Conseil de la paix

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Le Conseil de la paix ou Conseil de paix[3] (Board of Peace en anglais) est une organisation internationale dont la mission officielle est de « promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit  »[2]. Proposé par le président des États-Unis Donald Trump en , il est créé le [4].

Création (annoncé)
(mandaté)
(charte signée)
SiègeSiège social de l'Institut américain pour la paix (en), Washington, D.C.[1]
Faits en bref Situation, Création ...
Conseil de la paix
Logo de l'organisation
Logo du Conseil de la paix
Carte de l'organisation
États dont les dirigeants ont accepté leur invitation personnelle au Conseil de paix.
Situation
Création (annoncé)
(mandaté)
(charte signée)
Type Organisation internationale
Siège Siège social de l'Institut américain pour la paix (en), Washington, D.C.[1]
Langue Anglais[2]
Organisation
Membres
Président à vie Donald Trump
Personnes clés Josh Gruenbaum
Aryeh Lightstone

Site web Sites officiels : (en) boardofpeace.org et (ar) boardofpeace.org/arVoir et modifier les données sur Wikidata
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Le , Donald Trump déclare que « les Nations unies ne l'ont jamais aidé » pour justifier la création de ce « Conseil de la paix »[5], affirmant que son conseil « pourrait remplacer l'ONU »[6]. Selon les experts[Qui ?], Trump cherche à faire de cette organisation une alternative au Conseil de sécurité des Nations unies, dans laquelle lui seul disposerait du droit de veto[pas clair][7]. La composition du conseil est déterminée par Donald Trump lui-même, qui prévoit de facturer plus d'un milliard de dollars pour chaque siège permanent[2].

Le conseil est régi par sa propre charte privée[C'est-à-dire ?]. Celle-ci ne désigne qu'une seule personne habilitée à adopter des résolutions ou des initiatives en son nom sans consultation du conseil : le « Président Trump », qui y siège à vie[7][source insuffisante].

Lors de la proposition initiale de , les missions du conseil s'inscrivaient dans le cadre du plan de paix prévu après la guerre de Gaza, avec l'aval de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil de la paix y était présenté comme un organisme visant à soutenir l'administration, la reconstruction et le redressement économique de la bande de Gaza.

L'institution mise en place en est critiquée pour ses nombreuses différences avec sa présentation originale. Le Guardian l'a décrite comme un « club payant dominé par Trump » et centré sur lui plutôt que sur Gaza[8]. Elle a été qualifiée de projet pharaonique[9]. Son nom est souvent écrit entre guillemets par des sources indépendantes[10],[11],[12].

Peu de dirigeants mondiaux ont publiquement accepté les invitations de Trump ou indiqué s'ils avaient payé pour devenir membres[13].

Historique

Contexte

La guerre de Gaza a commencé en à la suite d'une série d'attaques terroristes menées par le Hamas et plusieurs autres groupes militants palestiniens dans le sud d'Israël[14].

En , l'ancien Premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair a initialement proposé de placer la bande de Gaza sous administration internationale[15]. Fin , le président américain Donald Trump a présenté un plan similaire, partiellement accepté le mois suivant par le gouvernement israélien et le Hamas[14]. Le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 2803 le . Elle salue la création du Conseil de la paix, présenté comme une initiative extérieure, mais précise que ce n'est pas un organe officiel de l'ONU : il n'est pas responsable devant l'Assemblée générale et ne repose sur aucun traité[16].

Deux jours après l'entrée en vigueur de l'accord de paix à Gaza, Tony Blair a rencontré le vice-président palestinien, Hussein al-Cheikh, en Jordanie, afin de discuter de la reconstruction de la bande de Gaza[17]. Le soir même, Trump déclare que « la guerre est finie » et que le Conseil de la paix sera rapidement mis en place[18].

Création du Conseil de la paix

Début , Nikolay Mladenov, ancien coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, est choisi comme directeur général du Conseil de la paix. Mladenov a ensuite rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le vice-président palestinien Hussein al-Sheikh[19].

