Céline Pina

essayiste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Céline Pina, née le , est une chroniqueuse et essayiste française.

Faits en bref Conseillère régionale d'Île-de-France, 2010 - décembre 2015 ...
Céline Pina
Céline Pina en 2017.
Fonction
Conseillère régionale d'Île-de-France
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (55 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Olivier Véran ( - )
Raymonde Le Texier (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
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Initialement militante au Parti socialiste, elle évolue à partir de vers des organisations et des médias de plus en plus marqués à droite et à l'extrême droite, et se fait connaître à partir de pour des propos polémiques.

Biographie

Famille

Fille d'un dentiste et d'une professeure de dessin, elle grandit dans les montagnes iséroises, où son père travaille pour la sécurité sociale minière de La Mure[1].

Formation

Après un diplôme en sciences politiques et un diplôme d'études approfondies (DEA) d'administration publique à l'Institut d'études politiques de Grenoble, Céline Pina obtient à Paris un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de gestion des collectivités locales[2].

Carrière

Céline Pina est repérée à 22 ans par l'ancien ministre socialiste Jean Poperen[3],[4]. Après avoir travaillé au sein de diverses collectivités territoriales, soit dans l'administration soit en cabinet  notamment auprès du maire de Pontoise et de celui des Mureaux , elle est pendant sept ans assistante parlementaire au Sénat, puis à l'Assemblée nationale jusqu'à fin . À la suite de vingt ans de militantisme au sein du Parti socialiste (PS), elle est élue pour la première fois en adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et, jusqu'en , conseillère régionale d'Île-de-France[5],[6]. De à , elle est la suppléante du député Dominique Lefebvre[7].

En réaction aux attentats terroristes de et engagée tout d'abord avec le Printemps républicain, Céline Pina fonde ensuite son propre mouvement associatif avec Fatiha Boudjahlat, « Viv(r)e la République ». Créé en [8], il vise à combattre l'islam politique et à défendre la laïcité[6]. En , il bénéficie d'un soutien financier du projet Périclès du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, proche de la droite et de l'extrême droite française, indique La Lettre[9].

En , elle publie Silence coupable dans lequel elle dénonce ce qu'elle considère comme une complaisance et un clientélisme du personnel politique à l'égard de l'islamisme[10].

En , Céline Pina est poursuivie par Rokhaya Diallo pour « injure publique » pour avoir soutenu, dans une tribune du Figaro[11], que si la militante n'avait pas été intégrée au Conseil national du numérique, ce n'est pas par racisme d'État, comme l'avançaient Rokhaya Diallo et The New York Times[12], mais « à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste »[13]. Elle est relaxée en [14].

Elle participe en à la création de la revue Front populaire, à l'initiative de Michel Onfray, et y publie plusieurs articles[15].

En , elle publie Ces biens essentiels, dans lequel elle regrette que les produits culturels ne soient pas considérés comme « essentiels » par l'État pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19[16].

Depuis , elle est membre de la rédaction du magazine Causeur, créé par la journaliste Élisabeth Lévy et l'historien Gil Mihaely ainsi que les philosophes Alain Finkielkraut, Paul Thibaud et Peter Sloterdijk.

Elle participe également à FigaroVox, Marianne, la Revue des Deux Mondes[17] ; elle intervient sur CNews (jusqu'en 2026[18]), LCI, RTL[2] et Sud Radio[19],[20].

Polémiques

Propos sur la guerre de Gaza

En , sur le plateau de la chaîne de télévision CNews et dans le contexte de la guerre de Gaza et de l'attaque du Hamas du , Céline Pina commente les bombardements israéliens à Gaza. Elle affirme une différence entre enfants israéliens tués par le Hamas et enfants palestiniens tués par l'armée israélienne, en déclarant notamment au sujet de ces derniers : « Une bombe qui explose tuera sans doute des enfants, mais ces enfants ne mourront pas en ayant l'impression que l'humanité a trahi tout ce qu'ils étaient en droit d'attendre »[21].

L'extrait, largement relayé sur les réseaux sociaux, est également repris dans les médias arabophones (notamment sur Al-Jazeera, TRT et le journal arabo-américain Watan (en). Dans une tribune intitulée « Aucune armée n'est immunisée contre les crimes contre l'humanité », publiée dans L'Obs, Saïd Benmouffok critique les propos de Céline Pina, Caroline Fourest et Raphaël Enthoven[21]. Dans le média québécois Urbania, l'éditorialiste Oriane Olivier dénonce une « hiérarchisation parfaitement abjecte des victimes »[22]. Ces propos sont également critiqués par Firas Kontar, militant franco-syrien des droits de l'homme[23], et Pascal Boniface[24].

Publication sur Mamdani

Le , elle partage sur X un photomontage qui rapproche une photo du maire de New York nouvellement élu, Zohran Mamdani, et les attentats du World Trade Center, avec le commentaire : « , n'oublions jamais – , nous avons oublié ». Acrimed y voit « un dérapage authentiquement raciste », de même que Dominique Sopo président de SOS Racisme[25], tandis que Mediapart le qualifie de « visuel d'extrême droite, clairement islamophobe » qui consiste à assimiler Mamdani, qui est musulman, à un terroriste[26],[27]. Elle justifie cette publication par les « liens avérés entre le nouveau maire de NY et les islamistes », ajoutant que « c'est documenté », sans toutefois donner de sources soutenant cette assertion[28].

Publications

Monographies

Participations

Préfaces

  • Jean-Jacques Erbstein (dir.), Galith Benzimra, Jérôme Haas, Avi Vanwetter et Naqdimon Weil (avec la collab. de Tandem TV), Lettres à mon ami antisioniste : Un défi pour l'Humanité, Le Coudray-Macouard, Unpertinents, , 149 p. (ISBN 979-10-97174-86-6).

Notes et références

Liens externes

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