Changement climatique en 2026

From Wikipedia, the free encyclopedia

Le changement climatique en 2026 désigne l’ensemble des phénomènes climatiques observés en 2026 attribués ou en lien avec l'augmentation rapide de la température moyenne de la surface terrestre et de leurs impacts sur la planète et les habitants. Cet article traite des indicateurs caractérisant ce changement et des dynamiques scientifiques, politiques, économiques et sociales liées à l’évolution du climat au cours de l’année 2026.

Un réchauffement global de la planète est amorcé depuis l’ère industrielle et confirmée par l’évolution des températures moyennes mondiales, des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de l’intensification des événements météorologiques extrêmes.

État des émissions de gaz à effet de serre

Entreprises les plus polluantes : 32 entités émettent plus de la moitié du CO2 mondial

EntitéÉmissions totales
(MtCO2e)
Émissions de CO2
(MtCO2)
% des émissions
mondiales de CO2
Saudi Aramco1,7861,6534,28 %
Coal India1,6841,5133,92 %
CHN Energy1,6791,5093,91 %
National Iranian Oil Company1,3871,2083,13 %
Gazprom1,2931,0652,76 %

L'ONG Influence Map publie en son classement annuel des émissions de gaz à effet de serre des entreprises les plus polluantes au monde, avec comme référence l’année 2024. 166 producteurs de pétrole, de gaz, de charbon et de ciment sont recensées dans la base de données Carbon Majors. L’ONG constate que leurs émissions totales ont augmenté de 0,8 % en 2024 par rapport à l'année précédente, une tendance portée par l’augmentation des entreprises publiques du secteur des combustibles fossiles, qui représentent 54 % des émissions, tandis que celles des entreprises privées se sont stabilisées. Les émissions sont de plus en plus concentrées parmi un nombre restreint d'entreprises[1],[2].

En 2024, seulement 32 entreprises étaient responsables de plus de la moitié des émissions mondiales de CO2 fossile, contre 38 cinq ans plus tôt. 8 des 20 premières entités sont chinoises. Les producteurs de charbon occupent une place particulièrement importante, avec sept représentants, dont six provenant de Chine et un d'Inde, ce qui souligne la dépendance continue de l'Asie à l'égard du charbon. Les cinq premières sont présentées dans le tableau ci-contre[2].

Carbon Majors attribue 1 436 GtCO2e d'émissions historiques cumulées entre 1854 et 2024 à 178 producteurs industriels. La part de CO2 de ce total équivaut à 70 % des émissions mondiales de CO2 issues des combustibles fossiles et du ciment depuis le début de la révolution industrielle en 1750. Plus d'un tiers de ces émissions mondiales de CO2 peuvent être attribuées à seulement 22 entreprises. Les trois entités les plus émetrices historiquement sont l'ancienne Union Soviétique (1900–1991), la Chine (charbon, 1945–2004) et Saudi Aramco[2].

Événements climatiques extrêmes

Science et recherche en 2026

7e cycle d'évaluation du GIEC

Le 7e cycle d’évaluation du GIEC a officiellement été lancé au cours de la 59e réunion plénière du GIEC, réunie du 25 au à Nairobi, au Kenya[3]. La structure des travaux à venir du Giec a été adoptée en [4]. Le rapport final doit comprendre trois parties issues des travaux de trois groupes de travail :

  • groupe de travail I, « Les bases scientifiques physiques » du réchauffement climatique,
  • groupe de travail II, « Impacts, adaptation et vulnérabilité »,
  • groupe de travail III, « Atténuation des changements climatiques ».

Il doit être complété par trois rapports thématiques scientifiques : « le changement climatique et les villes », « méthodes de captage et stockage du CO2 » et « méthodologie pour mieux évaluer les émissions et l'impact des polluants à courte durée de vie » (méthane, oxyde d'azote et particules).

La première réunion conjointe des auteurs principaux qui s'est tenue à Paris du 1 au constitue le lancement officiel de la rédaction des contributions de chaque groupe[5],[6],[7]. Le calendrier 2026 est le suivant[8] :

  • du 12 au , à Oslo, 3ème réunion consacrée au rapport thématique sur les villes résilientes ;
  • du 24 au , à Bangkok, 62e session plénière ;
  • du 3 au , 4ème réunion consacrée au rapport thématique sur les villes résilientes.

Ce calendrier s'inscrit dans une feuille de route plus large visant à publier le rapport final d’évaluation AR7 probablement en 2029.