Le , le président des États-Unis Donald Trump doit annoncer dans la semaine les personnes qu'il nommera au Conseil de la paix. En réponse, le porte-parole du Hamas, Hazem Kassem, a appelé à accélérer la mise en place du comité technocratique palestinien[20].

La deuxième phase de l'Accord de paix de Gaza débute le . Les États-Unis envoient des invitations à plusieurs pays pour rejoindre le Conseil et annoncent que sa première réunion se tiendrait en marge du sommet du Forum économique mondial[21],[22].

Une publication sur les réseaux sociaux de Donald Trump annonce la formation du conseil le  : « C'est mon grand honneur d'annoncer que le conseil de la paix a été formé. Les membres du conseil seront annoncés prochainement, mais je peux dire avec certitude qu'il s’agit du conseil le plus grand et le plus prestigieux jamais réuni, en tout temps et en tout endroit »[4] ».

Première réunion

Le , le Conseil de la paix tient sa première réunion à Washington. Le Commissaire en chef du Comité national pour l'administration de Gaza Ali Chaath y participe. L'Indonésie assumera le rôle de commandant adjoint de la force de stabilisation dans la Bande de Gaza. Cinq pays se sont engagés à fournir des troupes[23].

Réactions

Réception internationale

Le , le président argentin Javier Milei et l'ambassadeur d'Argentine aux États-Unis, Alec Oxenford (en) ont annoncé que le président Trump avait officiellement invité l'Argentine à rejoindre le conseil et à en devenir membre fondateur[24],[25]. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), Milei remercie le président Trump pour cette invitation, la qualifiant d'« honneur » et réaffirmant que l'Argentine « se tient aux côtés des pays qui luttent de front contre le terrorisme » et qui « défendent la vie et les biens »[24],[25],[26]. Trump a invité le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le premier ministre canadien Mark Carney, qui confirme sa participation[24].

Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a annoncé sur Facebook que l'Albanie avait été personnellement invitée à rejoindre le Conseil pour en devenir membre fondateur. Cette invitation est perçue, selon lui, comme une reconnaissance internationale majeure et un signe du rayonnement international croissant du pays[18],[27].

Néanmoins, le Conseil de la paix peine à susciter l'enthousiasme de la plupart des dirigeants mondiaux[28]. Il n'a pas obtenu le soutien de plusieurs pays européens, notamment le Royaume-Uni[29],[30], la France[12], la Norvège[31] et la Suède[32]. Le Premier ministre britannique Keir Starmer qualifie le rôle de Poutine de « préoccupant »[33] au sein du Conseil. La France a exprimé son inquiétude quant à une possible usurpation du rôle des Nations Unies[12] et a déclaré ne pas accepter l'invitation à rejoindre le Conseil. En représailles, Trump a menacé d'imposer des droits de douane de 200 % sur le vin et le champagne français[10],[34],[35]. Certains ambassadeurs de l'Union européenne ont exprimé de « sérieux doutes » et déclaré qu'ils examineraient le cadre juridique avant de prendre position[28].

Une source gouvernementale canadienne a déclaré aux médias que le Canada ne « paierait pas pour un siège » au sein du conseil de la paix proposé par Trump, ajoutant que le Premier ministre Mark Carney avait l'intention d'accepter l'invitation, mais pas aux conditions fixées par le président américain. Le ministre des Finances canadien, François-Philippe Champagne, a confirmé publiquement par la suite qu'Ottawa ne paierait pas le « prix d'un milliard de dollars américains »[28],[36].

Au Brésil, sous la présidence de Luiz Inácio Lula da Silva, l'invitation est accueillie avec prudence, craignant qu'elle ne concentre un pouvoir excessif entre les mains de la présidence américaine et n'éclipse le rôle de l'ONU, dans un contexte de tensions commerciales entre le Brésil et les États-Unis[28].

