Ayn Karim

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Ayn Karim (hébreu : עין כרם ; عين كارم)[1] ou Ain Karem est un village palestinien situé au sud-ouest de Jérusalem. Actuellement c’est un quartier de la banlieue de la ville moderne.

Pays
Superficie
15 km2
Faits en bref Pays, Sous-district ...
'Ayn Karim
Ayn Karim en 1906
Géographie
Pays
Sous-district
Partie de
Superficie
15 km2
Carte topographique des années 1940 avec le quartier de la Moskobiya au sud-ouest.
Démographie
Population
3 180 hab.
Densité
212 hab./km2
Histoire
Événement clé
Fermer

Ein Karem est un village hébreu important durant l’Antiquité[2],[3]. Il acquiert aussi de l‘importance pour le christianisme, étant le lieu où la tradition fait naître saint Jean le Baptiste ; étant situé entre Bethléem et Jérusalem, le pèlerinage est facilité.

Sous l’Empire ottoman et pendant le mandat britannique, Ayn Karim est un village arabe. Il fait partie des centaines de villages palestiniens dépeuplés pendant la guerre israélo-arabe de 1948[4],[5]. Après la guerre, il devient le village juif de Ein Kerem[3].

Étymologie

Le nom Ayn Karim peut se traduire littéralement de l’arabe comme de l’hébreu moderne comme la « source de la vigne », le village possédant plusieurs sources et cultivant de la vigne en terrasses[6].

Une autre traduction possible est la « source de Carem », qui indiquerait la présence de la ville israélite de l’Âge du Fer Carem, mentionnée dans la tribu de Juda dans le livre de Josué[7]. En arabe, le nom peut aussi se comprendre comme « la source généreuse »[8].

Géographie

Le village d'Ayn Karim est construit à 650 mètres d'altitude et à moins de 8 kilomètres à l'ouest de la vieille ville de Jérusalem[9]. Les localités voisines étaient Qalunya au nord, Deir Yassin au nord-est, Jérusalem à l'est, al-Maliha et al-Jura au sud, Sataf et Suba à l'ouest[9].

La superficie totale des terres du village était, en 1945, de 15 029 dounams (soit 15 kilomètres carrés[10]. La propriété se répartissait entre 1 362 dounams (136 hectares) appartenant à des Juifs, 218 dounams (22 hectares) de terres publiques et le reste, soit 91 %, appartenant à des Arabes[9]. Sur la surface totale, 7 960 dounams (196 hectares) étaient classés comme terres irrigables ou plantations, 1 199 dounams (120 hectares) utilisés pour les céréales[11] et 1 704 dounams de zones construites[12].

Les terres cultivées étaient soit des terrasses à l'est, sur la montagne au-dessus du village, soit dans la vallée, à l'ouest du village [9]. Le wadi Ahmad traversait le village et irriguait les oliveraies au nord. De nombreuses sources arrosaient le terroir[9].

Histoire

La source qui alimente le village en eau a favorisé l’implantation humaine depuis des époques reculées[13].

Préhistoire

De la poterie de l'Âge du Bronze moyen a été découverte près de la source[13].

Pendant l’Âge du Fer, les Israélites ont pu établir un village, identifié avec Beth HaKerem (en)[14].

Période du Second Temple

Un mikveh (bain rituel juif) bien préservé indique la présence d‘un établissement juif datant de la période du Second Temple ; d’autres découvertes, comme quelques tombes, des vestiges de murs et un pressoir à olives, datent de la même époque[2],[15]. Un réservoir est mentionné dans le Rouleau de cuivre, un des manuscrits de la mer Morte[16],[17].

Empires romain et byzantin

Lors de fouilles dans l‘église Saint-Jean-Baptiste (en), une statue d’Aphrodite (ou Vénus) en marbre a été mise au jour, brisée en deux. Elle date probablement de l’Empire romain et a probablement été renversée sous l‘Empire byzantin. Elle se trouve au musée Rockefeller[18]. Les fouilles effectuées devant l‘église, ont mis au jour les restes de deux chapelles byzantines, dont une mentionnant les martyrs chrétiens, sans aucune mention de Jean[réf. nécessaire]. Des céramiques byzantines ont aussi été trouvées[19].

