Épée de Charles X
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L’épée militaire de Charles X est une arme d’apparat réalisée en 1824 pour le sacre du dernier roi de France de la maison de Bourbon.
| Artiste |
Frédéric Bapst, Jacques-Evrard Bapst, Charles-Louis Sir-Henry |
|---|---|
| Date |
1824 et 1853 |
| Type | |
| Propriétaire |
État français |
| Localisation | |
| Commentaire |
Volée dans la nuit du |
Description
Cette épée de 93,5 centimètres de long est constituée d'une garde en argent sertie de diamants, son pommeau est sphérique et sa lame en acier ornée de motifs damasquinés d’or. À l'extrémité supérieure de la lame est gravée l'inscription : « Damas de Sir Henry ». Son fourreau est confectionné en maroquin[1].
Histoire
Commandée initialement pour le roi Louis XVIII, cette épée, réalisée en 1824, année de la mort du souverain, fut finalement utilisée par son frère et successeur, Charles X, lors de son sacre. Elle remplace ainsi, au cours de cette cérémonie, la traditionnelle épée Joyeuse[2].
Après avoir servi lors du sacre de Reims, l’épée et son fourreau sont en partie transformés en 1853 afin d’être utilisés par Napoléon III, à l’occasion de son mariage à Notre-Dame de Paris : l'un des médaillons de la lame porte ainsi le chiffre N, pour Napoléon (en remplacement du C de Charles X).
À la suite de la vente des diamants de la Couronne en 1887, l’épée, non vendue, fut attribuée au musée du Louvre, où elle rejoignit les collections nationales et fut exposée dans la galerie d'Apollon.
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1976, l'épée a été dérobée lors d’un vol à main armée au musée du Louvre. Trois malfaiteurs, usant d'un échafaudage, pénètrent dans la galerie d'Apollon, blessent et ligotent deux gardiens du musée, s'emparent de l'épée et parviennent à s’enfuir avec leur butin[3]. Elle n'a jamais été retrouvée[4].