Islam en Tunisie

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Religion Islam
Pays Tunisie
Islam en Tunisie
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L'islam en Tunisie est considérée comme la religion officielle. On estime que la très large majorité[1] de la population tunisienne se considère en effet comme musulmane, bien qu'il n'existe pas de recensement national. La plupart des musulmans sont sunnites, de rite malikite, mais aussi de rite hanafite, porté par les descendants des Ottomans (kouloughlis). Le soufisme a une influence importante. Il existe aussi quelques milliers de musulmans ibadites parmi les habitants du sud de l'île de Djerba[2], reste de la présence ibadite dans le Sud tunisien jusqu'au XVIIIe siècle.

Le pays compte 5 470 mosquées à la fin [3].

Il n'y a pas de données fiables sur le nombre de musulmans pratiquants, mais une recherche menée par Tore Kjeilen en 1994 montre que 40 % de la population tunisienne sont des musulmans pratiquants, 50 % ne participent qu'aux fêtes importantes et 10 % ne sont pas pratiquants du tout[4]. Un sondage réalisé en 2012 révèle que 62 % des Tunisiens sont pratiquants, 40 % d'entre eux n'allant pas dans les mosquées et faisant la prière chez eux[5].

Soufisme

Représentation d'une kharja.

Les confréries sont apparues en Tunisie sous l'impulsion d'Abou Hassan al-Chadhili[6] dont l'enseignement soufi à Tunis eut de nombreux adeptes qui ont créé la confrérie de la Chadhiliyya. Selon les propos rapportés par Mohamed El Aziz Ben Achour, c'est à lui que l'on devrait l'habitude prise par les Tunisois de boire du café, pour tenir jusqu'à la fin des cérémonies se terminant par une prière à l'aube :

« Deux zaouïas au moins comportèrent des espaces consacrés au café : la café Mrabet de Tunis, et le fameux café des nattes de Sidi Bou Saïd qui, à l'origine, faisait office d'entrée principale de la zaouïa[7]. »

Dans les zaouïas est enseigné un amour de Dieu qui se passe de jurisprudence ou de hadith, ce qui provoque l'hostilité de certains oulémas. Mais le soufisme, qui s'est étendu à toutes les couches sociales, est considéré comme un facteur de cohésion sociale ; c'est pourquoi il a été protégé par les Hafsides[8].

Il semble que de nombreux soufis quittent le pays après l'indépendance de la Tunisie en 1956, lorsque leurs bâtiments leur sont confisqués, en même temps que ceux des fondations de l'islam sunnite. Bien que la communauté soufie soit de taille réduite, sa tradition mystique influence l'islam dans tout le pays. Pendant les festivités du ramadan, les soufis réalisent des danses religieuses et proposent des activités culturelles.

Islam et État

Mosquée Zitouna de Tunis.

L'islam en Tunisie est considérée comme religion d'État, mais les principes de la charia sont exclus de la Constitution[9].

Le gouvernement contrôle les mosquées et paie le salaire des imams. La loi de 1988 sur les mosquées édicte que seuls les imams payés par le gouvernement peuvent exercer dans les mosquées, et que les mosquées doivent être fermées en dehors des horaires de prière ou des cérémonies religieuses comme les mariages et les funérailles. Les nouvelles mosquées construites deviennent la propriété du gouvernement. L'enseignement de l'islam a lieu dans les écoles publiques.

Dans les conflits au sein des familles, la loi est interprétée selon les dispositions du Code du statut personnel qui abolit la polygamie, crée une procédure judiciaire pour le divorce et n'autorise le mariage que sous consentement mutuel des deux époux. Toutefois, le code inclut le système de l'héritage sur la base de la tradition islamique, mais certaines familles évitent ce système par des contrats de vente entre parents et enfants, de sorte que la répartition de l'héritage entre hommes et femmes soit équilibrée.

Les fêtes religieuses nationales sont l'Aïd al-Adha, l'Aïd el-Fitr et le Mouled. Le gouvernement reconnaît aussi certaines fêtes religieuses non musulmanes.

Question du voile

Notes et références

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