Jean-François Chiantaretto
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Jean-François Chiantaretto est psychologue clinicien, psychanalyste et professeur de psychopathologie à l'université Paris 13 (Sorbonne Paris Cité).
Il réalise une thèse en philosophie et esthétique (1982), intitulée « Bertolt Brecht marxiste »[1], et alors qu'il devient psychologue clinicien puis psychanalyste, il réalise, en 1993, une thèse en psychologie à Paris VII, intitulée « Psychanalyse et écriture »[2], sous la direction de Maurice Dayan. En 1994, il devient maître de conférences en psychologie clinique à l'Université Paris VII, puis est recruté en 2002 comme professeur de psychopathologie à l'université Paris 13. Il est membre statutaire de l'« Unité transversale de recherche en psychogenèse et psychopathologie » (UTRPP - EA 4403), unité universitaire de recherche qu'il a dirigée de 2011 à 2014. Il exerce comme psychanalyste à Paris et a exercé comme psychologue clinicien et psychanalyste dans différents centres de soins, notamment au Centre Alfred Binet[3]. Il est membre du Quatrième Groupe OPLF.
Parcours de recherche
Jean-François Chiantaretto a fondé en 1992 le groupe de recherches "Littérature personnelle et psychanalyse" et depuis 2017 co-anime avec Françoise Neau le séminaire "Psychanalyse et écriture". Ses travaux portent principalement sur la question de l'interlocution interne, avec notamment le concept de "témoin interne", qu'il a mis au travail depuis une quinzaine d'années dans trois directions : les écritures de soi, l'écriture du psychanalyste, la psychopathologie des limites. Ce nouveau concept désigne « la présence en soi d'une figure qui représente le semblable, les semblables [...], d'un interlocuteur rendant partageable la solitude d'être [...] »[4].
Ses livres articulent toujours clinique et écriture : plus spécifiquement, la psychopathologie des limites et l'écriture à partir d'une expérience limite. Ils proposent de nombreuses études sur différents auteurs, du Journal d'Anne Frank, aux textes de Primo Levi[5], d'Amadou Hampâté Bâ[6], de Claude Vigée[7], de Janine Altounian[8]; ou encore, de l'écrivain hongrois Imre Kertész, prix Nobel de littérature ou du peintre Gérard Garouste.