Au cours de la période byzantine, Ayn Karim fait partie de la liturgie de Jérusalem, et est identifié au miracle de la Visitation, quand la Vierge Marie enceinte de Jésus rencontre sa cousine Elizabeth, enceinte de Jean le Baptiste[6]. Les sources byzantines affirment qu‘Élisabeth vivait à Ein Karem[6]. Vers 530, le pèlerin chrétien Théodosius situe le village d’Élisabeth à 5 miles de Jérusalem[20], ce qui correspond à Ein Karem.

Période arabo-musulmane

Le troisième calife, Omar, est réputé avoir prié plusieurs fois à Ayn Karim[9]. Le médecin al-Tamimi (mort en 990) mentionne une église d’Ayn Karim vénérée par les chrétiens[21].

Croisades, Ayyoubides et Mamelouks

Le village est appelé Saint-Jean des Montagnes par les Croisés[22]. C‘est de cette époque que date la première église consacrée à Jean le Baptiste (elle a été reconstruite au XVIIe siècle par les Franciscains et est toujours debout)[23].

Après la conquête de Jérusalem en 1187, Saladin donne le village d’Ayn Karim à Abou Madyane, un maître soufi renommé de Séville. Abou Madyane avait combattu en 1187 à la bataille de Hattin contre les Croisés avant de repartir pour le Maghreb, où il meurt à Tlemcen. Un document, rédigé à Jérusalem en 1320 (720 AH) par l’arrière-petit-fils d‘Abou Madyane, liste les biens du waqf, dont Ein Karem[6] : « Un village appelé Ein Karem, un des villages voisins de Jérusalem. Ce village a des terres cultivées et en friche, cultivées et abandonnées, des collines et des plaines, des zones rocheuses stériles, des maisons en ruines, des fermes et d’autres bâtiments en bon état entourés de champs, un petit jardin, des grenadiers et d‘autres arbres irrigués par les sources de la propriété, des oliviers d‘une variété rumi ou occidentale, des caroubiers, des figuiers, des chênes rouvres, des qiqebs (bois durs). Ce village est entouré, au sud par le grand Maliha (pain de sel) ; au nord par des propriétés d’Ein-Kaout, Qalunya, Harash, Sataf, et Zawiya el-Bakhtyari ; à l’ouest par Ein Esheshqqaq, et à l‘est par des propriétés appartenant à Maliha et à Beit Mazmil. Ce village est constitué en waqf, avec tous les droits afférents, dépendances, champs, terres cultivées, aires de battage, terres limoneuses, avec des sources fraiches, prairies, vergers, puits abandonnés, vignes, en un mot avec tous les droits afférents. Cependant, la mosquée, la maison de Dieu, le chemin et le cimetière à destination des musulmans ne sont pas inclus dans le présent waqf[6] ».

Le waqf Abou Madyane, qui comprend le quartier maghrébin de Jérusalem, bénéficie des revenus agricoles et des propriétés du village d‘Ayn Karim jusqu‘à la guerre de 1948[6].

Une monnaie de As-Sâlih Zayn ad-Dîn Hajji de 1389 a été découverte a Ayn Karim, ainsi que de la céramique, des objets de verre et d'autres monnaies du sultanat mamelouk d'Égypte [24]

Empire ottoman

Ain Karim en 1681 par Cornelis de Bruijn.
La région d'Ain Karim vers 1870.

La Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.

XVIe – XVIIe siècles

La plus grande partie du village – environ 15 000 dounams – avait été constituée en dotation d'un waqf qui bénéficiait au quartier maghrébin de Jérusalem, waqf créé par Abou Madyane au XIVe siècle[25]

Dans le defter (registre fiscal) de 1596, Ayn Karim relève de la nahié (sous-district) de Jabal Quds et de la liwa d'Al-Quds (Jérusalem). Ce document recense 29 foyers, soit environ 170 habitants (les clercs, juifs, musulmans ou chrétiens, ne sont pas inclus). Les villageois payaient un impôt à taux fixe de 33,3 % sur leurs productions agricoles, dont le blé, l'orge, les récoltes d'été (fruits, légumes, maïs...), les vignes, le sirop de raisin, les chèvres et les ruches, pour un total de 5300 akçe. Tout le produit de la fiscalité touchant Ayn Karim était affecté à un waqf[26].

