Ascarat

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Ascarat
Ascarat
Maison basque de Basse-Navarre (tuiles rousses et pierres d'angle apparentes).
Blason de Ascarat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays basque
Maire
Mandat
Philippe Etchenique
2020-2026
Code postal 64220
Code commune 64066
Démographie
Gentilé Azkaratear
Population
municipale
348 hab. (2023 en évolution de +8,41 % par rapport à 2017)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 17″ nord, 1° 15′ 14″ ouest
Altitude Min. 120 m
Max. 446 m
Superficie 5,82 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Saint-Jean-Pied-de-Port
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Jean-Pied-de-Port
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montagne Basque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Ascarat
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Ascarat

Ascarat (prononcé [askaʁat]; Azkarate en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Azkaratear[1],[2].

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune d'Ascarat se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[3].

Elle se situe à 119 km par la route[Note 1] de Pau[4], préfecture du département, à 50 km de Bayonne[5], sous-préfecture, et à 43 km de Mauléon-Licharre[6], bureau centralisateur du canton de Montagne Basque dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[3]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Jean-Pied-de-Port[3].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] : Uhart-Cize (1,1 km), Lasse (1,5 km), Saint-Jean-Pied-de-Port (1,6 km), Ispoure (1,7 km), Anhaux (2,9 km), Irouléguy (3,8 km), Caro (4,0 km), Saint-Michel (4,7 km).

Sur le plan historique et culturel, Ascarat fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[8]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[9]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[10],[11]. La commune est dans le pays de Baïgorry-Ossès (Baigorri-Ortzaize), au sud-ouest de ce territoire.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Anhaux, Irouléguy, Ispoure, Lasse, Ossès, Saint-Martin-d'Arrossa et Uhart-Cize.

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Ascarat.

La commune est drainée par la Nive, la Nive d'Arnéguy, Pagolako erreka et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 13 km de longueur totale[13],[Carte 1].

La Nive, d'une longueur totale de 79,3 km, naît au pied du Mendi Zar (1 323 m), au-delà de la frontière espagnole, sous le nom de Harpeko erreka, et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Bayonne, après avoir traversé 20 communes[14].

La Nive d'Arnéguy, d'une longueur totale de 20,8 km, naît au pied du col d'Ibañeta, dans la commune de Luzaide (Espagne), et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans la Nive à Uhart-Cize, après avoir traversé 4 communes[15].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[18] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[19]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 686 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bustince-Iriberry à 6 km à vol d'oiseau[22], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 327,4 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le [Note 4].

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « la Nive »[26], d'une superficie de 9 473 ha, un des rares bassins versants à accueillir l'ensemble des espèces de poissons migrateurs du territoire français, excepté l'Esturgeon européen[27],[Carte 2].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 2[Note 6] sont recensées sur la commune[28],[Carte 3] :

  • les « landes de Larla-Jarra et d'Orzaize-Izpura » (4 429,5 ha), couvrant 10 communes du département[29] ;
  • le « réseau hydrographique des Nives » (3 596,23 ha), couvrant 33 communes du département[30].

Urbanisme

Typologie

Au , Ascarat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Jean-Pied-de-Port[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 8],[32],[3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-Pied-de-Port, dont elle est une commune de la couronne[Note 9],[3]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,4 %), prairies (20,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,4 %), forêts (13,4 %), zones urbanisées (5,7 %)[35]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux

Voies de communication et transports

Ascarat est desservie par les routes départementales D 15 et D 918.

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Ascarat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité moyenne)[36]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[37].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Nive d'Arnéguy et la Nive. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 2009, 2014 et 2021[38],[36].

Ascarat est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[39]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du au [40],[41].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Ascarat.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[42]. 66 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[43].

Toponymie

Attestations anciennes

Le toponyme Ascarat apparaît sous les formes Ascarat (1106[44]), Escarat (XIIIe siècle[44]), Azcarat (1350[44]), Atzcarat (1366[44]), Azquarat (1413[44]), Axcarat (1513[45], titres de Pampelune[46]), Axcarate (1621[45], Martin Biscay[47]) et Sanctus Julianus d'Ascarat (1763[45], collations du diocèse de Bayonne[48]).

Étymologie

Jean-Baptiste Orpustan indique que le toponyme est composé de aitz rocher ») et de garate lieu haut »), soit « hauteur de rocher »[44].

Autres toponymes

Chubitoa est un hameau d’Ascarat et d’Anhaux, mentionné en 1863[45] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Jauréguy était un fief vassal du royaume de Navarre, cité dans le dictionnaire de 1863[45] de même que Larragoyen.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Azkarate[2].

Histoire

La paroisse est mentionnée[49] dès 1256 et est « ravagée par des gens de guerre » en 1396.

En 1391, Saint-Étienne-de-Baïgorry englobait les communes actuelles de Anhaux, Ascarat, Irouléguy et Lasse[50].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2020 Jean-Michel Galant REG[51]
EHBAI[52]
Conseiller général (2001-2008)
2020 en cours Philippe Etchenique    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

La commune d'Ascarat appartient à la communauté d'agglomération du Pays Basque. Elle est membre du syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques, du SIVOS de Garazi, du SIVU Hiruen Artean et du syndicat intercommunal pour l'aménagement et la gestion de l'abattoir de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Démographie

L'enquête de 1786[53] recense à Ascarat 56 maisons et 328 personnes[54].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[56].

En 2023, la commune comptait 348 habitants[Note 11], en évolution de +8,41 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334260279369402441440445403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
340375354360353350354346412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338350354321323355353348325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
274283282294294275280315318
2021 2023 - - - - - - -
339348-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune fait partie de la zone de production du vignoble d'Irouléguy et de celle d'appellation de l'ossau-iraty. L'activité est principalement agricole.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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