Démocrates 66
parti politique néerlandais
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Les Démocrates 66 (en néerlandais, Democraten 66, abrégé en D66 et jusqu'en 1985 D'66) sont un parti politique néerlandais de type social-libéral, fondé, comme son nom l'indique, en 1966, par Hans van Mierlo. Membre de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE) et de l'Internationale libérale (IL), le parti est dirigé par Rob Jetten depuis 2023.
| Démocrates 66 (nl) Democraten 66 | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Chef politique | Rob Jetten |
| Fondation | 14 octobre 1966 |
| Siège | La Haye |
| Présidente | Alexandra van Huffelen |
| Positionnement | Centre à centre gauche |
| Idéologie | Social-libéralisme Libéralisme vert Progressisme Europhilie |
| Affiliation européenne | ALDE |
| Groupe au Parlement européen | Renew Europe |
| Affiliation internationale | Internationale libérale |
| Couleurs | Vert |
| Site web | d66.nl |
| Présidents de groupe | |
| Seconde Chambre | Rob Jetten |
| Première Chambre | Paul van Meenen |
| Parlement européen | Valérie Hayer (RE) |
| Représentation | |
| Représentants | |
| Sénateurs | |
| Députés européens | |
| Députés provinciaux | |
| modifier |
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Histoire
Débuts (1966-1985)

Le parti est fondé le par 44 personnes se considérant comme novices en politique (« homines novi »), bien que 25 d'entre eux viennent d'autres partis politiques[1] (notamment du PvdA social-démocrate et du VVD libéral[2]). Parmi ces fondateurs figurent Hans Gruijters et Hans van Mierlo[1], qui devient le dirigeant du parti et sa principale figure[1],[2]. Le parti rejette les idéologies du siècle passé et entend proposer des solutions pragmatiques pour une société moderne[1]. D'66 se présente pour la première fois lors des élections de la Seconde Chambre de 1967 et remporte 7 sièges[1].
En 1971, D'66 remporte 11 sièges à la Seconde Chambre et fait son entrée à la Première Chambre, conséquence des élections provinciales de 1970[3]. L'année suivante, le parti intègre une coalition progressiste appelée Keerpunt 72 (« Tournant 72 ») avec le PvdA et le PPR[1]. D'66 perd 5 sièges lors des élections anticipées et obtient 6 élus[4]. Après plusieurs mois de négociation, le parti rejoint le cabinet Den Uyl, alliant cinq partis (PvdA, PPR, KVP, ARP et D'66)[5]. D'66 est toutefois en grande difficulté, ayant perdu nombre d'adhérents et d'électeurs[1].
En 1973, Jan Terlouw prend la tête du parti[6] et se présente comme une « alternative raisonnable » aux partis historiques. D'66 obtient 8 élus lors des élections législatives de 1977[7], qui mènent à la désignation d'un cabinet de centre droit Van Agt I (CDA-VVD)[8].
En 1981, le parti double sa représentation passant à 17 sièges. Il rejoint alors le gouvernement de centre gauche Van Agt II, avec les chrétiens-démocrates du CDA et les travaillistes du PvdA[8]. L'année suivante, les travaillistes quittent le gouvernement, en raison de désaccords sur la mise en place de mesures d'austérité, et provoquent des élections anticipées. D'66, qui reste au sein du gouvernement temporaire Van Agt III, sort affaibli de ces élections avec seulement 6 élus[9],[10]. Cette perte de 11 sièges est, jusqu'en 1994, la plus importante déconvenue pour un parti néerlandais depuis l'introduction du scrutin universel et proportionnel en 1917 (en nombre de sièges perdus)[11].
Vers la coalition violette (1986-2002)

Au milieu des années 1980, Hans van Mierlo revient à la tête du parti[1],[12], désormais abrégé en D66[1]. Les scores du parti repartent progressivement à la hausse : D66 décroche 9 sièges en 1986[13] et 12 sièges en 1989[14].
Les élections législatives de 1994 voient D66 doubler son nombre d'élus, passant de 12 sièges à 24[15]. Le parti rejoint alors les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD dans une coalition violette[16], au sein du premier cabinet Kok dont Hans van Mierlo est vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères[17].
Hans van Mierlo quitte la direction du parti peu avant les élections de 1998, où la liste de D66 est menée par la ministre de la Santé Els Borst[12]. Lors de ces élections, D66 perd 10 sièges notamment au profit de ses alliés travaillistes et libéraux. La coalition violette est toutefois reconduite dans un deuxième cabinet Kok[12],[18]. Els Borst conserve son poste de ministre de la Santé mais la direction du parti est confiée à Thom de Graaf[12].
Entre 1994 et 2002, la coalition violette met en place de nombreuses réformes progressistes dont la dépénalisation de l'euthanasie et l'adoption du mariage homosexuel[16].