Au XVIIe siècle, les franciscains entreprirent de recouvrer les ruines de l'église bâtie par les Croises au-dessus de la grotte où serait né saint Jean le Baptiste, malgré l'opposition des musulmans. Ils la reconstruisent, la fortifient et en font l'église d'un nouveau monastère.

Dernier siècle de l'Empire ottoman

Selon le géographe Yehoshua Ben-Arieh, Ayn Karim est au XIXe siècle le plus gros village à l'ouest de Jérusalem[6].

En 1838, Ain Karim est noté comme village chrétien et musulman du district des Beni Hasan[27],[28].

L'ordre des Sœurs de Notre-Dame de Sion construit un couvent en 1860[22], fondé par deux frères, Théodore Ratisbonne et Alphonse Ratisbonne, deux juifs convertis au catholicisme[29] à l'ouest du village. Une chapelle est aussi construie au sud, en plus du monastère franciscain à l'est[9].

En 1863 Victor Guérin estime la population d' A'in Karim à environ un millier d'habitants, dont 250 catholiques et 750 musulmans[30]. Selon lui, les ancêtres des musulmans venaient du « Maghreb », c'est-à-dire l'occident arabo-musulman, et principalement d'Espagne. Ils feraient partie des musulmans expulsés par Ferdinand le Catholique[31]. Outre le plateau occupé par le village, ils cultivent les pentes de la montagne en terrasses : vignes, arbres fruitiers, légumes vendus par les femmes à Jérusalem. Cette communauté musulmane a harcelé les moines pendant les années qui ont suivi leur installation afin d'obtenir argent ou nourriture[31],[22]

Une liste de villages ottomane datée de 1870 recense 178 maisons et 533 hommes à Ain Karim, les femmes n'étant pas recensées par ce document. La population se répartissait en 412 musulmans dans 138 maisons, 66 hommes catholiques dans 18 maisons, et 55 hommes chrétiens orthodoxes dans 12 maisons [32],[33]. La mission orthodoxe russe fait construire le monastère orthodoxe en 1871[23].

En 1883, le rapport du Palestine Exploration Fund decrit Ain Karim comme un village florissant d'environ 600 habitants, dont une centaine de catholiques, construit sur une terrasse naturelle au milieu des collines, avec une large vallée à ses pieds. Au sud se trouve la source dite 'Ain Sitti Miriam, couverte d'un bâtiment voûté servant à la prière[34]. Il mentionne également une école primaire pour garçons tenue par les franciscains et une école pour filles et un orphelinat tenus par les Sœurs de Sion[9].

En 1896, la population d'Ain Karim est estimée à 1 290 habitants[35].

Période du mandat britannique

La région d'Ayn Karim en 1944.

De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Yibna est conquise en octobre 1917 et la région est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.

La construction du couvent Saint-Jean-du-Désert se termine en 1922. La même année, au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, la population d'Ain Karim est de 1 735 habitants, dont 1 282 musulmans et 453 chrétiens[36] augmentant au recensement de 1931 à 2 637 habitants dans 555 maisons[37]. La population est alors répartie entre cinq hamulas (clans), chacun disposant d'un bâtiment destiné à l'accueil des visiteurs et aux réunions du clan[9]. Le village est doté d‘un conseil local. Outre l‘agriculture, quelques petites industries existaient à Ayn Karim, comme une usine d’embouteillage d’eau[9].

