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1947 en dadaïsme et surréalisme

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Cet article présente les faits marquants de l'année 1947 en dadaïsme et surréalisme.

Faits en bref
Série d'articles portant sur
dada et le surréalisme
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Éphémérides

Janvier


  • Antonin Artaud lit l' Histoire vécue d'Artaud le Mômo au théâtre du Vieux-Colombier[3].

Février


  • André Breton, Ode à Charles Fourier, poème avec des illustrations de Frederick J. Kiesler par les éditions de la revue Fontaine[4] : « Je te salue de la Forêt Pétrifiée de la culture humaine / Où plus rien n'est debout / Mais où rôdent de grandes lueurs tournoyantes / Qui t'appellent la délivrance du feuillage et de l'oiseau / De tes doigts part la sève des arbres en fleurs / Que les plus vertigineux autostrades ne laissent pas de nous faire regretter ton trottoir à zèbres / Que l'Europe prête à voler en poudre n'a trouvé rien de plus expédient que de prendre des mesures de défense contre les confetti / Et que parmi les exercices chorégraphiques que tu suggérais de multiplier / Il serait peut-être temps d'omettre ceux du fusil et de l'encensoir »
  • Dans le 3e numéro de la revue Les Deux sœurs, Christian Dotremont développe sur 35 pages la notion de « surréalisme révolutionnaire » : « Il semble aujourd'hui qu'il n'y ait plus de surréalisme si même il semble y avoir tant de surréalistes [...] Le surréalisme ne peut être que révolutionnaire que s'il excède le plan expérimentale - et il l'excède - naturellement. »[6]

Mars


  • Conférence Le Surréalisme et l'après-guerre donnée par Tristan Tzara à la Sorbonne qui reproche directement à André Breton son exil aux États-Unis pendant la guerre, et présente comme vaines toutes reprises des activités surréalistes.
    Il affirme le principe de « l’interdépendance de l’action et de la pensée révolutionnaire ».
    Vives réactions et bagarres provoquées par les surréalistes qui lancent des invectives contradictoires[7],[8],[9].

Avril


  • Le quotidien L'Humanité s'en prend à André Breton « qui fut l'hôte de Trotsky, le plus grand serviteur de la police politique internationale contre le mouvement ouvrier. »[11].
  • Publication du tract collectif Liberté est un mot vietnamien contre l'expédition militaire française en Indochine : « Y a-t-il une guerre en Indochine ? On s'en douterait à peine : les journaux de la France «libre», soumis plus que jamais à la consigne, font le silence. »[12]

Mai

Juin


  • Christian Dotremont et Jean Seeger écrivent et publient à Bruxelles, le tract Pas de quartier dans la révolution !
    Les surréalistes parisiens répondent par le Manifeste des surréalistes révolutionnaires en France[16].

  • Breton rappelle les calomnies d'un parti bannissant « la libre discussion dans les organismes révolutionnaires » et invite ceux qui prétendent « déséquivoquer » à « assainir l'air » autour d'eux-mêmes[réf. nécessaire]

  • Rupture inaugurale, déclaration commune des surréalistes parisiens rédigée par Henri Pastoureau et signée par cinquante personnalités dont Breton, en réponse à la conférence de Tristan Tzara du .
    La déclaration réaffirme l'attachement des surréaliste à la Révolution tout en condamnant « toute politique partisane » : « Le rêve et la révolution sont faits pour pactiser, non pour s’exclure. Rêver la Révolution, ce n’est pas y renoncer, mais la faire doublement et sans réserves mentales. »[17],[18]

Juillet


  • Exposition internationale du surréalisme à Paris, intitulée Le Surréalisme en 1947, à la galerie Maeght, organisée par André Breton (auteur de la préface du catalogue) et, depuis New-York, Marcel Duchamp[22].
    Œuvres exposées :
    • Victor Brauner
      • Conglomeros, sculpture,
      • Le Loup-table, objet « désagréable » : bois et éléments de renard naturalisé[23],
    • Marcel Duchamp
      • Prière de toucher, sein en mousse de latex naturel collée sur velour noir, découpé et collé sur carton avec inscription au pochoir[24],
      • Le Rayon vert, photo-objet[25],
    • Jindrich Heisler
      • Jeanne Sabrenas, installation intitulée autel,
    • Jacques Hérold
      • L'Autel des Grands Transparents, installation : « un personnage ubuesque rassemblant la lune et le soleil, dans la tête une perspective de cristaux, une main brûlante, l’autre tenant un fil à plomb à l’envers, signe de l’antigravitation, le ventre creux, avec un miroir dans lequel on se voit tout petit et à l’envers. A côté de lui, sa nourriture : les deux hémisphères terrestres, comme des œufs sur le plat. »[26],
    • Frederick J. Kiesler
      • Salle des superstitions, installation,
      • Figure anti-tabou, sculpture,
      • Totem for all religions, sculpture,
    • Wifredo Lam
    • Émile Malespine
      • Kissogrammes (empreintes de bouches)[27]
    • Kurt Seligmann
      • Le Feu, objet.
  • Première exposition parisienne de Matta à la galerie René Drouin.
    Le catalogue publie un texte d'André Breton de 1944, La perle est gâtée à mes yeux…[20].

Octobre

Novembre


  • À Prague, reprise d'une partie de l'exposition parisienne Surréalisme international à l'initiative de Toyen et Jindrich Heisler.
    André Breton écrit une nouvelle préface au catalogue où il se montre aussi intransigeant sur la nécessité de combattre l'art dit « dégénéré » que celui dit « décadent bourgeois »[33]
    Œuvre présentée :
  • Exposition à Paris, à la galerie Maeght, de la peintre algérienne Baya, 16 ans, pauvre et analphabète.
    André Breton signe la préface du catalogue : « Baya qui tient et ranime le rameau d’or. »[36]

Décembre


  • Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société, essai[37] : « Mais comment faire comprendre à un savant qu'il y a quelque chose de définitivement déréglé dans le calcul différentiel, la théorie des quanta, ou les obscènes et si niaisement liturgiques ordalies de la précession des équinoxes, - de par cet édredon rose crevette que Van Gogh fait si doucement mousser à une place élue de son lit, de par la petite insurrection « vert Véronèse », azur trempé de cette barque devant laquelle une blanchisseuse d'Auvers-sur-Oise se relève de travailler, de par aussi ce soleil vissé derrière l'angle gris du clocher du village, en pointe, là-bas, au fond ; devant cette masse énorme de terre qui, au premier plan de la musique, cherche la vague où se congeler. »


Cette année-là

  • Au Danemark, publication d'une anthologie de poèmes surréalistes Tvilens plageaand, la première du genre après la guerre, édité par le poète Steen Colding : diffusion limitée en raison de la langue[39].
  • Georges Henein créé les éditions et les cahiers La Part du sable : « Pourquoi La Part du sable ? À cause de cette matière qui est en nous avant que d'être dans la nature, à la fois apaisante et égarante, conductrice et dislocatrice, plage où l'on aborde et piste déjà effacée. »[42].


Œuvres


Notes et références

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