Berteaucourt-les-Dames
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| Berteaucourt-les-Dames | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Amiens | ||||
| Intercommunalité | CC Nièvre et Somme | ||||
| Maire Mandat |
Brigitte Lepoix 2025-2026 |
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| Code postal | 80850 | ||||
| Code commune | 80093 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Berteaucourtois | ||||
| Population municipale |
1 092 hab. (2023 |
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| Densité | 235 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 02′ 51″ nord, 2° 09′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 24 m Max. 122 m |
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| Superficie | 4,64 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Saint-Léger-lès-Domart (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Flixecourt | ||||
| Législatives | 1re circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.berteaucourtlesdames.fr/ | ||||
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Berteaucourt-les-Dames est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
L'abbaye Notre-Dame de Berteaucourt-les-Dames de l'ordre bénédictin en a marqué l'histoire et constitue un des éléments de son patrimoine. L'industrie textile a également structuré le village aux XIXe et XXe siècles.
Localisation
Berteaucourt-les-Dames est un village picard de l'Amiénois proche du Ponthieu.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 4 km au sud-est de Domart-en-Ponthieu[1], 6 km au nord-est de Flixecourt[2], 10 km au sud de Bernaville, 18 km au sud-ouest de Doullens[3], 20 km au nord-ouest d'Amiens[4] et à 24 km au sud-est d'Abbeville[5].
Les communes limitrophes sont Pernois, Saint-Léger-lès-Domart, Saint-Ouen et Vignacourt.
Géologie et relief
La surface du territoire communal est de 4,64 km2. Il s'étend entre 24 et 122 mètres d'altitude[6]. Son point culminant se situe à la limite communale avec Vignacourt au sud, tandis que le point le plus bas se trouve au lieu où la Nièvre quitte le village pour Saint-Ouen.
La commune se situe dans la vallée de la Nièvre qui entaille le plateau Picard d'est en ouest. Ce cours d'eau a formé un coteau plus abrupt en rive droite ayant laissé une pente plus douce rive gauche au sud, creusée par les vallons de la Vallée et de la Gorge.
Le village est établi entre 27 et 39 mètres au-dessus du niveau de la mer, la chapelle Saint-Gauthier à 30 mètres, l'église à 34 mètres, l'usine d'Harondel à 28 mètres[7].
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.
Elle est drainée par la Nièvre et le Domart[Carte 1].
La Nièvre, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Naours et se jette dans la Somme canalisée à L'Étoile, après avoir traversé 13 communes[8].
Le fond de la vallée de la Nièvre comprend également plusieurs résurgences comme en témoignent la source Sainte-Marie Madeleine et une pièce d'eau au lieu-dit le Champ du Pré. Le fond de la vallée de la Nièvre est exposé aux remontées de nappes phéatiques[9].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[10].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 763 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernaville à 10 km à vol d'oiseau[17], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 877,3 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
Les cours de la Nièvre et de la Domart constituent une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[21], ainsi que des corridors écologiques pour la faune et la flore locale[22].
Urbanisme
Typologie
Au , Berteaucourt-les-Dames est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].
Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Léger-lès-Domart[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[24],[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1] et sa zone d'emploi. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[25],[26].
La commune se trouve dans le bassin de vie de Flixecourt[I 1].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,2 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,5 %), zones agricoles hétérogènes (19,2 %), zones urbanisées (12,3 %)[27].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Morphologie urbaine
La commune présente un habitat groupé, inséré dans la nébuleuse urbaine de la vallée de la Nièvre dont la physionomie a été marquée par l'industrie textile qui se développa aux XIXe et dans la première moitié du XXe siècle.
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 552, alors qu'il était de 537 en 2016 et de 512 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 83,8 % étaient des résidences principales, 1,3 % des résidences secondaires et 14,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,1 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Berteaucourt-les-Dames en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,3 %) par rapport au département (8,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Berteaucourt-les-Dames[I 3] | Somme[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 83,8 | 83,2 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1,3 | 8,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 14,9 | 8,3 | 8 |
Voies de communications et transports
La commune est desservie par deux routes départementales : la D 12 et la D 57. La route départementale 57 reliant Hangest-sur-Somme à Canaples constitue l'axe principal du village (rues Jean-Baptiste-Saint, Eugène-Letocart, de l'Abbé-Desmis). Le tracé nord-sud de la route départementale 12, reliant Amiens à Nampont emprunte les rues Léon-Blum et Lucien-Peyrat. La rue du Courtil-au-Bois se prolonge par une route communale en direction de Vignacourt[7].