Opposition et retour au gouvernement (2002-2006)
Les élections législatives de 2002 sont marquées par une défaite de la coalition violette. D66 retombe à 7 élus et retourne dans l'opposition[19]. Le cabinet Balkenende I s'effondre quelques mois plus tard et de nouvelles élections sont organisées en 2003[20]. D66 ne retient que 6 sièges[20], provoquant la démission de Thom de Graaf à la tête du parti[21]. Boris Dittrich (en) lui succède et exclut dans un premier temps toute participation au gouvernement[21].
Le parti rejoint toutefois le gouvernement de centre droit Balkenende II (CDA-VVD-D66)[22]. Nommé ministre des Réformes administratives, Thom de Graaf plaide pour l'élection au scrutin direct des bourgmestres et un nouveau système électoral par district. La réforme est toutefois rejetée, conduisant Thom de Graaf à la démission[23]. Le parti reste néanmoins au gouvernement jusqu'à l'été 2006. En désaccord avec la ministre de l'immigration Rita Verdonk dans l'affaire Ayaan Hirsi Ali, D66 fait alors chuter le cabinet de centre droit[24].
Les élections de 2006 sont une hécatombe pour D66, qui réalise le pire score de son histoire et ne compte plus que 3 élus à la Seconde Chambre[22],[25].
Direction d'Alexander Pechtold (2006-2018)

Alexander Pechtold prend la tête du parti à la suite des élections de 2006 et se positionne comme un contrepoids à la montée du populisme aux Pays-Bas[25], en dehors du gouvernement. D66 connaît une lente remontée au Parlement, avec 10 sièges aux élections législatives de 2010[26] et 12 sièges en 2012[27]. D66 reste à chaque fois dans l'opposition[1].
Entre 2012 et 2017, D66 bénéficie de l'impopularité du gouvernement VVD-PvdA. En , D66 est ainsi l'un des grands gagnants des élections locales et devient notamment le premier parti au conseil municipal d'Amsterdam, une position détenue par le PvdA depuis 1949[28]. Deux mois plus tard, D66 arrive en tête des élections européennes de 2014 et remporte quatre sièges au Parlement européen. C'est la première fois de son histoire que D66 arrive en tête d'une élection nationale[29].
Aux élections législatives de 2017, D66 enregistre un bon score en obtenant 19 sièges (+ 7). D66 devient le troisième parti à la Seconde Chambre, à égalité avec l'Appel chrétien-démocrate (CDA) et seulement un siège derrière le Parti pour la liberté (PVV)[30]. Sept mois après les élections, six membres du parti intègrent le cabinet Rutte III (VVD-CDA-D66-CU) dont Kajsa Ollongren, en tant que vice-première ministre chargée des Affaires intérieures[31]. Estimant avoir atteint son objectif d'un retour du parti au gouvernement et qu'« il est temps pour une nouvelle direction », Alexander Pechtold quitte la direction de D66 en [32].
Depuis 2018

Rob Jetten prend la succession d'Alexander Pechtold à la direction du groupe parlementaire D66, mais l'élection de son remplaçant à la tête du parti n'intervient qu'en 2020. L'élection est largement remportée par Sigrid Kaag, ministre dans le gouvernement Rutte III[33]. Elle conduit la liste de D66 aux élections législatives de 2021. Avec 24 élus, le parti se classe pour la première fois de son histoire en deuxième position des élections législatives, derrière le VVD (34 sièges)[34],[35]. Vera Bergkamp, membre de D66, est élue à la présidence de la Seconde Chambre[34].
En , les quatre partis membres du cabinet Rutte III s'accordent pour participer à un cabinet Rutte IV[34],[36]. Sigrid Kaag devient la première femme ministre des Finances des Pays-Bas[37]. En , D66 et CU s'opposent aux propositions de Mark Rutte pour restreindre le regroupement familial, conduisant à la démission du Premier ministre et à des élections anticipées[38],[39]. Sigrid Kaag quitte la direction de D66 avant les élections anticipées ; Rob Jetten est alors élu à la tête du parti[40].
Lors des élections législatives de , D66 connaît un fort recul passant de 15 % des voix à 6,3 % et perdant 10 sièges[41]. Le cabinet Schoof formé à l'issue des élections de 2023 (PVV-VVD-NSC-BBB) chute après le retrait du Parti pour la liberté (PVV), en désaccord avec ses partenaires sur la question du droit d'asile. D66 remporte les élections législatives consécutives à la chute du gouvernement, devançant de justesse le Parti pour la liberté. D66 et PVV remportent chacun 26 sièges[42].
