1920 en dadaïsme et surréalisme

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Cet article présente les faits marquants de l'année 1920 en dadaïsme et surréalisme.

Faits en bref
Série d'articles portant sur
dada et le surréalisme
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Éphémérides

Janvier


  • Lettre d'André Breton à Francis Picabia : « Il y a un mot que je prononce souvent ainsi que Tzara : celui de démoralisation. C'est à cette démoralisation que nous nous appliquons Soupault et moi dans Littérature. Je sais que jusqu'à un certain point cela est puéril... »[1].

  • René Hilsum installe les éditions Au sans pareil dans une librairie au 37 de l'avenue Kléber, Paris (16e arrondissement).
    Les dadaïstes en font leur second lieu de rendez-vous quotidien avec le café Le Certa, passage de l'Opéra[2].

  • La rencontre chez Picabia de Tzara déçoit Breton cependant Tzara est invité à participer au premier Vendredi de Littérature prévu le jour même au Palais des Fêtes, 23 rue Saint-Martin (Paris 3e).
    Le spectacle, divisé en deux parties séparées par un intermède musical et des présentations de tableaux, débute par une allocution d'André Salmon intitulée La Crise du change sur le renversement des valeurs littéraires depuis le symbolisme[a].
    Le public, calme sinon indifférent, commence à s'agiter quand on lui présente un tableau de Picabia Le Double Monde : un carton clair sur lequel sont peintes au ripolin des lignes noires enchevêtrées et recouvert des inscriptions « Haut » en bas, « Bas » en haut, « Fragile », etc. et d'une série de cinq grandes lettres rouge de haut en bas : L.H.O.O.Q.
    Le tumulte redouble quand arrive sur la scène un tableau noir sur lequel il n'y a que quelques traits à la craie et le jeu de mots, en forme de titre : Riz au nez que |Breton efface aussitôt d'un coup d'éponge conformément aux prescriptions de Picabia[4].
  • Éluard, Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux, recueil de poèmes avec cinq dessins d'André Lhote édité Au Sans Pareil[5] : « Et le langage déplaisant qui suffit aux bavards, langage aussi mort que les couronnes à nos fronts semblables, réduisons-le, transformons-le en un langage charmant, véritable, de commun échange entre nous. »
  • On recommande à Breton, une personne qui doit bientôt venir à Paris, s'y fixer et « qui voudrait se lancer dans la littérature. » : « quelques jours plus tard, Benjamin Péret arrive. »[6]
  • Parution du premier numéro de la revue Proverbe : « feuille mensuelle pour la justification des mots », créée par Éluard[7].
    Soupault caractérise les collaborateurs de la revue : Aragon, La Canule de verre, Jean Arp, Rides propres, Breton, Verre d'eau dans la tempête, Éluard, La Nourrice des étoiles, Théodore Fraenkel, Le Grand serpent de terre, Péret, Le Mandarin citron, Georges Ribemont-Dessaignes, L'Homme à vapeur, Jacques Rigaut, L'Assiette creuse, lui-même, La Pissotière à musique, Tzara, L'Homme à tête de perle[8].
  • Johannes Baader, Raoul Hausmann et Richard Huelsenbeck organisent une tournée Dada de six semaines dans l'est de l'Allemagne et en Tchécoslovaquie.
    Le programme, très varié et changeant, présente, notamment, le Dada-Trot : « parodie vraiment splendide de ces danses de société exotiques-érotiques modernes qui nous ont envahis comme la peste »[10].
  • À Paris, premier Salon des Indépendants après la guerre. Y sont exposées des œuvres de Jean Crotti, Suzanne Duchamp, Picabia et Georges Ribemont-Dessaignes[12].

Février


  • Deuxième manifestation Dada au Salon des Indépendants (au Grand Palais des Champs-Élysées).
    Le programme ayant annoncé la participation de Charlie Chaplin pour une conférence sur le mouvement Dada, le public est venu nombreux.
    38 conférenciers se relaient pour la lecture de manifestes : « Plus de peintres, plus de littérateurs, plus de musiciens […] plus d'armées, plus de police, plus de patries, enfin assez de toutes ces imbécillités, plus rien, plus rien, rien, rien, RIEN, RIEN, RIEN. »[13]

  • Manifestation Dada à l'Université populaire du Faubourg Saint-Antoine (à Paris) qui ne suscite qu'un tiède étonnement[16].

