Al-Qiyama

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Titre originalسُورَةُ ٱلْقِيَامَةِ, Al-Qiyama
Titre françaisLa Résurrection
Ordre traditionnel75e sourate
Ordre chronologique31e sourate
75e sourate du Coran
La Résurrection
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سُورَةُ ٱلْقِيَامَةِ, Al-Qiyama
Titre français La Résurrection
Ordre traditionnel 75e sourate
Ordre chronologique 31e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 40
Ordre traditionnel
Ordre chronologique

Al-Qiyama (arabe : سُورَةُ ٱلْقِيَامَةِ, français : La Résurrection) est le nom traditionnellement donné à la 75e sourate du Coran, le livre sacré de l'islam. Elle comporte 40 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée, selon la tradition musulmane, durant la période mecquoise.

Bien que le titre ne fasse pas directement partie du texte coranique[1], la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate La Résurrection[2], en référence au contenu du premier verset : « 1. Non ! Je jure par le Jour de la Résurrection ! ».

Historique

Il n'existe à ce jour pas de sources ou documents historiques permettant de s'assurer de l'ordre chronologique des sourates du Coran. Néanmoins selon une chronologie musulmane attribuée à Ǧaʿfar al-Ṣādiq (VIIIe siècle) et largement diffusée en 1924 sous l’autorité d’al-Azhar[3],[4], cette sourate occupe la 31e place. Elle aurait été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque[5]. Contestée dès le XIXe par des recherches universitaires[6], cette chronologie a été revue par Nöldeke[7],[8], pour qui cette sourate est la 36e.

Les sourates de la fin du Coran sont généralement considérées comme appartenant aux plus anciennes. Elles se caractérisent par des particularités propres. Elles sont brèves, semblent issues de proclamations oraculaires (ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’elles en sont des enregistrements), elles contiennent de nombreux hapax[9]...

Pour Nöldeke et Schwally, la quasi-totalité des sourates 69 à 114 sont de la première période mecquoise. Neuwirth les classe en quatre groupes supposés être chronologiques. Bien que reconnaissant leur ancienneté, certains auteurs refusent de les qualifier de « mecquoise », car cela présuppose un contexte et une version de la genèse du corpus coranique qui n’est pas tranchée. Cette approche est spéculative[9].

En effet, ces textes ne sont pas une simple transcription sténographique de proclamation mais sont des textes écrits, souvent opaques, possédant des strates de composition et des réécritures Cela n’empêche pas ces sourates de fournir des éléments contextuels (comme l’attente d’une Fin des Temps imminente chez les partisans de Mahomet). Ces textes sont marqués par une forme de piété tributaire du christianisme oriental[9].

Neuwirth considère que cette sourate est un texte unifié tandis que Bell considère qu’elle est la réunion de plusieurs textes. Ce texte semble donc avoir connu un « processus d’écriture et de réécriture, mais qui a été organisé de manière a ce que la sourate fasse preuve d’une réelle cohérence thématique »[10].

Interprétations

Voir aussi

Notes et références

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