Campagne de Biscaye
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| Date | au |
|---|---|
| Lieu | Province de Biscaye, nord-est d'Alava, ouest de Guipuscoa |
| Issue | Victoire nationaliste décisive |
Wolfram von Richthofen |
| Ier Corps d'Armée d'Euskadi • 50 000 hommes • Plusieurs tanks T-26 et FT-17 • 140 pièces d'artillerie • 55 pièces d'artillerie antiaérienne Forces aériennes de la République Espagnole • 70 avions Marine de Guerre de la République Espagnole • 2 destroyers • 3 sous-marins Marine de Guerre auxiliaire d'Euskadi (Euzko Itsas Gudarostea) • 11 chalutiers armés • 24 dragueurs de mines |
Armée du Nord (nationaliste) • 65 000 hommes • Tanks Panzer I et CV-35 • 250 pièces d'artillerie Légion Condor • 80 avions Aviazione Legionaria • 70 avions Armée franquiste • 1 navire de guerre • 2 croiseurs • 1 destroyer • Plusieurs chalutiers et croiseurs auxiliaires[1] |
| • Environ 20 000 blessés et 10 000 morts • Lourdes pertes matérielles |
• Environ 25 500 blessés et 4 500 morts • 1 croiseur • Lourdes pertes matérielles |
| Coordonnées | 43° 15′ 00″ nord, 2° 55′ 00″ ouest | |
|---|---|---|
La campagne de Biscaye, également connue sous le nom d’offensive de Biscaye, a eu lieu dans la province du même nom ainsi qu'une partie de la province d'Alava et de Guipuscoa durant le printemps 1937, pendant la guerre civile espagnole.
Cette campagne regroupe une série de combats et de batailles qui ont eu pour théâtre la province de Biscaye, qui a vu Front national et communiste s'affronter afin de prendre le contrôle de la province basque, et plus particulièrement sa capitale, Bilbao. Son emplacement stratégique dans le front du Nord, mais aussi ses industries lourdes et les usines d'armement en faisaient un lieu hautement important aux yeux des deux camps.
Biscaye est une des trois sous-régions qui forment le Pays Basque, Euskadi, en Basque. Concrètement, Biscaya était la province qui concentrait la majeure partie de l'industrie du Pays Basque - mais aussi un des pôles industriels les plus importants de toute l'Espagne -, particulièrement aux abords de sa capitale, Bilbao. La ville avait été officiellement établie comme telle par le gouvernement de la Seconde République peu après le début de la Guerre Civile - même si cette décision avait déjà été ratifiée au début de l'année 1936. Cette autonomie fut attribuée comme récompense pour le ralliement du Parti Nationaliste Basque à la cause de la République. Toutefois, la primauté politique du nationalisme basque dans la région impliquait l'hégémonie d'un parti ouvertement conservateur et catholique, qui par nécessité, dut s'allier, pendant la guerre, aux partis de gauche et aux groupes anarchistes : telles furent les bases du camp républicain.
En , le Eusko Gudarostea (armée dirigée par le gouvernement basque fraîchement formé de José Antonio Aguirre, et constitué de plusieurs bataillons d'idéologies différentes, mais alliées à la cause républicaine) fit face aux troupe d'Emilio Mola, seul en Biscaye et dans la partie ouest de Guipuscoa. Ces zones étaient les plus densément peuplées du Pays Basque et dès lors, furent lancées des offensives locales pour tenter, sans succès, d'expulser les Nationalistes, dominants en Alava et en Navarre[2]. Après le cuisant échec de celles-ci, le gouvernement basque et la direction du Eusko Gudarostea convinrent de la nécessité d'adopter une stratégie penchée vers la défense, au vu de l'incapacité des troupes basques de s'imposer face à la puissante infanterie de Mola.
