiste (PS) Ahmed Laaouej
5 Volt Europa Carlo Giudice
6 Les Engagés Christophe De Beukelaer
8 Parti du travail de Belgique (PTB) Françoise De Smedt
13 Démocrate fédéraliste indépendant (DéFI) Bernard Clerfayt
14 Ecolo Zakia Khattabi
20 Collectif Citoyen Mehdi Minyaoui
28 Plan B Christophe Magdalijns
29 Transparence Faouzia Chiadekh
30 Viva Palestina Dyab Abou Jahjah

Listes néerlandophones

N° liste Parti Tête de liste[47]
1 Vlaams Belang Bob De Brabandere
3 Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD) Sven Gatz
10 Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) Cieltje Van Achter
15 Groen Elke Van den Brandt
16 Christen-Democratisch en Vlaams (cd&v) Benjamin Dalle
17 Voor U Ava Basiri
19 Team Fouad Ahidar Fouad Ahidar
25 Vooruit.brussels Ans Persoons
26 Partij van de Arbeid (PVDA) Jan Busselen
27 Volt Europa Hans Van Gaever

Résultats

Résultats[48]
Liste Voix % +/- Sièges +/-
Collège électoral francophone
Mouvement réformateur (MR) 101 157 25,95 en augmentation 9,08 20 en augmentation 7
Parti socialiste (PS) 85 929 22,05 en augmentation 0,02 16 en diminution 1
Parti du travail de Belgique (PTB) 81 542 20,92 en augmentation 7,45 15 en augmentation 5
Les Engagés (LE) 41 640 10,68 en augmentation 3,10 8 en augmentation 2
Ecolo 38 386 9,85 en diminution 9,27 7 en diminution 8
Démocrate fédéraliste indépendant (DéFI) 31 614 8,11 en diminution 5,70 6 en diminution 4
Collectif Citoyen (CC) 5 642 1,45 en augmentation 0,93 0 en stagnation
Volt Europa 1 531 0,39 Nv. 0 en stagnation
Transparence 1 282 0,33 Nv. 0 en stagnation
Plan B 1 038 0,27 en diminution 0,02 0 en stagnation
Total 389 761 100 72 en stagnation
Collège électoral néerlandophone
Groen 18 345 22,82 en augmentation 2,21 4 en stagnation
Team Fouad Ahidar (TFA) 13 242 16,47 Nv. 3 en augmentation 3
Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) 9 571 11,91 en diminution 6,06 2 en diminution 1
Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD) 8 537 10,62 en diminution 5,17 2 en diminution 1
Vlaams Belang (VB) 8 475 10,54 en augmentation 2,20 2 en augmentation 1
Vooruit.brussels 8 045 10,01 en diminution 5,05 2 en diminution 1
Partij van de Arbeid (PVDA) 5 619 6,99 en augmentation 2,72 1 en stagnation
Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) 5 102 6,35 en diminution 1,12 1 en stagnation
Viva Palestina 1 944 2,42 Nv. 0 en stagnation
Voor U 930 1,16 Nv. 0 en stagnation
Volt Europa 569 0,71 Nv. 0 en stagnation
Total 80 379 100 17 en stagnation
Suffrages exprimés 470 140 93,89
Votes blancs et invalides 30 619 6,11
Total 500 759 100 89 en stagnation
Abstentions 96 390 16,14
Inscrits/Participation 597 149 83,86

Formation gouvernementale

Du côté francophone, l'élection voit la montée du MR, du PTB et (plus modestement) des Engagés (ex-cdH). Ecolo et DéFI perdent la moitié de leurs sièges tandis que le PS, en recul léger, parvient à se maintenir.

Du côté néerlandophone, la N-VA, l'Open Vld et Vooruit perdent tous un siège tandis que Groen reste stable et que le Vlaams Belang en obtient un. Le véritable bouleversement se situe du côté de la liste Team Fouad Ahidar, lancée par l'ex-député bruxellois de Vooruit, qui se caractérise par son importance donnée à la « défense de la communauté musulmane » et aux valeurs religieuses[49] ; la liste obtient trois sièges et devient la deuxième force politique néerlandophone à Bruxelles.

La coalition PS-Ecolo-DéFI-Groen-Open Vld-Vooruit du gouvernement Vervoort III n'est pas reconductible, n'ayant plus que 37 sièges sur 89 ; les majorités tant francophone (29/72) que néerlandophone (8/17) sont également perdues. L'Open Vld et Ecolo annoncent également souhaiter rester dans l'opposition[11],[50]. Alors que Paul Magnette avait annoncé que le PS resterait également dans l'opposition à tous les niveaux, Ahmed Laaouej déclare que la fédération bruxelloise du parti est prête à monter dans une majorité régionale[51]. Le , le MR et LE déclarent s'allier pour mener des négociations à Bruxelles[43].

La mise en place du gouvernement pose de nombreux problèmes. Tout d'abord, alors que le MR et Groen sont chacun incontournables dans leur collège linguistique respectif, la volonté du MR de supprimer le plan Good Move mis en place par Groen sous la législature précédente suscite des tensions entre Georges-Louis Bouchez et Elke Van den Brandt avant même le début des négociations[52]. Ensuite, la Team Fouad Ahidar se révèle nécessaire pour former une coalition néerlandophone se limitant à trois partis (un quatrième parti devrait se passer de poste ministériel), mais la ligne politique d'Ahidar fait polémique, Guy Vanhengel (Open Vld) accusant le nouveau parti d'être « axé sur la charia »[53].

Le , après plus de 600 jours d'affaires courantes, le MR, le PS, Les Engagés, Groen, Vooruit, Anders (ex-Open VLD) et les Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) parviennent à un accord de coalition[54].

Parlement de la Communauté germanophone

Notes et références

Voir aussi

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