  • Une réunion a lieu dans le but d'organiser, au cours de la deuxième exposition cubiste dite de la Section d'or, trois auditions poétiques.
    Par l'intermédiaire de Paul Dermée et Francis Picabia, Dada avait été invité à participer à cette manifestation organisée par Albert Gleizes, Léopold Survage et Alexandre Archipenko.
    Paul Éluard demande qu'une des trois soirées poétiques soit réservée à Dada, ce qui est accepté dans un premier temps[17].

  • Conférence contradictoire sur Dada à l'université populaire avec la participation de Breton, Paul Dermée, Éluard, Théodore Fraenkel, Ribemont-Dessaignes, Soupault et Tzara : « [...] on sait qu'il y a 391 présidents du Mouvement Dada, et que tout le monde peut le devenir très facilement. »[19].
  • À Paris, parution du premier numéro de la revue Proverbe (Feuille mensuelle) créée par Éluard[21].
  • Parution du premier numéro de la revue Z créée par Dermée[22].

Mars

Édition de mars 1920 de la revue DADA dirigée par Tristan Tzara

  • Grand Bal dada à Genève sous l'impulsion de Walter Serner.
    Le programme annonce « des compositions musicales pour xylophones à coulisses, tambours à cordes, pianos avec ou sans queues mais dépourvus de touches, un duo des amours de l'ornithorynque et de la feuille fédérale, un ballet de trios sardines à plumes, une Rêverie du brontosaure délaissé... »[24].

  • Erik Satie, Musique d'ameublement, exécutée en public à la galerie Barbazanges : « Une musique que l'on se doit de jouer pour qu'on ne l'écoute pas. »[25].

  • Dans Dadaphone (septième numéro de la revue Dada), Francis Picabia publie le Manifeste Canibale : « Dada lui ne sent rien, il n'est rien,rien, rien. / Il est comme vos espoirs : rien / comme vos paradis : rien / comme vos idoles : rien / comme vos héros : rien / comme vos artistes : rien / comme vos religions : rien... »[26].

  • André Breton décide d'abandonner ses études de médecine. Ses parents, informés par ailleurs des manifestations et des scandales de Dada, menacent de lui couper les vivres s'il persiste dans ses activités « déshonorantes ».
    Par souci d'apaisement, il accepte un emploi de coursier à la La Nouvelle Revue française (NRF). Il est également chargé de lire à haute voix à Marcel Proust les épreuves du Côté de Guermantes à raison de 50 francs par séance[14].

  • Soirée Dada à la Maison de l'Œuvre, rue de Clichy.
    Breton accueille le public en portant, comme un homme-sandwich, une affiche signée Francis Picabia sur laquelle on peut lire : « Pour que vous aimiez quelque chose il faut que vous l'ayez vu et entendu depuis longtemps tas d'idiots »[28].
    Représentation de[29] :

  • Un critique du journal quotidien L'Œuvre décrit la soirée Dada de la veille comme une « démence absolue et un maboulisme intégral »[34].
André Breton au festival Dada de Paris

Avril

  • Louis Aragon, Suicide : « A b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z »[39].
  • Antonin Artaud est confié par sa famille aux bons soins du docteur Édouard Toulouse, psychiatre reconnu et directeur de l'asile de Villejuif. Celui-ci l'accueille et le nomme co-secrétaire de rédaction de sa revue culturelle Demain. Artaud y publie des comptes rendus de livres, de salons et de spectacles et aussi des poèmes[40].
  • Publication à Cologne, de la revue Dada Die Schammade créée par Max Ernst et Johannes Baargeld : 32 pages de papier vert ou rose pâle, format 25,5 × 32,5 cm, impression à l'encre rouge[42].
  • À Anvers, parution du premier numéro de la revue « mensuelle d'art et de critique » Ça Ira créée par Clément Pansaers[44].
  • George Grosz, Daum marries her pedantik Automaton George (Daum se marie avec son automate pédant George), aquarelle, dessin à la plume et collage, publié dans Der Dada n° 3[45]

Mai


  • Parution du premier numéro de la revue Projecteur aux éditions du Sans Pareil, au format horizontal de 23 × 10 cm, et entièrement écrit par Céline Arnauld : « Projecteur est une lanterne pour aveugles. Il ne marchande pas ses lumières, elles sont gratuites. Projecteur se moque de tout : argent, gloire et réclame - il inonde de soleil ceux qui vivent dans le froid, dans l'obscurité et dans l'ennui. D'ailleurs, la lumière est aussi produite par une pullulation madréporique dans les espaces célestes. »[46].

