Guillaume Renault

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Blason de la famille de Guillaume Renault (ou "De Reynaud" dans l'Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines d'Europe, Borel d'Hauterive, 1868)

Guillaume Renault (ou Guillaume Renaud[1]) a vécu au XVe siècle et est un chevalier français qui s'est illustré au cours de la Guerre de Cent Ans et notamment pendant la bataille de Jargeau.

Fait d'armes à la bataille de Jargeau

Fils cadet d'une famille auvergnate[2], Guillaume Renault choisit de quitter la maison familiale en 1429 quand il entend parler des exploits de Jeanne d'Arc qui vient de libérer la ville d'Orléans. Il rejoint alors les armées françaises menées par Jeanne d'Arc et Jean II d'Alençon qui se trouvent devant la bourgade de Jargeau, tenue par William de la Pole et ses soldats anglais qui attendent les renforts du Duc de Bedford.

La bataille de Jargeau, miniature de Martial d’Auvergne, environ 1500-1508. Source: Bibliothèque nationale de France.

Le lendemain de son arrivée, le , Jeanne d'Arc ordonne l'attaque et s'élance à la tête de ses troupes pour prendre d'assaut le rempart de Jargeau mais une pierre vient la frapper à la tête alors qu'elle se trouve dans le fossé, au pied du mur de la ville. Fou de rage en voyant la Pucelle blessée, Guillaume Renault parvient à prendre pied sur le rempart. Au milieu de la mêlée, Guillaume Renault aperçoit alors un groupe d'anglais qui tente de quitter la ville et il s'élance à leur poursuite. Parmi les fuyards se trouve le Comte de Suffolk. A la tête de quelques hommes, Guillaume Renault rattrape le groupe d'anglais au niveau d'un pont[3]. L'Histoire de la Chevalerie française[4] relate alors qu'aucun des gardes escortant le comte ne résiste à l'épée de Guillaume Renault qui finit même par tuer Alexandre de la Pole, le propre frère du comte de Suffolk. A bout de force, le comte de Suffolk n'oppose pas de résistance mais, impressionné par le courage de ce jeune homme[5], il lui demande s'il est gentilhomme et Guillaume lui dit que oui[6]. Le comte lui demande alors s'il est chevalier mais, cette fois, Guillaume répond qu'il ne l'est pas. Le comte de Suffolk, refusant d'être fait prisonnier par un simple gentilhomme[7], tire alors son épée et ordonne à Guillaume Renault de s'agenouiller. D'abord hésitant, Guillaume finit par s'exécuter et le comte lui donne alors trois coups du plat de son épée sur l'épaule et le fait chevalier[8]. Une fois adoubé, Guillaume Renault mène le comte à ses chefs. Cette capture lui vaudra d'être grassement récompensé par le Dauphin Charles.

Postérité

Articles connexes

Notes et références

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