Les 16 Roses de Zufre

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Les 16 Roses de Zufre, (en espagnol : « Las 16 Rosas de Zufre ») sont un groupe de femmes républicaines originaires de la commune de Zufre (province d'Huelva), torturées, violées et assassinées dans la ville d'Higuera de la Sierra, entre septembre et par les troupes nationalistes, pendant la guerre d'Espagne.

À la suite du soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 en Espagne, les troupes rebelles du général Franco contre la République s'emparent rapidement de Séville[1], et la ville devient une base où sont planifiées les offensives contre Huelva, Madrid (par l'Estrémadure) et Málaga. Les milices fascistes, encouragées par le général Queipo de Llano[2], instaurent un régime de terreur dans la région, avec des milliers de morts anonymes, enterrés dans des fosses communes[3].

Dans la province d'Huelva, malgré les tentatives de résistance, les phalangistes déchaînent une répression qui touche quiconque est suspecté de sympathiser avec la République. Les femmes en sont les premières victimes, et sont victimes d'humiliations publiques et de viols, condamnées au supplice de l'huile de ricin, puis exécutées[4]. Les 16 Roses de Zufre font partie de ces femmes, maltraitées, violées et torturées du mois de septembre au [5].

Elles sont exhibées nues dans la ville[6], puis chargées dans un camion, en présence de leurs enfants, sous le prétexte d'être jugées à Aracena : en réalité, elles sont emmenées dans la ville d'Higuera de la Sierra pour être assassinées une par une, avec cinq hommes républicains[7].

Les 16 Roses de Zufre

  • Remedios Gil
  • Mariana Sánchez,
  • Amadora Sánchez
  • Encarnación Méndez
  • Elena Ramos
  • Bernabela Rodríguez
  • Alejandra Garzón
  • Teodora Garzón
  • Amadora Rodríguez
  • Modesta Huerta
  • Dominica Rodríguez
  • Felipa Rufo
  • Antonia Blanca
  • Josefa Labrador
  • Faustina Ventura
  • Carlota Garzón

Postérité

Voir aussi

Références

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