Les gares les plus proches sont celles d'Hangest-sur-Somme et de Longpré-les-Corps-Saints sur la ligne Amiens - Boulogne-sur-Mer respectivement à 10 et 12 km au sud-ouest[28].
La commune est desservie par le réseau des cars interurbains de la Somme Trans'80 par deux lignes : la ligne 24 de Domart-en-Ponthieu à Doullens et la ligne 55 de Domart-en-Ponthieu à Amiens[29].
Un chemin de randonnée est aménagé sur la plateforme de l'ancienne ligne de Canaples à Longroy - Gamaches [30]
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Bertolcuri en 1095 , Bertolcori en 1109 , Bertaucori en 1146 , Bertaudicuri et Bertoucort en 1218[31].
Les noms de localités se terminant par -court sont de formation germano-romane. Le radical « court », dérive du terme latin Curtis désignant une cour de ferme, une ferme, un domaine puis un village. Le préfixe Berteau serait dérivé du nom germanique d'un des propriétaires du lieu après les Invasions barbares des Ve siècle et VIe siècle[32],[33],[34].
L'abbaye Notre-Dame-du-Pré ou abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt est à l'origine de l'évolution du nom du village en « Berteaucourt-les-Dames ». L'abbaye rachète la seigneurie en 1233 et les abbesses deviennent « les Dames de Berteaucourt »[35].
Histoire
Moyen Âge
L'abbaye Notre-Dame-du-Pré ou abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt est fondée en 1094 par Gautier de Pontoise. À l'origine, le nom était « Monastère de Sainte Marie de Wasto ». Vasto serait Vaulx-sur-l'Authie village près d'Auxi-le-Château où aurait existé une petite communauté religieuse transférée à Berteaucourt en 1095[36].
Révolution française et Empire
L'abbaye, dévastée, est vendue comme bien national durant la Révolution française[36].
Époque contemporaine
La première école communale de Berteaucourt-les-Dames est aménagée en 1835 dans une maison rachetée à M. Delavisse. Devenue exigue, elle est agrandie en 1872 sur les plans de Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens et comprend une seule classe et un logement d'instituteur, ainsi que les locaux de la mairie (salle de mairie, cabinet du maire et salle des archives). En 1903, les locaux sont à nouveau trop petits et la commune achète la propriété voisine puis confie à l’architecte Anatole Bienaimé la conception de l'extension, qui prolonge l'existant d'un module identique de sept travées, permettant l'aménagement de deux classes au rez-de-chaussée et d'un logement pour un instituteur adjoint marié à l'étage[37]. En 1873, la commune fait édifier l'école des filles par Louis Henry Antoine. Elle est livrée en 1876. Constituée d'un petit bâtiment en rez-de-chaussée, situé rue de Ville, elle abrite une classe unique éclairée par six fenêtres. En 1896, son extension est livrée, puis la travée centrale remaniée après la Première Guerre mondiale[38].
En 1861, les frères Saint achètent l'usine textile d'Harondel à Berteaucourt-les-Dames et l'intègrent à ce qui deviendra le groupe Saint Frères[39].
Entre 1874 et 2003, Berteaucourt-les-Dames est traversé par la ligne de Canaples à Longroy - Gamaches par Longpré-les-Corps-Saints dite de Doullens au Tréport. Des haltes y sont établies dans les communes voisines de Saint-Léger-lès-Domart et de Pernois. Reliant les principales industries locales, notamment les usines Saint Frères, elle est fermée au trafic voyageurs en 1938 avant d'être totalement déclassée à tout trafic en 2003.
En 1910, l'architecte Anatole Bienaimé construit pour l'entreprise Saint Frères un magasin coopératif dit Prévoyance d'Harondel, réservé à ,ses salariés, comme à Beauval, Saint-Ouen, Flixecourt et Pont-Remy. Le bâtiment est démoli vers 2002 pour laisser place à un supermarché[40]
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Domart-en-Ponthieu[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Flixecourt[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Somme.
Intercommunalité
Berteaucourt-les-Dames était membre de la communauté de communes du Val de Nièvre et environs, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1992 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la petite communauté de communes de l'Ouest d'Amiens pour former, le , la communauté de communes Nièvre et Somme, dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Eau et assainissement
Une station d'épuration a été construite à l'ouest de la commune[7].
Enseignement
La commune dispose d'une école maternelle et primaire[51], dotée d'une cantine et d'un accueil périscolaire.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[53].
En 2023, la commune comptait 1 092 habitants[Note 7], en évolution de −6,02 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).