Après trois mis de négociations, D66 s'allie à l’Appel chrétien-démocrate (CDA) et au Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) pour former un gouvernement dirigé par Rob Jetten. La coalition envisage notamment de faire des économies dans les dépenses sociales et d'adopter une politique plus conservatrice sur la question migratoire[43]. Le gouvernement sera toutefois minoritaire avec 66 sièges sur 150 à la Chambre et 22 sur 75 au Sénat[44].
Idéologie
Positionnement
D66 est généralement qualifié de social-libéral[29],[45],[46],[47],[48]. Il se revendique d'ailleurs officiellement du social-libéralisme depuis 1998[12]. Il est parfois qualifié de libéral progressiste[25],[46],[49], de libéral de gauche[4],[10],[25],[28] et de néolibéral progressiste[50].
Il est classé au centre[42],[48] ou centre gauche[41] de l'échiquier politique néerlandais, notamment par comparaison avec l'autre parti libéral néerlandais le VVD de centre droit. Il se situe à droite sur les questions économiques et à gauche sur les questions socio-culturelles[51].
Son électorat est principalement composé d'électeurs urbains ou avec un niveau de revenu élevé[41],[49].
Programme
À sa création, le premier cheval de bataille de D66 est la démocratisation radicale de la société et du système politique, plaidant notamment en faveur de l'usage du référendum, de l'abolition de la Première Chambre et de l'élection directe du Premier ministre et des bourgmestres[25]. De par ses positions centristes en matière d'économie et son approche constructive, le parti d'abord « rebelle » rejoint par la suite de nombreux gouvernements[16].
Le cofondateur Van Mierlo était également représentant du radicalisme démocratique, un mouvement qui, au XIXe siècle, fut partagé entre socialisme et libéralisme. Il montra peu d’intérêt pour donner d’autres visions sur la direction et la politique sociale du parti. Terlouw essaya de donner au parti une autre direction comme « alternative raisonnable », avec une attention portée à l’environnement, aux questions sociales et à la technologie. Van Mierlo revient au milieu des années 1980, développant son discours sur « une raison d’exister ». Cette raison était, pour lui, le renouveau politique. À la fin du XXe siècle, un nouveau positionnement apparaît, sous l’impulsion du groupe opschudding (effervescence), qui qualifie D66 en 1998 de social-libéral. Opschudding le décrivit ainsi : « D66 existe comme parti social libéral en vue de construire une société durable, démocratique et ouverte, dans laquelle l’individu se développe en solidarité avec les autres ». Le parti se place donc lui-même comme un parti libéral progressiste. Des raisons nationales expliquent l’usage du label social-libéral, car VVD, situé plus à droite, se qualifie lui-même de parti libéral. L’identité sociale libérale est confirmée par la charte du parti et sa déclaration de principe. Le libéralisme développemental place l’individu « libre mais responsable » au centre. Il veut donner aux individus une égale influence pour les faire contribuer d’eux-mêmes à la vie et à la société. Cela demande ouverture et démocratie et c’est ainsi que les deux raisons d’exister se rejoignent.[réf. nécessaire]
Ce mélange des notions social et libéral se ressent dans le programme politique du parti en 2017, qui supporte une économie de marché régulée mais aussi une légalisation du cannabis très contrôlée. D66 est en faveur de la légalisation de l'euthanasie et de l'avortement. Il souhaite lutter contre le réchauffement climatique en investissant dans le développement durable.[réf. nécessaire]
Le parti est europhile[29],[46] et souhaite approfondir l'Union européenne en donnant notamment plus de pouvoir au Parlement européen[52]. Il est partisan d'un positionnement atlantiste et de la hausse de dépenses militaires[50].
Il a adopté une posture plus conservatrice sur l'immigration depuis l'arrivée à sa tête de Rob Jetten en 2023[48]. Il défend notamment l'externalisation vers des pays tiers de l'examen des demandes d'asile[50].
Organisation
Dirigeants
| Portrait | Chef (naissance-mort) |
Début | Fin | Durée |
|---|---|---|---|---|
| Hans van Mierlo (-) |
6 ans, 11 mois et 18 jours | |||
| Jan Terlouw (-) |
9 ans et 7 jours | |||
| Laurens Jan Brinkhorst (né en ) |
2 mois et 2 jours | |||
| Maarten Engwirda (né en ) |
3 ans, 2 mois et 15 jours | |||
| Hans van Mierlo (-) |
12 ans et 21 jours | |||
| Els Borst (-) |
3 mois et 15 jours | |||
| Thom de Graaf (né en ) |
4 ans, 7 mois et 23 jours | |||
| Boris Dittrich (né en ) |
3 ans et 12 jours | |||
| Vacant du au | ||||
| Alexander Pechtold (né en ) |
12 ans, 3 mois et 12 jours | |||
| Vacant du au | ||||
| Sigrid Kaag (née en ) |
2 ans, 11 mois et 8 jours | |||
| Rob Jetten (né en ) |
en fonction | 2 ans, 8 mois et 21 jours | ||
Mouvement de jeunesse
Il existe le mouvement autonome de jeunes du D66 : les Jeunes Démocrates (en néerlandais : Jonge Democraten)[53].
