Bombardement de Durango
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Durango, Biscaye, Espagne |
| Issue | Destruction de la ville |
| Ugo Macchieraldo[1] |
| Inconnus Aucune défense aérienne | 13 bombardiers S.M. 81 24 Chasseurs-bombardiers Fiat CR.32 |
| 336 civils tués | - |
| Coordonnées | 43° 10′ nord, 2° 38′ ouest | |
|---|---|---|
On connait comme bombardement de Durango l'action de guerre menée le dans l'offensive du front nord qu'ont effectué les troupes appelées « nationales » au printemps de cette année dans la guerre civile espagnole. La ville biscaïenne de Durango au Pays basque (Espagne), a été bombardée et mitraillée par l'aviation fasciste sous les ordres du général Emilio Mola.
Cette action de guerre a été une des pionnières dans l'utilisation de l'aviation pour le bombardement de noyaux urbains civils. Peu après, le , une action semblable s'est produite dans la ville de Guernica qui a inspiré à Pablo Picasso son célèbre tableau Guernica, et plus tard sur celui du marché d'Alicante ou de Madrid.
L'action a été menée par des composants de l'escadrille 214 du groupe 24 de bombardement composée de bombardiers Savoia 21 et chasseurs du type CR-32. Il a été réalisé en deux passages et a commencé à 8 h 45 du matin. 294 personnes y perdront la vie.
Après l'échec du coup d'état du 18 juillet 1936 contre le gouvernement de la Seconde République espagnole a commencé une guerre civile qui durera trois années. Dans le nord de la péninsule Ibérique les provinces de Navarre et d'Alava sont restées sous l'influence des insurgés tandis que les maritimes (provinces), dont le Guipuscoa et la Biscaye sont restés fidèles au gouvernement républicain.
Les troupes insurgées, dans lesquelles on encadrait des détachements de requetés navarrais, sous les ordres du général Mola avancent sur le Guipuscoa par la vallée de la Bidassoa isolant ainsi la frontière française du territoire fidèle au gouvernement républicain. En pratiquement tout le territoire guipuscoan reste sous l'autorité des insurgés. Le front se maintient dans la vallée de la rivière Deba aux portes de la ville industrielle d'Eibar.
En les troupes fascistes avaient pris la presque totalité de la province du Guipuscoa. La ligne de front s'arrête juste entre la frontière entre le Guipuscoa et la Biscaye. Sur la côte la localité biscaïenne d'Ondarroa est prise par les rebelles tandis qu'à ses alentours s'organise la résistance, Berriatua est républicaine et la ligne de front s'étend par le col Kalamendi, Kalamua et d'Akondia, laissant Eibar dans le fond de la vallée de l'Ego défendue par la république qui, ici, est née cinq ans auparavant. Le front suit vers Elgeta et s'étend, comme marqué, par le Camino de los Toldos (Chemin des Bâches) qui relie la ville d'Elgeta avec le col de Kanpazar sur les hauteurs de Bergara et l'Udalatx à Arrasate, les deux populations aux mains des fascistes. De l'autre côté des sommets Intxortas se cache Elorrio où le commandement républicain a un quartier général pour la défense de cette partie de la ligne de feu. De l'inexpugnable Udalaitz, par les altos (cols de) Memaia et de Besaide, elle suit vers ceux de Zabalandi, d'Urkiola et le Saibi.
La défense chargeait différentes organisations politiques et d'ouvriers, dans les Intxortas se trouvaient les gudaris[2] des bataillons du PNB (Batallón Sabino Arana avec les compagnies de l'Euzko Gudarostea, Arratia et Padura) à leur côté, les Hermanos Proletarios[3] qui défendaient le col de Kanpazar et relevait la CNT qui avait le bataillon Isaac Puente[4] et Malatesta situés dans l'Udalaitz et la compagnie Zabalbide de la Gauche républicaine. Sur la côte se trouvaient les miliciens communistes et socialistes de PCE et de l'UGT.
Au printemps 1937 et face à l'impossibilité de la prise de Madrid, le haut commandement des insurgés décide d'activer le front Nord pour finir la prise de ce qui reste de la corniche cantabrique[5]. Le général Emilio Mola fait des déclarations dans lesquelles il affirme qu'il rasera la Biscaye. Fin mars commencent les combats et en avril les insurgés avancent sur les terres biscaïennes en marche vers Bilbao, place importante, dans laquelle ils entrent le .
Le bombardement de Durango, et plus tard celui de Gernika, se produit dans ce contexte.
l'incident d'Otxandio se produit au début de la lutte à la suite d'une attaque aérienne sur la population. On a aussi réalisé quelques attaques sur Irun et Saint-Sébastien mais rien à côté de ceux de Durango et Gernika.
Le quelques avions de provenant de Vitoria-Gasteiz ont réalisé une incursion en Biscaye laissant tomber quelques bombes sur la ville. En guise de représailles on a exécuté quelques partisans prisonniers pris en armes et emprisonnés dans cette dernière.
Durango en 1936
La ville de Durango comptait, en 1936, une population de 8 797 habitants. C'était, politiquement, une population traditionaliste comme le reflète la composition de sa mairie à cette date. Sur 13 élus composant le conseil municipal durangais, 8 étaient carlistes, 3 du Parti Nationaliste Basque et 2 du Front populaire, le maire était le carliste Adolfo Uribasterra.