Céline Pina
essayiste française
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Céline Pina, née le , est une chroniqueuse et essayiste française.
| Conseillère régionale d'Île-de-France | |
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Olivier Véran ( - Raymonde Le Texier (- |
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Parti socialiste (jusqu'en ) |
| Site web |
Initialement militante au Parti socialiste, elle évolue à partir de vers des organisations et des médias de plus en plus marqués à droite et à l'extrême droite, et se fait connaître à partir de pour des propos polémiques.
Biographie
Famille
Fille d'un dentiste et d'une professeure de dessin, elle grandit dans les montagnes iséroises, où son père travaille pour la sécurité sociale minière de La Mure[1].
Formation
Après un diplôme en sciences politiques et un diplôme d'études approfondies (DEA) d'administration publique à l'Institut d'études politiques de Grenoble, Céline Pina obtient à Paris un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de gestion des collectivités locales[2].
Carrière
Céline Pina est repérée à 22 ans par l'ancien ministre socialiste Jean Poperen[3],[4]. Après avoir travaillé au sein de diverses collectivités territoriales, soit dans l'administration soit en cabinet — notamment auprès du maire de Pontoise et de celui des Mureaux —, elle est pendant sept ans assistante parlementaire au Sénat, puis à l'Assemblée nationale jusqu'à fin . À la suite de vingt ans de militantisme au sein du Parti socialiste (PS), elle est élue pour la première fois en adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et, jusqu'en , conseillère régionale d'Île-de-France[5],[6]. De à , elle est la suppléante du député Dominique Lefebvre[7].
En réaction aux attentats terroristes de et engagée tout d'abord avec le Printemps républicain, Céline Pina fonde ensuite son propre mouvement associatif avec Fatiha Boudjahlat, « Viv(r)e la République ». Créé en [8], il vise à combattre l'islam politique et à défendre la laïcité[6]. En , il bénéficie d'un soutien financier du projet Périclès du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, proche de la droite et de l'extrême droite française, indique La Lettre[9].
En , elle publie Silence coupable dans lequel elle dénonce ce qu'elle considère comme une complaisance et un clientélisme du personnel politique à l'égard de l'islamisme[10].
En , Céline Pina est poursuivie par Rokhaya Diallo pour « injure publique » pour avoir soutenu, dans une tribune du Figaro[11], que si la militante n'avait pas été intégrée au Conseil national du numérique, ce n'est pas par racisme d'État, comme l'avançaient Rokhaya Diallo et The New York Times[12], mais « à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste »[13]. Elle est relaxée en [14].
Elle participe en à la création de la revue Front populaire, à l'initiative de Michel Onfray, et y publie plusieurs articles[15].
En , elle publie Ces biens essentiels, dans lequel elle regrette que les produits culturels ne soient pas considérés comme « essentiels » par l'État pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19[16].
Depuis , elle est membre de la rédaction du magazine Causeur, créé par la journaliste Élisabeth Lévy et l'historien Gil Mihaely ainsi que les philosophes Alain Finkielkraut, Paul Thibaud et Peter Sloterdijk.
Elle participe également à FigaroVox, Marianne, la Revue des Deux Mondes[17] ; elle intervient sur CNews (jusqu'en 2026[18]), LCI, RTL[2] et Sud Radio[19],[20].
Polémiques
Propos sur la guerre de Gaza
En , sur le plateau de la chaîne de télévision CNews et dans le contexte de la guerre de Gaza et de l'attaque du Hamas du , Céline Pina commente les bombardements israéliens à Gaza. Elle affirme une différence entre enfants israéliens tués par le Hamas et enfants palestiniens tués par l'armée israélienne, en déclarant notamment au sujet de ces derniers : « Une bombe qui explose tuera sans doute des enfants, mais ces enfants ne mourront pas en ayant l'impression que l'humanité a trahi tout ce qu'ils étaient en droit d'attendre »[21].