Affiliations internationales
Les D66 sont membres de l'Internationale libérale[54] et du Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE)[55].
Les élus de D66 siègent dans le groupe libéral au Parlement du Benelux[56] et dans le groupe Renew Europe au Parlement européen[57].
Résultats électoraux
Seconde Chambre
| Année | Voix | % | Sièges | Rang | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|
| 1967 | 307 810 | 4,4 | 7e | Opposition | |
| 1971 | 427 720 | 6,7 | 5e | Opposition | |
| 1972 | 307 048 | 4,1 | 8e | Den Uyl | |
| 1977 | 452 423 | 5,4 | 4e | Opposition | |
| 1981 | 961 121 | 11,0 | 4e | Van Agt II et III | |
| 1982 | 351 278 | 4,3 | 4e | Opposition | |
| 1986 | 562 466 | 6,1 | 4e | Opposition | |
| 1989 | 701 934 | 7,9 | 4e | Opposition | |
| 1994 | 1 391 202 | 15,5 | 4e | Kok I | |
| 1998 | 773 497 | 9,0 | 4e | Kok II | |
| 2002 | 484 317 | 5,1 | 7e | Opposition | |
| 2003 | 393 333 | 4,0 | 7e | Balkenende II | |
| 2006 | 193 232 | 2,0 | 8e | Opposition | |
| 2010 | 654 167 | 6,9 | 6e | Opposition | |
| 2012 | 757 091 | 8,0 | 6e | Opposition | |
| 2017 | 1 285 819 | 12,2 | 4e | Rutte III | |
| 2021 | 1 565 861 | 15,0 | 2e | Rutte IV | |
| 2023 | 656 290 | 6,3 | 5e | Opposition | |
| 2025 | 1 790 634 | 16,9 | 1er | Jetten |

Parlement européen
Personnalités
Ministres
| Portefeuille | Nom | Date | ||
|---|---|---|---|---|
| Cabinet Den Uyl | ||||
| Logement et Aménagement du territoire | Hans Gruijters | – | ||
| Cabinet Van Agt II | ||||
| Vice-Premier ministre Affaires économiques |
Jan Terlouw | – – | ||
| Défense | Hans van Mierlo | – | ||
| Transports et Voies d'eau | Henk Zeevalking | – | ||
| Cabinet Van Agt III | ||||
| Vice-Premier ministre Affaires économiques |
Jan Terlouw | 29 mai – 29 mai – | ||
| Affaires intérieures | Max Rood | 29 mai – | ||
| Défense | Hans van Mierlo | 29 mai – | ||
| Logement et Aménagement du territoire | Erwin Nypels | 29 mai – | ||
| Transports et Voies d'eau | Henk Zeevalking | 29 mai – | ||
| Cabinet Kok I | ||||
| Vice-Premier ministre Affaires étrangères |
Hans van Mierlo | – – | ||
| Justice | Winnie Sorgdrager | – | ||
| Affaires économiques | Hans Wijers | – | ||
| Santé, Bien-être et Sports | Els Borst | – | ||
| Cabinet Kok II | ||||
| Vice-Premier ministre Santé, Bien-être et Sports |
Els Borst | – – | ||
| Agriculture, Nature et Pêche | Haijo Apotheker Laurens Jan Brinkhorst |
– – | ||
| Grandes villes et Intégration | Roger van Boxtel | – | ||
| Cabinet Balkenende II | ||||
| Vice-Premier ministre Réformes administratives et Relations au sein du Royaume |
Thom de Graaf | – – | ||
| Réformes administratives et Relations au sein du Royaume | Alexander Pechtold | – | ||
| Vice-Premier ministre Affaires économiques |
Laurens Jan Brinkhorst | – – | ||
| Cabinet Rutte III | ||||
| Vice-Premier ministre Affaires intérieures et Relations au sein du Royaume |
Kajsa Ollongren | – – | ||
| Affaires sociales et Emploi | Wouter Koolmees | – | ||
| Commerce extérieur et Coopération au développement | Sigrid Kaag | – | ||
| Éducation, Culture et Science | Ingrid van Engelshoven | – | ||
| Cabinet Rutte IV | ||||
| Vice-Première ministre Finances |
Sigrid Kaag | – | ||
| Protection juridique | Franc Weerwind | – | ||
| Éducation, Culture et Science | Robbert Dijkgraaf | – | ||
| Défense | Kajsa Ollongren | – | ||
| Climat et Énergie | Rob Jetten | – | ||
| Santé, Bien-être et Sports | Ernst Kuipers | – | ||