Larribar-Sorhapuru
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| Larribar-Sorhapuru | |||||
Paysage dans les environs du village de Larribar. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | ||||
| Arrondissement | Bayonne | ||||
| Intercommunalité | CA du Pays basque | ||||
| Maire Mandat |
Michel Irume 2025-2026 |
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| Code postal | 64120 | ||||
| Code commune | 64319 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Larribartar | ||||
| Population municipale |
187 hab. (2023 |
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| Densité | 18 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 17′ 36″ nord, 1° 00′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 54 m Max. 245 m |
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| Superficie | 10,65 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Palais (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre | ||||
| Législatives | 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Larribar-Sorhapuru est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-aquitaine.
C'est une commune de Basse-Navarre dans le Pays basque français.
Localisation
Sur le plan historique et culturel, Larribar-Sorhapuru fait partie de la province de la Basse-Navarre, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 1],[1]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[2]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise la Basse-Navarre en six zones[3],[4]. La commune est dans le pays de Mixe (Amikuze), au nord-est de ce territoire.
La commune, qui jouxte par le sud-est Saint-Palais, se situe à 91 km par la route[Note 2] de Pau[5], préfecture du département, à 62 km de Bayonne[6], sous-préfecture.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Saint-Palais ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi d'Oloron-Sainte-Marie[I 1]
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Béhasque-Lapiste, Domezain-Berraute, Lohitzun-Oyhercq, Saint-Palais et Uhart-Mixe.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 10,65 km2 ; son altitude varie de 54 à 245 mètres[8].
Hydrographie

La commune est drainée par la Bidouze, Ispatchoury erreka et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 12 km de longueur totale[9],[Carte 1].
La Bidouze, d'une longueur totale de 82,2 km, prend sa source dans la commune d'Aussurucq et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Guiche, après avoir traversé 26 communes[10].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[13] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[14]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 383 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aïcirits-Camou-Suhast à 5 km à vol d'oiseau[17], est de 14,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 219,1 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
Réseau Natura 2000
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « la Bidouze (cours d'eau) »[22], d'une superficie de 2 570 ha, un vaste réseau hydrographique drainant les coteaux du Pays basque[23],[Carte 2].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 2[Note 5] est recensée sur la commune[24],[Carte 3] : le « réseau hydrographique de la Bidouze et annexes hydrauliques » (2 867,4 ha), couvrant 30 communes dont 1 dans les Landes et 29 dans les Pyrénées-Atlantiques[25].
Urbanisme
Typologie
Au , Larribar-Sorhapuru est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Palais, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[27],[28].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49 %), zones agricoles hétérogènes (34,6 %), forêts (16,4 %)[29].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].
Lieux-dits et hameaux
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 91, alors qu'il était de 85 en 2016 et de 78 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 83,1 % étaient des résidences principales, 6 % des résidences secondaires et 11 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Larribar-Sorhapuru en 2022 en comparaison avec celle des Pyrénées-Atlantiques et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (6 %) par rapport au département (13,3 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Larribar-Sorhapuru[I 3] | Pyrénées-Atlantiques[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 83,1 | 79,4 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 6 | 13,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 11 | 7,3 | 8 |
Voies de communication et transports
Larribar-Sorhapuru est desservie par l'ancienne route nationale 133 (actuelle RD 933) et par la route départementale RD 242.
Risques naturels et technologiques
Le territoire de la commune de Larribar-Sorhapuru est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité moyenne)[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Izpaxuriko erreka et la Bidouze. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1988, 1990, 2009 et 2014[32],[30].
Larribar-Sorhapuru est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[33]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du au [34],[35].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[36]. 98,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[37].
Toponymie
Le toponyme Larribar apparaît sous les formes Sancta Maria de Larreivare (1160[38]), Larrayvat (1304[38]), Larrayvar (1309 et 1350[38]), Larraybar (1413[38]), Nostre-Done de Larribar (1472[39], notaires de Labastide-Villefranche[40]) et Larriba (1513[39], titres de Pampelune[41]).
Le toponyme Sorhapuru apparaît sous les formes Sanctus-Martinus de Sorhapuru (XIIe siècle[39], collection Duchesne volume CXIV[42]), Soharpuru in Mixia et Soarpuru (XIIe siècle[39] pour ces deux formes, cartulaire de Sorde[43]), Soarpuru et Sorhapuru (1150[38]), Sorhaburu (1304[38]), Sorhapure (1472[39], notaires de Labastide-Villefranche[40]), Sorhaburu (1665[39], règlement des États de Navarre[44]) et Sorhapura (1801[45], Bulletin des lois).
Jean-Baptiste Orpustan[38] indique que Larribar signifie « val de lande » et Sorhapuru « limite des terres (cultivées) ».
Histoire
Temps modernes
Sorhapuru était sous l´obédience de la famille d´Uhart dont les membres étaient barons de Sorhapuru.
La famille d´Uhart était localement puissante et alliée à Florence de Belsunce () qui avait épousé en premières noces Bertrand d´Harambure (Aramburu) puissante famille locale installée à Lantabat non loin de là. Bertrand d´Harambure achète la seigneurie de Picassary par le biais de son frère Gratian d´Harambure seigneur d´Elizeche le [47],[48]. Le vendeur est Roger de Cheraute[49]. Un peu plus tard il achète encore le la dîme d´Olhaby de la famille Gramont. Florence de Belsunce et Bertrand d'Harambure sont les parents de Jean d'Harambure dit « le Borgne ».
Époque contemporaine
Les communes de Larribar et de Sorhapuru, instituées par la Révolution française, sont fusionnées le sous le nom de Larribar-Sorhapuru[50]
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Bayonne du département des Pyrénées-Atlantiques[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Palais[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre dont le bureau centralisateur est à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques)[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
Intercommunalité
Larribar-Sorhapuru était membre de la communauté de communes d'Amikuze, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1993 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants et en relation avec la vieille revendication[51] d'une institution propre au Pays basque, sept intercommunalités, dont celle d'Amikuze fusionnent pour former, le , la communauté d'agglomération du Pays Basque, dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune dispose d'une école élémentaire publique. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[56].
Population et société
Le gentilé est Larribartar[46].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[58].
En 2023, la commune comptait 187 habitants[Note 8], en évolution de −0,53 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 1350, 12 feux sont signalés à Larribar[60].
Le recensement[61] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[62] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[63], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Larribar la présence de 9 feux, le second de 19 feux.
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[64] dénombre 42 feux à Larribar.
Économie
La commune fait partie de la zone d'appellation du fromage ossau-iraty.