La Norvège a également refusé d'adhérer ; son secrétaire d'État, Kristoffer Thoner, a déclaré que la proposition « soulevait un certain nombre de questions qui nécessitaient un dialogue plus approfondi avec les États-Unis »[37]. La Suède n'a pas donné de réponse officielle, mais le Premier ministre Ulf Kristersson aurait déclaré en marge du Forum économique mondial 2026 que son pays ne signerait pas le texte en raison de son contenu[37]. Le Premier ministre slovène Robert Golob a décliné l'invitation, estimant que cet organisme « interfère dangereusement avec l'ordre international au sens large »[37]. Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, a déclaré que le gouvernement portugais attendait des éclaircissements de la part de l'administration Trump, exprimant des doutes quant au fait que « la manière dont la charte est rédigée est quelque peu ambiguë quant à savoir si elle pourrait avoir une portée autre que celle de [Gaza] », tout en soulignant que la signature de traités internationaux « peut impliquer des procédures internes qui ne sont pas compatibles avec le simple fait de dire oui du jour au lendemain »[38]. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré que la participation à un tel conseil serait incompatible avec la constitution du pays. Volodymyr Zelensky a exprimé la difficulté pour l'Ukraine de rejoindre un conseil aux côtés de la Russie. La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a invoqué une raison similaire[39].

Les responsables allemands ont qualifié ce comité de « contre-projet » à l'ONU et se sont étonnés qu'il propose la création d'une organisation internationale permanente chargée de régler les conflits mondiaux au lieu de se concentrer uniquement sur un cessez-le-feu à Gaza[39].

Donald Trump est nommé président dans la charte du Conseil de la Paix et en est membre à vie.

L'organisation possède une structure complexe à plusieurs niveaux comprenant[40] :

  • le président Donald Trump, membre à vie ;
  • le Conseil principal de la paix est composé principalement de chefs d'État. Une soixantaine de personnes ont été invitées ;
  • le Conseil exécutif, axé sur la diplomatie et l'investissement, est composé de sept membres ;
  • le Conseil exécutif de Gaza est chargé de diriger le Comité national pour l'administration de Gaza, qui administrera le territoire. Son chef porte le titre de Haut représentant pour Gaza et Nikolaï Mladenov a été nommé, ainsi que dix autres membres.

Critiques

La mise en place du Conseil de la paix par Trump a été décrite comme un projet narcissique[9] par le Sydney Morning Herald et de « club naissant d'autocrates » par le Financial Times[41]. Après s'être vu refuser le prix Nobel de la paix 2025, Trump a déclaré qu'il ne ressentait plus « l'obligation de penser uniquement à la paix »[42].

The Guardian a qualifié le conseil de « club privé dominé par Trump, où il faut payer pour jouer : une version mondiale de sa cour de Mar-a-Lago visant à supplanter l'ONU elle-même », arguant que l'organe finalement défini ressemblait peu à ce que le Conseil de sécurité des Nations Unies pensait approuver. Selon le journal, une charte diffusée aux capitales nationales deux mois après l'adoption de la résolution ne faisait aucune mention de Gaza. Le Conseil de la paix y apparaît plutôt comme une institution mondiale permanente. L'article notait que la majeure partie du document portait sur des règles internes accordant des pouvoirs étendus au président – Donald Trump, le seul nom cité. Il a notamment le pouvoir exclusif de nommer et de révoquer les membres, de fixer l'ordre du jour et d'émettre des résolutions, tandis que les autres membres ne pouvaient obtenir un statut permanent qu'en payant une cotisation d'un milliard de dollars, concentrant ainsi le contrôle effectif entre les mains de Trump[8]. Selon Bloomberg, Trump détient le « pouvoir de décision ultime » du Conseil[43].

Composition

Membres du Conseil de la paix

Pays par statut :
  • Membre
  • Observateur (plus l'Union européenne supranationale)
  • Invité
  • Refusé
  • Invitation retirée
  • Une soixantaine de pays ont reçu une invitation du président américain Donald Trump pour rejoindre le Conseil de la paix[2]. Les pays suivants ont été invités à participer en tant que membres fondateurs. Les pays souhaitant devenir membres permanents du Conseil de la paix doivent verser 1 milliard de dollars dans un fonds contrôlé par le président Donald Trump ; sinon, chaque pays dispose d'un mandat de trois ans qui peut être renouvelé à sa discrétion[44],[45].

