Classe Arafura

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Classe Arafura
illustration de Classe Arafura
L'Arafura, navire de tête de la classe, en novembre 2025.
Caractéristiques techniques
Type Patrouilleur offshore
Longueur 80 m[1]
Maître-bau 13 m[1]
Tirant d'eau m[1]
Déplacement 1 640 t[1]
Propulsion 2 moteurs Diesel
Puissance 4 440 kW
Vitesse 22 nœuds (41 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement
Aéronefs Drone
Rayon d'action 4 000 milles marins (7 400 km)
Autres caractéristiques
Électronique
Équipage 40
Histoire
Chantier naval
A servi dans  Royal Australian Navy
Commanditaire Gouvernement australien
Période de
construction
Depuis novembre 2018
Période de service 30 janvier 2024
Navires construits 2
Navires prévus 12
Navires annulés 6
Navires en activité 2

La classe Arafura est une classe de patrouilleurs en mer (offshore en anglais) en cours de construction pour la Royal Australian Navy (RAN). Initialement proposé dans le Livre blanc sur la défense de 2009 et marqué comme projet d'approvisionnement SEA 1180, il prévoyait la construction de 20 navires de combat offshore (Offshore Combatant Vessels, OCV) pour remplacer 26 navires répartis en quatre classes de navires distinctes : les patrouilleurs de la classe Armidale, les chasseurs de mines de la classe Huon, les navires de recherche hydrographique de la classe Leeuwin et les vedettes hydrographiques de la classe Paluma. Bien qu'ayant une conception commune (pouvant atteindre un déplacement de 2 000 tonnes), les navires utiliseront un système de charge utile de mission modulaire pour remplir des rôles spécifiques : principalement la patrouille frontalière, la guerre des mines et les levés hydrographiques. Le Livre blanc sur la défense de 2013 s'est engagé à considérer le projet OCV comme un objectif à long terme, mais opta à court terme pour un achat accéléré d'un modèle existant pour remplacer les bâtiments de la classe Armidale et éviter des radoubs successifs, prolongeant la durée de vie des navires en fin de service. Cela aboutit au projet du « patrouilleur offshore » (OPV) et au nombre d'unités réduit à 12. Ce chiffre fut cependant réévalué à 14 lorsque 2 autres variantes de navire de guerre des mines ont été proposées dans le cadre du projet.

Le Premier ministre de l'époque, Malcolm Turnbull, annonce le les concepteurs navals présélectionnés pour le projet : Damen, Fassmer et Lürssen[9]. Le , le gouvernement confirme la participation de Lürssen au projet[10]. La cérémonie de mise en service du premier est a lieu le [11].

La classe de navires sera basée sur l'OPV80 de Lürssen, similaire à la classe Darussalam de la marine royale du Brunei[12],[13]. Les deux premiers navires sont construits par ASC Shipbuilding, à Adélaïde en Australie-Méridionale, les autres étant confiés au chantier naval de Forgacs Marine and Defence (filiale de Civmec), à Henderson en Australie-Occidentale[10],[14].

La construction du premier navire débute le . Ce jour-là, son nom (qui sera celui de sa classe) est dévoilé : il s'agit du HMAS Arafura, navire de tête de la classe Arafura[15].

Le , la quille du second patrouilleur, le HMAS Eyre, est posée au chantier naval d'ASC. Les noms des quatre navires suivants sont également dévoilés à cette période : HMAS Pilbara, Gippsland, Illawarra et Carpentaria[16].

Les quilles des Pilbara, Gippsland et Illawarra sont posées le [17], le [18] et le [19].

En , un signalement estime que le HMAS Arafura ne répond pas aux normes de sécurité civile. Le gouvernement pointe également le manque d'armement à bord par rapport aux besoins de la marine. Le gouvernement envisage de réduire le nombre de navires commandés, ceux achevés pourront être transférés dans l'Australian Border Force[20]. Les retards dans l'achèvement de la classe Arafura conduisent le programme dans la liste des « projets préoccupants » de la Défense en [21]. En , le HMAS Arafura est lancé, mais aucun essai en mer n'est mené, sa date de mise en service étant retardée jusqu'en 2025, potentiellement en raison de manquements aux normes de sécurité[22],[23]. Il rentre en service actif le [24] mais la cérémonie de mise en service n'a lieu que le .

Critiques

Avec l'annulation du canon principal et l'absence de remplacement d'un armement majeur, la classe est critiquée pour son incapacité à opérer dans des combats de niveaux moyens et intenses, ce qui entraîne des appels à revoir l'armement du projet ou à transférer les unités vers la Marine Unit de l'Australian Border Force en faveur d'une flotte de corvettes[25],[26],[27]. Le projet est également critiqué pour ses retards dans le calendrier et son dépassement de budget[27],[26].

Annulation

À la suite de l'« examen stratégique de la défense 2023 », de l'« » examen de la flotte de combat de surface pour 2024 » et de la « publication de la flotte de combat de surface à létalité améliorée 2024 » par le gouvernement en , les 6 derniers navires sont annulés car considérés comme inefficaces pour les opérations de sécurité maritime civile. Ils ne possèdent également pas les systèmes de capacités de survie et d’autodéfense nécessaires pour contribuer à une mission de combat de surface. Pour pallier ces facteurs manquants, des recherches plus approfondies sont menées pour déterminer comment ces navires pourront contribuer à diverses autres missions[28].

Notes et références

Voir aussi

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