Pendant les émeutes de 1929, les habitants arabes dAin Karim lancent des raids contre le quartier juif de Bayit VeGan[38]. Pendant la grande révolte arabe (1936-1939), le leader de la résistance Abd al-Kader al-Husseini y installe son QG[9]. En 1936, le poète populaire de la révolution de 1936, Nuh Ibrahim (en), est brièvement assigné à résidence à Ayn Karim. Il en profite pour monter des pièces de théâtre auxquelles assistent les habitants du village[9]. Il est ensuite emprisonné à Acre[39].

Dans les statistiques de Village de 1945, la population d'Ayn Karim est estimée à 3 180 habitants, dont 2 510 musulmans et 670 chrétiens[40]. À la veille de sa chute, le village disposait d'une librairie et d'une pharmacie, ainsi que d‘un cinéma en plein air. La radio du café disposait de haut-parleurs sur la place, diffusant ainsi les programmes à la population[9].

Guerre de 1948

Ayn Karim en 1948.
Ein Karem en 1954.

Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Ayn Karim relevait de la zone internationale de Jérusalem[41].

Quand la guerre israélo-arabe de 1948 commence, 'Ain Karim devient une base d'opérations contre les quartiers juifs proches[42]. En février 1948, les trois cents hommes de la milice villageoise reçoivent le renfort de combattants de l'Armée de libération arabe (ALA), principalement syriens, suivis le 10 mars d'un important détachement de l'armée irakienne, puis de 160 combattants égyptiens. Le 19 mars, ces forces attaquent un convoi juif sur la route de Jaffa à Jérusalem[43]. Après le massacre de Deir Yassin par les milices sionistes, à seulement deux kilomètres au nord, les femmes et les enfants sont évacués[44].

L'armée israélienne s'empare du village lors de la campagne des Dix-Jours en juillet[44]. Elle commence par l’encercler avec plusieurs unités, dont certaines issues de l’Irgoun, de la Gadna (bataillons de jeunesse) et du Him (en) (garde statique des villages)[9]. Le départ des derniers habitants se situe les 10 et 11 juillet selon Benny Morris[44], bien que d’autres sources indiquent une prise du village une semaine plus tard[9]. L'ALA avait quitté le village entre le 14 et le 16 juillet, après l'occupation de deux collines proches, Khirbet Beit Mazmil et Khirbet al-Hamama, par l'armée israélienne, d'où son artillerie bombardait le village. Pendant ces derniers jours, la population souffrit de sévères pénuries alimentaires[44].

Période israélienne

Ein Karem en 2024.

Après la guerre, Ayn Karim est annexé par Israël et rebaptisé Ein Karem[45] (voir cet article pour la suite de l'histoire du village). Les colonies de Beit Zayit[46] et Even Sapir sont fondées sur ses terres[46].

Le village est incorporé dans la municipalité de Jérusalem[44] sans être détruit : c'est l'un des rares villages palestiniens dans ce cas. Les maisons ont servi à loger les Juifs ayant fui les pays arabes, Irak, Iran, Égypte et Yémen. Dès le mois de décembre 1948, 150 familles juives sont installées à Ein Karem[9]. Une famille arabe d'Ikrit a été déplacée à Ein Karem et logée dans l‘école du monastère franciscain[9].

Citations bibliques

Ancien Testament

Ayn Karim/Ein Kerem n'est cité que dans la Septante, traduction de la Bible hébraïque qui a servi de base à la version canonique chrétienne de l'Ancien Testament. Un lieu des collines de la tribu de Juda est appelé Carem dans le livre de Josué 15:30[22],[47].

Nouveau Testament

Selon le Nouveau Testament, la Marie rend visite à sa cousine Élisabeth, épouse du prêtre Zacharie.

Sous l'Empire byzantin, Théodose (vers 530) donne la distance entre Jérusalem et le village d'Élisabeth (8 km)[20].

Le calendrier de Jérusalem (Kalendarium Hyerosolimitanum) ou calendrier des fêtes de Géorgie, daté d'avant 638 par certains, mentionne Enqarim comme le lieu d'une fête en mémoire d'Élisabeth célébrée le 28 août[48].