L'extrait, largement relayé sur les réseaux sociaux, est également repris dans les médias arabophones (notamment sur Al-Jazeera, TRT et le journal arabo-américain Watan (en). Dans une tribune intitulée « Aucune armée n'est immunisée contre les crimes contre l'humanité », publiée dans L'Obs, Saïd Benmouffok critique les propos de Céline Pina, Caroline Fourest et Raphaël Enthoven[21]. Dans le média québécois Urbania, l'éditorialiste Oriane Olivier dénonce une « hiérarchisation parfaitement abjecte des victimes »[22]. Ces propos sont également critiqués par Firas Kontar, militant franco-syrien des droits de l'homme[23], et Pascal Boniface[24].
Publication sur Mamdani
Le , elle partage sur X un photomontage qui rapproche une photo du maire de New York nouvellement élu, Zohran Mamdani, et les attentats du World Trade Center, avec le commentaire : « , n'oublions jamais – , nous avons oublié ». Acrimed y voit « un dérapage authentiquement raciste », de même que Dominique Sopo président de SOS Racisme[25], tandis que Mediapart le qualifie de « visuel d'extrême droite, clairement islamophobe » qui consiste à assimiler Mamdani, qui est musulman, à un terroriste[26],[27]. Elle justifie cette publication par les « liens avérés entre le nouveau maire de NY et les islamistes », ajoutant que « c'est documenté », sans toutefois donner de sources soutenant cette assertion[28].
Publications
Monographies
- Silence coupable, Paris, Kero, , 255 p. (ISBN 978-2-36658-196-6 et 978-2-36658-197-3, lire en ligne).
- Ces biens essentiels, Paris, Bouquins, coll. « Essais », , 183 p. (ISBN 978-2-221-25330-4 et 978-2-382-92012-1, lire en ligne).
Participations
- Zohra Bitan (dir.) (préf. Zineb El Rhazoui), #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique : 50 personnalités s'expriment sur la laïcité et la liberté d'expression, Bagnolet, Seramis, 143 p. (ISBN 979-10-96486-23-6 et 979-10-96486-25-0, lire en ligne).
- Florence Bergeaud-Blackler (dir.) et Pascal Hubert (dir.) (préf. Élisabeth Badinter), Cachez cet islamisme : Voile et laïcité à l'épreuve de la cancel culture, Paris, La Boîte à pandore, coll. « Essais », , 239 p. (ISBN 978-2-87557-487-9).
- Co-écrit avec Georges Dallemagne, Nadia Geerts, Fadila Maaroufi, Karan Mersch et Marcel Sel.
- Daniel Salvatore Schiffer (dir.), L'humain au centre du monde - Pour un humanisme des temps présents et à venir. Contre les nouveaux obscurantismes, Paris, Cerf, , 392 p. (ISBN 978-2-204-16266-1 et 978-2-204-16267-8, lire en ligne).
- Co-écrit avec Luc-Olivier d'Algange, Marc Alpozzo, Dominique Baqué (d), Florence Belkacem, Tahar Ben Jelloun, Marie-Jo Bonnet, Nora Bussigny, Jean-Philippe Domecq, Samira El Ayachi, Luc Ferry, Renée Fregosi, Elsa Godart, François Kasbi (d), Rachel Khan, Arno Klarsfeld, Michel Maffesoli, Jean-Marie Montali, Bruno Moysan (d), Véronique Nahoum-Grappe, Françoise Nore (d), Robert Redeker, Pierre-Yves Rougeyron, Stéphane Rozès, Boualem Sansal, Romaric Sangars (d), Jacques Sojcher, Pierre-André Taguieff, Patrick Vassort, Alain Vircondelet, Olivier Weber et Jean-Claude Zylberstein.
Préfaces
- Jean-Jacques Erbstein (dir.), Galith Benzimra, Jérôme Haas, Avi Vanwetter et Naqdimon Weil (avec la collab. de Tandem TV), Lettres à mon ami antisioniste : Un défi pour l'Humanité, Le Coudray-Macouard, Unpertinents, , 149 p. (ISBN 979-10-97174-86-6).