Contexte géopolitique et économique

Gouvernance climatique internationale

Retrait des États-Unis d’organisations internationales et notamment de la CCNUCC

Dans la continuité de l'annonce en 2025 d'un nouveau retrait des États-Unis de l’Accord de Paris qui devient effectif le , déclarant l’Accord de Paris comme une « escroquerie injuste et unilatérale » qui désavantage les États-Unis au profit de la Chine[9],[10], Donald Trump annonce le retrait de son pays de 66 organisations, dont une moitié liée à l’ONU et notamment la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ou encore son équivalent pour la biodiversité, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Les modalités juridiques de ce départ ne sont toutefois pas précises. Sur le plan international, cette décision affaiblit financièrement et symboliquement le système onusien, encourage une fragmentation accrue des politiques climatiques et de développement et renforce l’idée qu’un acteur majeur peut se soustraire sélectivement aux règles communes. Elle fragilise le budget de certaines institutions comme le GIEC qui était financé jusqu'à présent par les États-Unis à hauteur d’un tiers[11].

Réunions intergouvernementales

Forum économique de Davos (janvier 2026)

Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) s'est tenu du 19 au [12]. Les discussions ont été dominées par la question du Groenland et de ses ressources stratégiques (terres rares, minerais, hydrocarbures) et des enjeux géopolitiques et sécuritaires en Arctique, reléguant les sujets climatiques au second plan[13],[14]. Le rapport mondial sur les risques 2026, la publication phare du Forum sur les risques mondiaux, qui s’appuie sur les opinions de plus de 1 300 dirigeants et experts internationaux issus du monde universitaire, des affaires, des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile, est publiée le et confirme un climat d’incertitude et de fragmentation accrue de l’ordre mondial, mais sans avancée majeure sur le climat[15]. Le rapport analyse les risques à trois horizons : immédiat (2026), à court et moyen terme (sur les deux prochaines années) et à long terme (sur les dix prochaines années). Les risques environnementaux ont perdu de leur importance dans les préoccupations à court terme. Ainsi les évènements météorologiques extrêmes sont passés de la deuxième à la quatrième place par rapport au rapport de l'année précédente, la pollution de la sixième à la neuvième place, tandis que les changements critiques des systèmes terrestres et la perte de biodiversité ont perdu respectivement sept et cinq places. À court terme, les conflits armés, la militarisation des outils économiques et la fragmentation de la société arrivent en tête. A long terme, les événements météorologiques extrêmes sont toutefois considérés comme le risque majeur qui risque d'impacter l'économie et cinq thématiques environnementales figurent dans les 10 premiers risques cités[16].

Al Gore déclare que les politiques climatiques pourraient connaître une regression dans de nombreux pays, mais que la transition énergétique se poursuivra à un rythme soutenu, portée par la baisse des coûts des énergies renouvelables et des batteries. Il souligne qu'en 2025, 93 % de toute la nouvelle production d'électricité installée dans le monde provenait des énergies renouvelables, et que « la seule chose dont le prix baisse plus rapidement que celui des panneaux solaires est celui des batteries à usage industriel, car leur production double chaque année [...] il n'y a donc pas de ralentissement dans le mouvement vers cette transition énergétique »[17]. Par ailleurs une controverse autour de l’éolien est déclenchée par des critiques de Donald Trump, à laquelle la Chine répond en défendant sa stratégie et ses capacités industrielles, illustrant à quel point l’énergie bas-carbone est devenue un sujet de puissance autant que de climat[18].

Autres réunions

Le calendrier 2026 des autres réunions intergouvernementales est le suivant :

Conférence internationale sur la sortie des combustibles fossiles

Décidée lors de la COP 30 à l'initiative de la Colombie, une conférence internationale sur la sortie des combustibles fossiles se tiendra les 28 et dans la ville de Santa Marta, une ville côtière du nord de la Colombie. Elle réunira près de 80 pays signataires de la « Déclaration de Belém » pour accélérer la sortie des fossiles[24],[25].

Réunions préparatoires à la COP d'Antalya

COP d'Antalya

La conférence d'Antalya de 2026 sur les changements climatiques, ou COP31, organisée par l'Organisation des Nations unies, se déroule du 10 au à Antalya, en Turquie. Elle est la 31e conférence des parties et réunit les pays signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Elle se tient dans un contexte climatique difficile, avec une trajectoire de réchauffement global amorcée depuis l’ère industrielle et confirmée par l’évolution des températures moyennes mondiales, des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de l’intensification des événements météorologiques extrêmes et une conférence à Belém qui s'est soldée par un quasi-échec avec l'abence de mention de la sortie des énergies fossiles dans la décision finale.

Politiques nationales

Mobilisation sociale et opinion publique

Bibliographie publiée en 2026

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI