Félix Nisen
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Félix Urbain Mathieu Nisen |
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Félix Nisen, né à Liège le et mort dans sa ville natale le , est un peintre belge. C'est le fils du peintre Jean-Mathieu Nisen.
Né à Liège le [1], Félix Urbain Mathieu Nisen est le fils d'Octavie Pauline Deneumostier (1832-1864)[2] et du peintre Jean-Mathieu Nisen (1819-1885)[3], dont il est également l'élève[4],[5],[6],[7]. Le jeune garçon a quatre sœurs cadettes : Marie Delphine[8], Félicie Claudine[9], Amélie Clémence[10] (qui décède en bas-âge)[11] et Cécile Eugénie[12]. Il se forme à l'Académie royale des beaux-arts de Liège où il suit, entre autres, les cours d'Auguste Chauvin[13] et de Charles Soubre[14], puis à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, sous la tutelle de Jean-François Portaels, où il se lie d'amitié avec Frédéric Tschaggeny[15].
Il fait partie d'un groupe d'amis, comprenant Achille Guillaume Durup de Baleine (professeur et directeur de l'Institut Royal des Sourds-Muets et Aveugles de Liège), Alphonse Taïée (sculpteur amateur), Antonin Terme (archéologue, collectionneur et futur directeur du musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon), Jean Ubaghs (peintre et professeur à l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège) et Léonard Hubert Zeyen (photographe), qui se réunit habituellement dans l'atelier de la rue de l'Étuve qu'occupent le peintre, dessinateur et graveur Adrien de Witte et le sculpteur Léon Mignon durant la première moitié des années 1870[16]. Parmi le groupe d'amis, de Witte, Mignon, Nisen, Ubaghs et Taïée sont tous élèves, approximativement à la même époque, de l'Académie royale des beaux-arts de Liège[13],[14],[17].
Fin 1872-début 1873, il voyage en Italie avec Adrien de Witte[4],[5],[6],[18],[19] ; ils passent par Munich et le Tyrol, visitent Florence, Venise et Vérone puis séjournent à Rome où ils rendent visite à Pierre Joseph Antoine (1840-1913), pensionnaire de la fondation Lambert Darchis et auteur, entre autres, des peintures murales de l’église Sainte-Véronique de Liège[20].
En 1879, il obtient la bourse de la fondation Lambert Darchis[18],[21], mais comme il s'est marié avec Jeanne Charlotte Henriette Hougardy en 1876[21],[22] et que le couple a un enfant en bas âge (le petit Félix Mathieu Adolphe Marie Nisen, né le )[23], il y renonce au profit de son ami Adrien de Witte[18],[21]. Le critique d'art Jules Bosmant détecte dans ce renoncement l'amorce d'une carrière artistique en demi-teinte : « Félix Nisen fils de Jean-Mathieu, après des études sérieuses, avait été le compagnon d'Adrien de Witte, lors du premier voyage d'Italie ; lorsque, quelques années plus tard la bourse Darchis lui fut offerte il se récusa et mit en avant son ami ; ce geste de renoncement prélude au silence où va s'enfoncer le peintre qui reste l'auteur de quelques bons portraits et de petits tableaux de genre[24]. »
Félix Nisen a une fille en 1883[25]. Âgé alors de 39 ans, il meurt le à Liège[4],[5],[6],[26]. Ses obsèques ont lieu à l'église Sainte-Véronique et il est inhumé au Cimetière de Robermont à Liège[27],[28].
Œuvre
Style et techniques artistiques
Il peint principalement des portraits et des tableaux de genre[4],[5],[6],[18]. Au sujet de son œuvre, Jacques Goijen indique que « tout comme son illustre père, il réalisera nombre de portraits de qualité »[5] et que « son séjour en Italie en compagnie du fameux Adrien de Witte le mènera à la scène de genre »[5]. Quant à Camille Lemonnier, il estime, en 1881, que Félix Nisen « révèle des dons heureux dans des impressions prises sur nature »[29].
Catalogue et musées
Plusieurs de ses portraits sont présents dans les collections du Musée de l'art wallon (La Boverie)[4],[30].
Galerie
- Portrait de Jeanne Joséphine de Gelling, en religion Sœur Marie, 1879 (huile sur toile ; 85 × 65 cm ; photographie de 1957 du KIK-IRPA), Liège, hôpital Sainte-Agathe.
- Portrait de Jacques Joseph Jamar, avant 1889 (huile sur toile ; 96 × 67 cm ; photographie de 1955 du KIK-IRPA), Liège, musée de l'Art wallon.
- Portrait de Marie Joséphine Ida Raick, 1886 (huile sur toile ; 96,5 × 66 cm ; veuve de Jacques Joseph Jamar ; photographie de 1955 du KIK-IRPA), Liège, musée de l'Art wallon.
- Portrait de Pierre Joseph Lemille, 1887 (huile sur toile ; 85,5 × 65,5 cm ; photographie de 1956 du KIK-IRPA), Liège, musée de l'Art wallon (en dépôt au musée d'Armes à Liège).
Expositions
- 1875 : Salon de Bruxelles, du au , place du Petit Sablon, Bruxelles (le peintre y présente trois œuvres intitulées Fantaisie, Pâquerette et La gardienne)[31].
- 1876 : Salon d'Anvers, du au , rue Vénus, Anvers (il y expose 3 œuvres : Le croquis, Le bouquet de roses et Un petit ardennais)[32] ; Exposition universelle de Philadelphie, du au , Fairmount Park, Philadelphie (ses tableaux Aux Champs, Ardennes et Tête de fantaisie y sont présentés)[33].
- 1877 : XXXe Exposition triennale - Salon de Gand, du au , casino de Gand, Gand (l'artiste y expose un portrait, Dans les bruyères et Une ardennaise)[34].
- 1878 : Salon de Bruxelles, du au , un immeuble situé entre l'avenue du Midi et le boulevard du Hainaut, Bruxelles (Nisen y expose 2 œuvres : La toilette du bébé et Fantaisie)[35].
- 1879 : Salon d'Anvers, du au , rue Vénus, Anvers (il y expose 2 œuvres : Jeune fille allant au fourrage et Aux champs)[36].
- 1880 : XXXIe Exposition triennale - Salon de Gand, du au , casino de Gand, Gand (le peintre y expose 2 toiles : Jeune fille allant au fourrage et Coquetterie)[37] ; Exposition des beaux-arts de Spa (il propose un paysage Environs de Spa)[38].
- 1883 : XXXIIe Exposition triennale - Salon de Gand, du au , casino de Gand, Gand (Nisen y expose deux portraits)[39] ; Exposition de Liège de 1883 (il expose un portrait)[40].
- 1886 : XXXIIIe Exposition triennale - Salon de Gand, du au , casino de Gand, Gand (l'artiste y expose Portrait de Mme la marquise de Péralta)[41].
- 1887 : Salon de Bruxelles, du au , musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles (Nisen y expose le Portrait du comte Philippe de Limburg-Stirum)[42].
- 1888 : Exposition des Beaux-Arts, du au , Conservatoire royal, Liège[43].
- 1895 : Exposition inaugurale de l'Académie des Beaux-Arts (organisée par le Cercle royal des Beaux-arts dans le cadre de l'inauguration des nouveaux bâtiments de l'Académie royale des beaux-arts de Liège), du au , rue des Anglais no 21, Liège[44],[45],[46].