Argagnon

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques From Wikipedia, the free encyclopedia

Argagnon est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Argagnon
Argagnon
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Gilles Leveque
2020-2026
Code postal 64300
Code commune 64042
Démographie
Gentilé Argagnonais
Population
municipale
690 hab. (2023 en évolution de −1,71 % par rapport à 2017)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 27″ nord, 0° 40′ 52″ ouest
Altitude Min. 66 m
Max. 209 m
Superficie 9,33 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Orthez
(banlieue)
Aire d'attraction Orthez
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Artix et Pays de Soubestre
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Argagnon
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Argagnon
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Argagnon
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Argagnon
Liens
Site web https://www.argagnon.fr
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    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    La commune d'Argagnon se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[1].

    Elle se situe à 39 km par la route[Note 1] de Pau[2], préfecture du département, et à 12 km d'Artix[3], bureau centralisateur du canton d'Artix et Pays de Soubestre dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Orthez[1].

    Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Maslacq (2,1 km), Sarpourenx (2,4 km), Castétis (2,9 km), Mont (3,4 km), Balansun (4,1 km), Biron (4,3 km), Mesplède (4,6 km), Castetner (5,4 km).

    Sur le plan historique et culturel, Argagnon fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[5].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Arthez-de-Béarn, Balansun, Castétis, Maslacq, Mesplède, Mont et Sarpourenx.

    Hydrographie

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier d'Argagnon.
    Le gave de Pau entre Argagnon et Maslacq, sur son trajet béarnais.

    La commune est drainée par le gave de Pau, le ruisseau de Clamondé et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[7],[Carte 1].

    Le gave de Pau, d'une longueur totale de 192,8 km, prend sa source dans la commune de Gavarnie-Gèdre et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il longe la commune sur son flanc sud-ouest et se jette dans l'Adour à Saint-Laurent-de-Gosse, après avoir traversé 88 communes[8].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[12]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 215 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orthez à 8 km à vol d'oiseau[15], est de 14,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 211,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 3].

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[19],[Carte 2] : le « gave de Pau », d'une superficie de 8 194 ha, un vaste réseau hydrographique avec un système de saligues[Note 5] encore vivace[20].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Une ZNIEFF de type 2[Note 6] est recensée sur la commune[21],[Carte 3] : le « réseau hydrographique du gave de Pau et ses annexes hydrauliques » (3 000,84 ha), couvrant 71 communes dont 10 dans les Landes, 59 dans les Pyrénées-Atlantiques et 2 dans les Hautes-Pyrénées[22].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Argagnon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Orthez[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 8],[24],[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orthez, dont elle est une commune de la couronne[Note 9],[1]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,3 %), forêts (21,5 %), prairies (17,8 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), zones urbanisées (5,2 %), eaux continentales[Note 10] (1,1 %)[27]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

    Lieux-dits et hameaux

    Voies de communication et transports

    Entrée dans Argagnon.

    Argagnon est une station sans service voyageurs (gare marchandises ou gare de triage) sur la ligne de Toulouse à Bayonne.

    La commune est desservie par la route départementale D 817 et par la route départementale D 275.

    Argagnon est également desservie par le réseau d'autocars interurbains des Pyrénées-Atlantiques[29] :

    • Ligne 520 Pau — Rue Mathieu Lalanne ⥋ Orthez — Gare SNCF

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Argagnon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment le gave de Pau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 2009 et 2013 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2013[32],[30].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Argagnon.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[33]. 78,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 11],[34].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Argagnon est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[35].

    Toponymie

    Le toponyme Argagnon apparaît sous les formes Arganion (977[36] et XIe siècle[28], cartulaire de Bigorre[37] pour la deuxième date), Argalhoo (1376[28], montre militaire de Béarn[38]), Arguanhoo (1385[28], censier de Béarn[39]), Arganhoo (1546[28], réformation de Béarn[40]), Argagnon sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[41]) et Argagnon-Marcerin lors de sa réunion avec Marcerin le [28].

    Son nom béarnais est Arganhon[42] ou Argagnoû[43]). Brigitte Jobbé-Duval[36] indique qu’Argagnon a pour origine le nom du premier propriétaire, Arcanius, et qu’augmenté du suffixe -onem, le toponyme signifie donc ’domaine d’Arcanius’.

    Paul Raymond cite en 1863[28] un fief vassal de vicomté de Béarn, du nom de Castéra, déjà mentionné en 1538[28] sous la graphie Casterar (réformation de Béarn[40]).

    Les Castets était un écart d’Argagnon-Marcerin, cité en 1779[28] par le terrier de Marcerin[44].

    Marcerin est cité sous les formes Marcerii (1345[28], notaires de Pardies[45]), Marsserü (1385[28], censier de Béarn[39]), Marsery (1779[28], terrier de Marcerin[44]) et Marcery (1793[46] ou an II).

    Histoire

    En 1385, Argagnon et Marcerin dépendaient du bailliage de Pau[28]. Marcerin comptait à l'époque douze feux.

    Les seigneurs d'Argagnon était la famille de Castéra[47],[48]

    Jusqu'en 1846 Argagnon fit partie du canton de Lagor[28]. La commune s'unit à Marcerin le pour former la commune d’Argagnon-Marcerin.

    C'était, sous l'Occupation, un des postes de contrôle officiels de la Ligne de démarcation.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1981 mars 1995 Georges Vandesande SE  
    mars 1995 mars 2001 Guillaume Defarge    
    mars 2001 2020 André Cassou DVG  
    2020 en cours Gilles Leveque    
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    Georges Vandesande a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.

    Intercommunalité

    Argagnon appartient à cinq structures intercommunales[49] :

    Population et société

    Démographie

    En 1385, la commune comptait 9 feux[28]. Le nom des habitants est Argagnonais[50]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[52].

    En 2023, la commune comptait 690 habitants[Note 12], en évolution de −1,71 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    212193205227222238359366348
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    515491486457464502460442415
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    415436411393408366330309323
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    374468505501695711707728703
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    700690-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Culture locale et patrimoine

    Sobriquet et dicton

    D’après Hubert Dutech[55], les habitants de Marcerin étaient appelés perautucs, ce qui signifie ’benêts’. Il cite également le diction A Marcerin, n'i a glèisa ni mouli, mes que i a ua houratèra, oun lou diable apèra, ce qui signifie « À Marcerin, il n'y a ni église, ni moulin, mais il y a une petite grotte d'où le diable appelle ».

    Lieux et monuments

    Patrimoine civil

    Plusieurs camps préhistoriques ont été découverts sur la commune, témoignant de son passé ancien. Le plus important d’entre eux est le Turoû de Dous Garos[55], qui s’élève à 90 mètres. Des fossés l’entourent ainsi que trois remparts de terre. Des vestiges de l'âge de fer y ont été découverts. Le parc du château actuel est situé dans l’ancienne castéra.

    Patrimoine religieux

    L'église Saint-Pierre[56] datant de 1866, fut construite sur des vestiges provenant du XIe siècle. Elle est inscrite à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

    Personnalités liées à la commune

    Nées au XVIIIe siècle

    Nées au XIXe siècle

    • Henry de Pène, né en 1830 à Paris et décédé en 1888 dans cette même ville, est un écrivain et journaliste français. Henry de Pène se fit aussi appeler Henry de Pène d'Argagnon, du nom du château que possédait son père à Argagnon.

    Nées au XXe siècle

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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