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1946 en dadaïsme et surréalisme

liste d'événements survenus en 1946 dans le domaine du dadaïsme et du surréalisme From Wikipedia, the free encyclopedia

Cet article présente les faits marquants de l'année 1946 en dadaïsme et surréalisme .

Faits en bref
Série d'articles portant sur
dada et le surréalisme
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Éphémérides

Janvier


  • Parution à Port-au-Prince (Haïti) d'un numéro spécial de la revue La Ruche en hommage à André Breton.
    Le numéro est immédiatement saisi.
    L'écrivain René Depestre est arrêté et emprisonné.
    Le soulèvement qui s'ensuit provoque la chute du gouverneur Lescot[1].

  • Exposition Wifredo Lam à Port-au-Prince.
    Breton écrit la préface du catalogue La Nuit Haïti : « C'est à leurs pieds que Wifredo Lam installe son vêver, c'est-à-dire la merveilleuse et toujours changeante lueur tombant des vitraux invraisemblablement ouvragés de la nature tropicale sur un esprit libéré de toute influence et prédestiné à faire surgir, de cette lueur, les images des dieux. »[2].
    Il rencontre le peintre Hector Hyppolite et le poète Clément Magloire-Saint-Aude[3].

Mars

Avril

Mai


  • Retour en France d'André Breton[6].

  • Antonin Artaud quitte Rodez.
    Il est installé dans une maison de santé à Ivry-sur-Seine (act. Val-de-Marne)[7].
  • Adrienne Monnier prononce une conférence intitulée Mémorial de la Rue de l'Odéon : « Breton [derrière Apollinaire] debout, adossé au mur, le regard fixe et panique, voyant non pas l'homme qui était présent, mais l'Invisible, le dieu noir, dont il fallait recevoir l'ordre. »[8]

Juin


  • Retrouvailles Antonin Artaud / André Breton[9].

  • Séance d'hommage à Artaud au Théâtre Sarah-Bernhardt et exposition de ses dessins organisée par Jean Paulhan, Arthur Adamov et Marthe Robert pour saluer son retour après dix ans d'internement psychiatrique.
    Breton prononce l'allocution inaugurale : « Chaque fois qu'il m'arrive d'évoquer - avec nostalgie - ce qu'a été la revendication surréaliste s'exprimant dans sa pureté et dans son intransigeance originelles, c'est la personnalité d'Antonin Artaud, magnifique et noir, qui s'impose à moi, c'est une certaine intonation de sa voix qui met les paillettes d'or dans le murmure. »[10]

Juillet

Octobre


  • Antonin Artaud, Adresse au Pape : « Je renie le baptême. Je chie sur le nom chrétien. Je me branle sur la croix de dieu (mais la branlette, Pie XII, n'a jamais été dans mes habitudes, elle n'y entrera jamais) » et
    Adresse au Dalaï-Lama : « Que vous ayez ou non, à travers le néant, tasté mon corps, pour pouvoir en étiqueter les réactions d'aspic, et les faire tomber à pic dans la chute de vos rouleaux d'ego, ibi, esprit, perisprit, pan-insprit, par ago, tant à go, tamichto, ta pistro, pampita, pre-brahma, par a bo, pa ta pho, para-brah-pitr'a fa et toute la nomenclature anti-psychique, a psychologique, para-mystique, métaphysique, anti physique, ana meta dialectique où vous avez cru faire tenir tous mes maux, à moi le corps, j'ai à vous dire que vous, lamas, êtes tous des saligauds, yogis en plus et gourous foutus. »

  • Parution dans la revue Le Littéraire d'un entretien d'André Breton avec Jean Duché. À la question : « Le monde après Hiroshima ? » Breton répond : « C'est le strict devoir des intellectuels de dénoncer une folie meurtrière et de procéder à une refonte générale des idées aujourd'hui toutes faites, il faut une critique absolue où les plans les plus osés se donnent libre cours. »[12]
  • René Magritte, Marcel Mariën & Paul Nougé, Le Surréalisme en plein soleil, manifeste : « Le sentiment que nous avons de ne pouvoir fuir l'univers mental nous oblige […] à affirmer l'existence d'un univers extramental et l'action réciproque de l'un sur l'autre en devient plus certaine […] Nous ne connaissons pas d'ombres irréductibles, car une vision attentive révèle que dans toute ombre physique ou spirituelle il y a des lumières, des couleurs qui l'animent […] Il ne faut pas craindre la lumière du soleil sous prétexte qu'elle n'a presque toujours servi qu'à éclairer un monde misérable. Sous des traits nouveaux et charmants, les sirènes, les portes, les fantômes, les dieux, les arbres, tous ces objets de l'esprit seront restitués à la vie intense des lumières vives dans l'isolement de l'univers mentale. »
    Également signé par d'autres surréalistes belges et par Joë Bousquet qui veulent arracher le surréalisme actuel à sa complaisance pour le mystère pour l'orienter vers « la lumière du soleil. »
    Proposé à sa signature, Breton répond à Magritte : « Texte anti-dialectique et par ailleurs cousu de fil blanc, vous plaisantez. »
    Magritte et Nougé répondent : « Le fil blanc est sur votre bobine. »[13]

Novembre


Cette année-là

  • Yves Bonnefoy, Iaroslav Sepan et Claude Tarnaud fondent le groupe d'inspiration surréaliste La Révolution la nuit[7] et font paraître à Paris le premier numéro de la revue portant le même titre[15].
  • Parution à Bruxelles de la revue Le Suractuel réalisée par Christian Dotremont, Irène Hamoir, René Magritte, Louis Scutenaire et Jean Seeger[16].
  • À Londres, parution de la revue Free unions (Unions libres) qui rassemble des articles, des poèmes et des dessins de surréalistes anglais et français.
    Éditée par un imprimeur spécialisé dans les ouvrages anarchistes, la revue est saisie par la police qui croyait mettre la main sur une série de messages codés[17].
  • À Paris, Galerie de Berri, première exposition parisienne des œuvres de Rachel Baes, organisée par Paul Eluard[18].
  • Une revue de New York publie un entretien de Max Ernst qui déplore l'absence, à New York, de cafés où se retrouver : « [Ici], il y eut des artistes mais pas d'art. L'art n'est pas le produit d'un seul artiste, mais de plusieurs. C'est à un haut degré le produit de l'échange de leurs idées »[19].


Œuvres

Antonin Artaud, Autoportrait, 1946
Marcel Lefrancq, Éloge du carnage


Notes et références

Article connexe

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