    Membres à part entière

    Les États suivants ont signé la charte du BoP. Tous les États, à l'exception de l'Albanie, du Cambodge, de l'Égypte, d'Israël, du Koweït, du Salvador et du Vietnam, ont signé la charte le et sont devenus membres fondateurs[22].

    Invitation acceptée, mais non-adhésion

    Le pays suivant a fait part de son intention d'accepter l'invitation à participer au BoP, mais n'a pas obtenu de visa pour assister à la réunion inaugurale à Washington et n'est donc pas membre :

    Observateurs

    Les États suivants, ainsi que l'Union européenne[68], n'ont pas encore accepté ou ont décliné leur invitation à rejoindre le Conseil ou l'ont déclinée. Ils ont néanmoins assisté à la première réunion du Conseil de la paix en tant qu'observateurs.

    Autres invités

    Les États suivants ont été invités à participer au BoP, mais n'ont pas encore répondu et n'ont pas participé en tant qu'observateurs :

    L'État suivant a reçu une invitation qui a ensuite été annulée :

    Les États suivants ont décliné l'invitation de Trump à participer :

    Membres du Conseil exécutif du Conseil de la paix

    Les membres du Conseil exécutif du Conseil de la paix ont été annoncés le . Ce sont :

    Membres du Conseil exécutif de Gaza

    Un Conseil exécutif de Gaza soutient le Haut représentant et le Comité national pour l'administration de Gaza. Ses membres ont été annoncés le . Ce sont :

    Membres du Comité national pour l’administration de Gaza

    Un Comité national pour l'administration de Gaza (en) est créé, composé de personnalités à profil technique.

    • Présidence et Transports : Ali Chaath
    • Agriculture : Abdul Karim Ashour
    • Éducation : Jaber Al-Daour
    • Finances : Bashir Al-Rais Ali Barhoum
    • Santé : Ayed Yaghi
    • Logement : Osama Al Saadawi (en)
    • Intérieur et sécurité : Sami Nasman
    • Justice : Adnan Abu Warda
    • Autorité foncière : Arabi Abu Shaaban
    • Affaires municipales et eau : Ali Barhoum
    • Affaires sociales et féminines : Hana Tarazi
    • Affaires religieuses : Rami Halas
    • Télécommunications : Omar Shamali
    • Commerce et économie : Ayed Abu Ramadan
    • Affaires tribales : Husni Al-Mughni

    Réunions

    Liste des réunions

    Davantage d’informations Réunions du Conseil de paix, Date ...
    Réunions du Conseil de paix
    Date Emplacement Président Remarques
    Davos, Suisse Donald Trump La charte établissant le conseil a été signée par Trump et 25 autres dirigeants. Le plan comprenait des dispositions pour la construction de 100 000 logements à Rafah ainsi que d'une « nouvelle Gaza », et soulignait l'importance de la sécurité et de la démilitarisation du Hamas[98].
    [99] Washington D.C., États-Unis Les États-Unis ont promis 10 milliards de dollars pour soutenir les efforts du conseil, tandis que neuf États membres[b] ont accepté de contribuer à hauteur de 7 milliards de dollars. Les forces armées qui seront déployées à Gaza, à commencer par Rafah, seront composées de 12 000 policiers et 20 000 soldats des ISF provenant d'Albanie, d'Indonésie, du Kazakhstan, du Kosovo et du Maroc, tandis que l'Égypte et la Jordanie formeront les policiers[100]. Trump a imputé la responsabilité de la destruction de Gaza uniquement au Hamas et a menacé l'Iran alors que les États-Unis renforçaient leur présence militaire au Moyen-Orient[101].

    La FIFA s'est engagée à verser 50 millions de dollars pour la construction d'un stade de football dans la bande de Gaza, ainsi que des fonds destinés à une académie de la FIFA et à 55 terrains de football[102].

    Fermer

    Siège social

    Siège social du BoP à l'Institut des États-Unis pour la paix

    Selon la charte du BoP, le gouvernement des États-Unis en est le dépositaire officiel. Fin , Trump a désigné le siège (en) de l'Institut des États-Unis pour la paix à Washington D.C. comme siège du conseil d'administration[1].

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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