Colombie (paquebot de 1931)
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Atlantica
1 cheminée (1948-1974)
| Colombie (1931-1964) | |
Le Colombie dans sa configuration initiale | |
| Autres noms | Atlantic Atlantica |
|---|---|
| Type | Paquebot croiseur auxiliaire transport de troupes navire-hôpital |
| Histoire | |
| Chantier naval | Ateliers et Chantiers de France |
| Design | 2 cheminées (1931-1948) 1 cheminée (1948-1974) |
| Lancement | 18 juillet 1931 |
| Mise en service | 2 novembre 1931 |
| Statut | Vendu à la démolition en 1970 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 147 m |
| Maître-bau | 20 m |
| Propulsion | 2 hélices |
| Puissance | 8800 cv |
| Vitesse | 16 nœuds |
| Caractéristiques commerciales | |
| Capacité | 198 passagers en 1ère classe 148 passagers en 2ème classe 144 passagers en 3ème classe |
| Carrière | |
| Propriétaire | Compagnie générale transatlantique Typaldos |
| Pavillon | |
| IMO | 5077187 |
| modifier |
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Lancé en 1931 pour la Compagnie générale transatlantique, le paquebot Colombie fut réquisitionné durant la Seconde Guerre mondiale comme croiseur auxiliaire, transport de troupes et enfin comme navire-hôpital. Remis en service après la guerre, il est vendu à une compagnie grecque et finit par être démoli en 1970.

Lancé le avec une coque noire pour la Compagnie générale transatlantique, il est mis en service le sur la ligne des Antilles mais fera régulièrement des croisières en Europe et dans les Caraïbes. Sa coque est repeinte en blanc en 1935, ce qui convient mieux à la ligne qu'il sert avec le Cuba[1].
Son commandant, Antoine Greffier, meurt à bord le [2].
Le , les forces marines françaises réquisitionnent le paquebot pour le convertir en croiseur auxiliaire. Il est alors renommé X 10 [3][4]. Le Colombie participe à l’expédition en Norvège en et au rapatriement des soldats français vers la métropole durant la percée allemande de . Il finit par être désarmé en à Toulon et est restitué à la Compagnie générale transatlantique qui le rebaptise Colombie. Il effectue cependant encore des missions de transport de troupes mais est sérieusement endommagé en alors qu'il était impliqué dans l'opération Torch. De 1942 à 1943, il est réparé et est transformé en transport armé pour effectuer des trajets entre les États-Unis et l'Italie sous pavillon américain. En , il est transformé en navire-hôpital, sa coque est peinte en blanc et des croix rouges sont mises sur son flanc. Il est alors rebaptisé Aleda E. Lutz (du nom d'une infirmière américaine tuée pendant la Seconde Guerre mondiale)[5],[6] dans le cadre de cette mission qui durera jusqu'en 1948. Le Colombie reçut la Croix de Guerre 1939-1945 pour son engagement durant ce conflit[7].
Fin , après plus de vingt ans de bagne, Guillaume Seznec revient en métropole à bord du Colombie[8].
Une cheminée (1948-1974)

En , le navire subit d’importantes transformations aux chantiers néerlandais de Schelde.
On supprima ses deux cheminées cylindriques, pour les remplacer par une unique cheminée profilée, et on le dota d’une nouvelle capacité en passagers (584 répartis en 3 classes)[9].
Il est ainsi remis en service le sur la ligne des Antilles.
Le , en sortant de Vigo (Esp), dans le brouillard, il aborde le caboteur Conde de Barbate, qui coule. 5 morts, 5 survivants[10]. Le commandant Dublineau sera innocenté le [11].
En 1962, la Transat envisage de vendre le navire à un groupe américain qui veut l’utiliser pour des croisières le long des côtes mexicaines. Cependant, les transactions n’aboutissent pas, et le Colombie est finalement vendu le , à l’armement grec Typaldos.
Il sera remplacé sur la ligne par le Flandre et Antilles[12].
Renommé Atlantic puis Atlantica par son nouveau propriétaire, il finit par être vendu à la démolition en 1970[13].