Le pèlerin anglais Saewulf, qui se trouve en Palestine en 1102–1103, mentionne un monastère proche d'Ayn Karim consacré à Sabas le Sanctifié, sans mentionné de tradition relative à saint Jean[23].

Lieux et monuments

Église de la Visitation

Église de la Visitation d'Ein Kerem.

L'Église de la Visitation, ou église abbatiale de Saint-Jean-des-Bois, est située au village. L'ancien bâtiment était construit contre une pente rocheuse, vénérée comme la pierre où Jean fut caché selon le Protévangile de Jacques. Le site est aussi identifié comme celui de la maison d'été d'Élisabeth, où elle reçut la visite de Marie. L'église actuelle est construite en 1955, sur des plans d'Antonio Barluzzi[49].

Monastère Saint-Jean-des-Montagnes

Église Saint-Jean-Baptiwte d'Ein Kerem.

Le monastère Saint-Jean-Baptiwte des Montagnes[50] est construit autour de l'église abritant la grotte considérée traditionnellement comme le lieu de naissance de saint Jean Baptiste. L'église actuelle est bâtie sur les restes de l'église croisée, son porche étant construit sur ceux de la chapelle byzantine. Son aspect actuel date des travaux dirigés par Antonio Barluzzi et achevés en 1939[51].

Le site a été racheté par le custode franciscain Tommaso Obicini en 1621[52],[23]. L'église est reconstruite et fortifiée dans les années 1690[53],[54].

Couvent des Sœurs de Son

Couvent des Sœurs de Sion.

Le couvent des Sœurs de Sion est construit en 1860.

Gorny ou couvent Moscobia

Couvent Gorny Convent.

Le monastère orthodoxe est créé par la mission orthodoxe russe en 1871[23]. Le nom de Gorny[55] fait référence à la visite de Marie à Élisabeth dans le « pays des collines » selon la Bible[56], gorny signifiant montagneux en russe. Il est surnommé Mouskobiya par les habitants du village, du terme arabe pour Moscovite. En hébreu moderne ce surnom est devenu Moskovia.

En-dehors des bâtiments servant aux nonnes et à l'accueil des pèlerins, le monastère comprends trois églises. L'église Notre-Dame de Kazan (Kazanskaya) est la plus ancienne, consacrée en 1873. La construction de la cathédrale de Tous les Saints russes a commencé avant la révolution russe et a été achevée en 2007. L'église de la grotte de Saint Jean a été consacrée en 1987.

Source de Marie

Source de Marie.

Selon une tradition chrétienne remontant au XIVe siècle, la Vierge Marie aurait bu l'eau de la source du village, y ayant séjourné plusieurs mois. Elle est donc appelée source de la Vierge depuis le XIVe siècle et ses eaux considérées comme saintes par les pèlerins catholiques et orthodoxes. Ce qui ressemble à une source est le débouché d'un ancien aqueduc.

Les habitants musulmans du village ont construit une mosquée et une école sur le site en 1828–1829, dont il subsiste un minaret et un maqam[57].

Couvent Saint-Jean-du-Désert

Couvent Saint-Jean-du-Désert.

La construction du couvent Saint-Jean-du-Désert, près d'Ayn Karim et d'Even Sapir, est achevée en 1922.

Autres églises et institutions chrétiennes

  • Le monastère des sœurs du Rosaire, construit en 1910[23]
  • L'église grecque orthodoxe de Saint-Jean, construite en 1894[50]

Personnalités liées au village

Voir aussi

  • Olivier Rota, « L'exode arabe d'Eïn-Kerem en 1948. La relation des événements par les sœurs de Notre-Dame de Sion, St. Jean in Montana », Tsafon, no 46, hiver 2003, p. 179–195.

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • 1948 Palestine War
  • Beit HaKerem, a biblical fortress in Judah identified with either the later Herodium site, Ramat Rachel, or Ein Kerem
  • Carem, a town mentioned only in the Septuagint
  • Ein Kerem Agricultural School
  • Depopulated Palestinian locations in Israel
  • List of villages depopulated during the Arab–Israeli conflict

Notes

Bibliographie

Related Articles

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