Choose France
sommet économique créé en 2018 par Emmanuel Macron
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Choose France (littéralement de l'anglais, « Choisissez la France ») est un sommet créé en par Emmanuel Macron, président de la République française. Le sommet accueille les dirigeants de grandes entreprises pour les convaincre d'investir en France.
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Les sept premières éditions ont été consacrées aux investissements étrangers et à la création d'emplois en France, annoncés à la clé de chaque édition. La huitième édition en 2025 est consacrée aux investissements français en France.
Objectif
Le sommet Choose France a pour objectif de présenter aux grandes entreprises d'envergure internationale les réformes menées pour stimuler l'activité économique de la France.
À l'origine, il met en avant l'importance des investissements internationaux pour favoriser la croissance, l'innovation et l'emploi dans toute la France[1].
En , et pour la première fois depuis sa création, il met en avant les entreprises françaises qui investissent en France. Cette nouvelle version du sommet pourrait être renouvelée[2].
Historique, chronologie
Le sommet Choose France est initié par Emmanuel Macron en , et les trois premières éditions se tiennent en janvier juste avant le Forum économique mondial à Davos. Puis, à la suite de la pandémie de Covid-19, la date de Choose France est décalée avec deux rendez-vous en , dont le premier en distanciel. Les sommets se tiennent au château de Versailles[3].
La première édition de Choose France a lieu le [4], avec 140 entreprises[5]. 3,5 milliards d'investissements et 2 200 emplois sont prévus avec des multinationales comme Toyota, Google, SAP, Novartis, General Mills ou Facebook[6].
La deuxième édition a lieu le [7]. 547 millions d'euros d'investissements sont annoncés[8]. La troisième édition a lieu le [9],[10]. La quatrième édition a lieu le [11]. La cinquième édition se tient en , avec 180 entreprises. 14 d'entre elles s'engagent pour 6,7 milliards d'euros d'investissement et la création de 4 000 emplois en France[12],[13].
Lors de la sixième édition en [14],[15], 200 dirigeants d'entreprise se réunissent et annoncent 13 milliards d'euros d'investissement et la création de 8 000 emplois[16]. Lors de ce sommet, Emmanuel Macron décide de subventionner une implantation de la société taïwanaise ProLogium à hauteur de 1,5 milliard d'euros. Cette société doit construire une gigafactory de batteries solides pour des voitures électriques, à Dunkerque, avec une ouverture envisagée pour [17].
La septième édition a lieu le .
Dans une étude détaillée de , le magazine L'Usine nouvelle fait le point[18],[19] : lors des six premières éditions de l'événement, 122 projets d'investissements étrangers ont été annoncés pour un montant cumulé de 31,9 milliards d'euros. Même si très peu ont été abandonnés, seuls 27 d'entre eux concernent l'implantation de nouveaux sites industriels ou de centres de recherche et développement, alors que tous les autres concernent surtout des extensions[20]. L'Union en [21] prend l'exemple de Valeco qui investirait 230 millions d'euros d'ici fin , selon le dossier de presse Choose France , mais celui-ci reprend la somme annoncée depuis ; Valeco n'annonce aucune nouvelle somme depuis .
La huitième édition a lieu le . Elle est consacrée aux entreprises françaises qui investissent en France : 150 entreprises françaises et représentants de fédérations professionnelles, d’organisations syndicales et patronales se réunissent à Paris. Le gouvernement annonce 30,4 milliards d’euros d'investissements français dans 151 projets répartis partout en France. Parmi eux, 9,2 milliards d’euros se répartissent dans différents secteurs comme le tourisme, le numérique, la santé ou encore les transports. 21,2 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés par les différentes entreprises au cours des 12 derniers mois[2].
Campagne de communication
À l'approche des Jeux olympiques , une campagne média est déployée en dans cinq pays prioritaires (Allemagne, Canada, Émirats arabes unis, États-Unis et Inde) ainsi qu'en France[22].
Elle a pour but de générer de la préférence et de la considération auprès d'un public de décideurs et opérateurs économiques. Elle permet également d'alimenter les marques filles thématiques (Choose France, TasteFrance, ExploreFrance, PartnerWithFrance, ExperienceFrance)[23].
La campagne média d’affichage est visible dans des carrefours médias à forte influence : aéroports, quartiers d’affaires de métropoles internationales, sur des emprises diplomatiques de la France à l'étranger et dans la presse internationale[24].
Questions posées
En matière de souveraineté
Les investissements massifs des fournisseurs de cloud américains lors du sommet posent la question de savoir si l'on peut conjuguer la souveraineté technologique – dont la souveraineté des données fait partie – et les investissements étrangers dans le cloud computing (informatique en nuage). La question a été posée par le Club de la Data Protection à plusieurs spécialistes (entreprises du secteur, association professionnelle, experts technico-juridiques) en réaction à l'investissement massif de Microsoft dans l'extension de ses centres de données parisien et marseillais et l'ouverture éventuelle d'une nouvelle région dans l'agglomération de Mulhouse. Thomas Fauré, président et fondateur de Whaller, entreprise éditrice d'une plateforme collaborative sécurisée, s'offusque de la priorité ainsi donnée aux GAFAM[25].
En matière création d'emplois
Les 15 milliards d'euros d'investissements étrangers du sommet Choose France devraient créer environ 10 000 emplois, selon les chiffres annoncés.