  • Exposition Ribemont-Dessaignes à la librairie Au Sans Pareil intitulée Cours d'élevage de cigarettes micro-cardiaques et d'alpinisme électrique[51].

  • Breton & Soupault, Les Champs magnétiques, recueil édité Au Sans Pareil, achevé d'imprimer le 30 mai : « Prisonniers des gouttes d'eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels »[52].
    Accueil favorable de la critique dont André Malraux dans Action : « Ce livre créé un poncif au point que c'est lui que citeront les critiques de 1970 lorsqu'il sera question de l'état d'esprit des artistes de 1920. »[53]
  • Clément Pansaers, Pan-pan au cul du nu nègre avec une gravure de l'auteur, éditeur Alde à Bruxelles.
    Le recueil est entouré d'une bande reprenant un commentaire d'Breton : « Depuis longtemps, je n'avais été à pareille fête »[54].
  • À Cologne, exposition Dada Vorfrülhing où il faut traverser une pissotière pour y entrer[55].

Juin

Inauguration de la foire Dada
L’Archange prussien est accroché au plafond
De gauche à droite : Raoul Hausmann, Hannah Höch, Otto Burchard, Johannes Baader, Wieland Herzfelde, Margarete Herzfelde, le « Dr Oz » (Otto Schmalhausen), George Grosz, John Heartfield
  • La NRF publie un article d'André Breton sur les Chants de Maldoror de Lautréamont à l'occasion d'une réédition : « La vie humaine ne serait pas cette déception pour certains si nous ne nous sentions constamment en puissance d'accomplir des actes au-dessus de nos forces. On sait maintenant que la poésie doit mener quelque part. »[réf. nécessaire]
  • À la fin du mois, au jardin du Luxembourg, Théodore Fraenkel présente Simone Kahn à Breton : « Apparaissait une personnalité de poète très spéciale, éprise de rare et d'impossible, juste ce qu'il faut de déséquilibre, soutenu par une intelligence précise même dans l'inconscient, pénétrante avec une originalité absolue que n'a pas compromise une belle culture littéraire, philosophique et scientifique », lettre de Simone à Denise Lévy du [63].

Juillet

  • À la fin du mois, à cause de quelques problèmes de santé, Breton part se reposer chez ses parents. Lettre à Jacques Rivière : « Je procède à une révision complète de mes idées qui pourra me conduire plus près de vous que je n'ai été encore » et à Picabia : « Vous savez mieux que quiconque combien je m'ennuyais à la NRF. Je finissais par lasser mes amis et vous-même de mes façons d'agir : cela ne pouvait plus durer. En dépit des assurances que je vous donnais de temps à autre, vous preniez de jour en jour plus mauvaise opinion de moi. »[66]

Août


  • Dans la NRF, André Breton répond à André Gide (« Le jour où le mot Dada fut trouvé, il ne resta plus rien à faire. Ces deux syllabes avaient atteint le but d'inanité sonore, un insignifiant absolu. ») : « Il m'est impossible de concevoir une joie de l'esprit autrement que comme un appel d'air. Comment pourrait-il se trouver à l'aise dans les limites où l'enferment presque tous les livres, presque tous les événements ? »[67].

  • Jacques Rivière, Reconnaissance à Dada, texte publié dans la NRF : « Délibéremment - c'est là leur véritable hardiesse, leur coup de génie - les Dadas sortent de l'art, débouchent dans une région indéfinissable, dont tout ce qu'on peut dire, c'est qu'y cesse la qualité esthétique [...] Le langage pour les Dadas n'est plus un moyen : il est un être. Le scepticisme en matière de syntaxe se double ici d'une sorte de mysticisme. Même quand ils n'osent pas franchement l'avouer, les Dadas continuent de tendre à ce surréalisme qui fut l'ambition d'Apollinaire. »[68]
  • Lettre de Breton à Simone Kahn : « Vous savez comment les Poésies de Ducasse ont été faites : il retournait un proverbe, une pensée […] La Rochefoucauld : « L'amour de la justice n'est en la plupart des hommes que la crainte de souffrir l'injustice. » - Ducasse : « que le courage de souffrir l'injustice. » […] Voyez-vous l'intérêt profond de cette contradiction : c'est par elle, hélas, que Ducasse atteint à cette espèce de vérité angélique. Moi qui, Dieu merci, ne suis pas un littérateur, j'approuve entièrement la méthode du livre. Les Poésies d'Isidore Ducasse, ou le Paradis terrestre. »[69].
  • Breton refuse d'écrire la préface de Jésus Christ Rastaquouère de Francis Picabia : « […] pour ne pas avoir à me replacer dans une attitude qui a été la mienne et qui, en définitive, ne l'est plus […] Je ne suis même plus sûr que le dadaïsme ait gain de cause, à chaque instant je m'aperçois que je le réforme en moi. »[70]

Septembre

  • La police berlinoise et les militaires saisissent et détruisent tous les exemplaires du dernier port-folio de George Grosz intitulé Gott mit uns (Dieu soit avec nous)[73].

Octobre

  • À Berlin, publication de l'Almanach Dada édité par Richard Huelsenbeck, surnommé WeltDada (Dada du monde) : cet ouvrage contient la Chronique zurichoise 1915-1919 de Tristan Tzara[75].

Novembre

Décembre

  • André Breton est présenté au couturier Jacques Doucet, bibliophile et amateur d'art moderne, qui lui commande des lettres sur la littérature et la peinture ainsi que des conseils d'achat d'œuvres d'art, pour une rémunération de 500 F par mois[82].


Cette année-là

  • La NRF publie la déclaration de Breton Pour Dada[92].
  • À Berlin, publication du premier numéro de la revue Harakiri, revue à « presque 2 mark »[93].
  • À Moscou, création d'un groupe Dada qui se nomme Nitchévokis (les Rienistes)[94].


Œuvres

  • Céline Arnauld
    • Poèmes à clair-voies, édition L'Esprit nouveau[95]
  • Jean Arp
    • Cinéma calendrier au cœur abstrait, encre sur papier[96]
    • Der Vogel selbdritt, recueil de 113 poèmes Dada illustrés de six gravures sur bois de l'auteur[35]
  • Johannes Baader
    • Grandeur et décadence de l'Allemagne, assemblage
    • Grand-Plasto-Dio-Dada-Drama, architecture monumentale
    • Gutenberggedentkblatt (Hommage à Gutenberg), collage[97]
Johannes Theodor Baargeld : Typique amalgame vertical du Dada Baargeld
  • Johannes Theodor Baargeld
    • Typique amalgame vertical en tant que représentation du Dada Baargeld, collage, photo de son visage sur le buste de la Vénus de Milo[98]
  • André Breton & Philippe Soupault
  • Otto Dix
    • Le Marchand d'allumettes, huile sur toile[100]
    • Die Skatspieler. Kartenspiele Kriegskrüppel (Infirmes joueurs de cartes), huile sur toile[101]
    • Souvenir de la galerie des glaces à Bruxelles, huile sur toile[102]
  • Marcel Duchamp
    • Air de Paris, objet[103]
    • Fresh widow, fenêtre aux carreaux peints en bleu nuit[104]
    • Rotative plaque verre (optique de précision), objet cinétique[105]
  • Marcel Duchamp & Man Ray
    • Élevages de poussière, photographie des traces inscrites dans la poussière de l'atelier de Duchamp, du panneau inférieur du Grand verre[106]
  • Suzanne Duchamp
    • Ariette d'oubli de la chapelle étourdie, huile sur toile[107]
  • Paul Eluard
    • Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux, poèmes avec cinq dessins d'André Lhote[103]
  • Max Ernst
    • Au-dessus des nuages marche la minuit, huile sur toile[108]
    • L'Avion meurtrier, collage[109]
    • C'est le chapeau qui fait l'homme, collage au crayon, encre et aquarelle sur papier[110]
    • La Petite fistule lacrymale qui dit tic tac, huile sur toile[111]
  • Max Ernst & Jean Arp
    • Tableaux Fatagaga (pour FAbrication de TAbleaux GArantis GAzométriques), collage[112]
  • Julius Evola
    • Arte astratta, poèmes, édités à Rome[113]
    • La Parole obscure du paysage intérieur, poèmes à quatre voix, édités à Rome[114].
  • Théodore Fraenkel
    • La Mort du pape au pays du patinage, collage : photographie de journal montrant un groupe d'hommes en redingote et haut-de-forme et chaussés de patins à glace, tirant un traîneau sur lequel on devine un cercueil recouvert de fleurs. Le collage porte en légende : « pas de séduction / pas de sourire / pas de jolies dents »[115]
  • George Grosz
    • Daum marries her pedantik Automaton George (Daum se marie avec son automate pédant George), aquarelle, dessin à la plume et collage[116]
    • Der Diabolospieler, aquarelle[117]
    • Gott mit uns (Dieu soit avec nous), série de dessins antimilitaristes édités par Malik Verlag à Berlin[118]
    • Republikanische Automate, huile sur toile[119]
  • George Grosz & John Heartfield
    • Leben und treiben un Universal City um 12 Uhr 5 (Vie et mouvement à Universal City à 12h5), collage[120].
  • Raoul Hausmann
    • Der Kunstkritiker (Le Critique d'art), collage de photos, illustrations et papier journal[121]
    • Dada-cino, photomontage et collage[122]
    • Dada siegt (Dada gagne), collage[123]
    • Elasticum, collage et gouache sur Isorel[124]
    • Les Ingénieurs, aquarelle, encre et collage sur papier[125]
  • Hannah Höch
    • Bürgerlisches Brautpaar (Paire de mariés bourgeois), aquarelle[126]
    • Dada-Mühle, objet[127]
    • Das Schone Mädchen (La Jolie fille), photomontage[128]
  • Richard Huelsenbeck
    • Deutscland muss untergehen ! Erinnerungen eines alten dadaistischen Revolutinärs (L'Allemagne doit périr ! Souvenirs d'un vieux dadaïste révolutionnaire) avec deux dessins de George Grosz[129].
    • En avant Dada : « Le dadaïste aime la vie parce qu'il peut s'en débarrasser à tout moment, la mort étant pour lui une affaire dadaïste. Le dadaïste envisage sa journée, sachant qu'un pot de fleurs peut lui tomber sur la tête. »[85]
    • Phantastische Gebete (Prières fanastiques), seconde édition par Malik à Berlin avec des caricatures de George Grosz[130]
  • Marcel Janco
    • Dadaga, huile sur carton[131]
  • René Magritte
    • Le Forgeron, tempera sur carton[132]
  • Pierre de Massot
    • De Mallarmé à 391, essai publié et préfacé par le poète Christian à la librairie Au bel exemplaire à Saint-Raphaël (Var)[76]
  • Joan Miró
    • La Table (nature morte au lapin), huile sur toile[133]
  • László Moholy-Nagy
    • La Grande Roue (La Grande machine des sentiments), huile sur toile[134]
  • Clément Pansaers
    • Pan-pan au cul nu du nègre avec une gravure de l'auteur[99]
  • Francis Picabia
  • Man Ray
    • Dancer ou Danger, peinture à l'aérographe[139]
    • Obstruction, assemblage de cintres (à zibule) en bois[140]
    • The Coat-stand, modèle et objet composite[141]
  • Georges Ribemont-Dessaignes
  • Erik Satie
    • Musique d'ameublement[95]
  • Christian Schad
    • Trépanation indienne (Maternité), bois peint et métal[143]
  • Rudolf Schlichter
    • Die tote Welt, huile sur toile[144]
    • Usines miracles, collage[145].
  • Georg Scholz
    • Industriebauren, huile sur toile[146].
  • Kurt Schwitters
    • Formes dans l'espace[147]
    • Forces disjointes, peinture et assemblage de matériaux[148]
    • Mz 158. Das Kostbild (L'Addition), collage[149]
  • Philippe Soupault
    • Hôtels
    • Rose des vents, poème avec quatre dessins de Marc Chagall édité Au Sans Pareil : « L'avion tisse les fils télégraphiques / et la source chante la même chanson / au rendez-vous des cochers l'apéritif est orangé / mais les mécaniciens des locomotives ont les yeux blancs / la dame a perdu son sourire dans les bois. »[150].
Sophie Taeuber-Arp : Composition Dada

Notes et références

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