Jean-Baptiste Lully

compositeur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Baptiste Lully (parfois de Lully ; en italien Giovanni Battista Lulli) né le à Florence[1] et mort le à Paris (paroisse de la Madeleine), est un compositeur et violoniste français d’origine italienne de la période baroque actif en France sous le règne de Louis XIV. Naturalisé français en 1661, il est nommé, la même année, surintendant de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale.

Surnom Le Florentin
Nom de naissance Giovanni Battista Lulli
Décès (à 54 ans)
Paris (royaume de France)
Faits en bref Surnom, Nom de naissance ...
Jean-Baptiste LullyGiovanni Battista Lulli
Description de l'image Paul_Mignard_-_Jean-Baptiste_Lully.jpg.
Surnom Le Florentin
Nom de naissance Giovanni Battista Lulli
Naissance
Florence (grand-duché de Toscane)
Décès (à 54 ans)
Paris (royaume de France)
Activité principale Compositeur
violoniste
Style Musique baroque
Activités annexes chorégraphe
parolier
metteur en scène
chef d'orchestre
Lieux d'activité Paris, France
Collaborations Pierre Beauchamp
Molière
Philippe Quinault
Thomas Corneille
Fontenelle
Campistron
Maîtres Nicolas Métru
Nicolas Gigault
François Roberday
Élèves Theobaldo di Gatti
Pelham Humfrey
Johann Sigismund Kusser
Johann Fischer
Henry Desmarest
Pascal Collasse
Jean-François Lalouette
Louis Lully
Jean-Baptiste Lully fils
Jean-Louis Lully
Marin Marais
Jean-Féry Rebel
Georg Muffat
Pierre Verdier
Ascendants Lorenzo Lulli
Caterina del Sera
Conjoint Madeleine Lambert
Descendants Louis Lully
Jean-Baptiste Lully fils
Jean-Louis Lully
Signature de Jean-Baptiste Lully
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Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Il est une figure majeure de la musique baroque française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne de son temps. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables.

Biographie

Ascendance

La famille Lulli est originaire du hameau de Campestri dans le Mugello, au nord de la Toscane. Le grand père paternel de Giovanni Battista, Mado Lulli, fils de Domenico et petit-fils de Mado Lulli, y naquis le . Celui-ci, probablement d'origine paysanne, eut sept enfants avec sa femme Maria Domenica parmi lesquels Lorenzo, le père de Giovanni Battista. Lorenzo Lulli, né le , avait trois frères, Cosimo, Filippo et Giambattista, et trois sœurs[2].

A la mort de son père, Lorenzo Lulli reçoit en héritage un bois de marronniers au côté de ses frères Cosimo et Filippo et d'un cousin nommé Giovanni Lulli. Les trois frère Lulli tirent alors leurs bénéfices de l'exploitation et de la vente du produit de leurs marronniers[3].

La présence de Lorenzo Lulli à Florence est attestée dès . Le , il se marie avec Caterina del Sera, fille du meunier Gabriello del Sera. Cette alliance permet à Lorenzo d'exercer à son tour en tant que meunier, ainsi que cela est attesté dès 1628. Ce mariage lui permet d'entrer dans le cercle de la petite bourgeoisie florentine et un bonne gestion de ses affaires semble alors l'avoir amené à une certaine aisance financière[4].

Enfance florentine

Jean-Baptiste Lully naît le à Florence, dans le quartier du Borgo Ognissanti, non loin de l'Arno. Il est baptisé le lendemain sous le nom de Giovanni Battista Lulli en l'église Santa Lucia sul Prato. Ses parrain et marraine sont Antonio Comparini et Maddalena Bellieri[5]. Son frère ainé et sa sœur meurent prématurément : Verginio, né en 1621, meurt à seulement 17 ans en 1638, et Margherita en 1639.

Apprentissage en France

Vers 1645, il est remarqué par Roger de Lorraine, chevalier de Guise. Arrivé en France l'année suivante[6], il entre à quatorze ans comme garçon de chambre chez la nièce du chevalier, la duchesse de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle », qui désire parfaire ses connaissances en italien. Mais le trouvant laid[7], elle l'envoie en cuisine.

La duchesse entretient un petit orchestre privé dont les six violons donnent de nombreux concerts. Lulli apprend ainsi le violon, le clavecin, la théorie et la composition musicales. Peut-être reçoit-il des leçons de Nicolas Métru ou des organistes Nicolas Gigault et François Roberday[8]. Il se montre par ailleurs excellent danseur. Ses talents enfin reconnus, il crée pour sa protectrice la « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Elle en tire une grande fierté car ils jouent mieux que ceux du roi.

En 1652, après la Fronde et la disgrâce de sa turbulente cousine, Louis XIV engage Lulli dans la Grande Bande des Violons du Roi, composée de 24 instruments. En 1653, Lulli danse avec le monarque dans le Ballet royal de la nuit. Il obtient rapidement la direction d'un nouvel ensemble, La Bande des Petits Violons. En 1659, il triomphe avec le Ballet d'Alcidiane. Sa réputation est consacrée et il devient premier compositeur de la Cour.

Ascension sociale

Courtisan habile jusqu'à l'opportunisme, et homme d'affaires avisé, il s'assure la protection du roi. Il devient compositeur de la chambre puis surintendant de la musique royale.

Acte de baptême de Louis Lully le à Fontainebleau, avec les signatures de Jean-Baptiste Lully, de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche.

Il est naturalisé français en 1661 et son nom s'orthographie Lully. Le , il épouse à Paris, en l'église Saint-Eustache, Madeleine Lambert (1643-1720), fille de Michel Lambert et de Gabrielle Dupuy[9]. De cette union naitront six enfants[10] :

  • Catherine-Madeleine (1663-1703), baptisée le en l'église Saint-Eustache, qui épouse Jean-Nicolas de Francine le en l'église Saint-Roch (il succédera à son beau-père à la tête de l'Académie royale de musique ;
  • Louis (1664-1734), né le , ondoyé le en l'église Saint-Thomas-du-Louvre et baptisé le au château de Fontainebleau ;
  • Jean-Baptiste II (1665-1743), baptisé le en l'église Saint-Thomas-du-Louvre ;
  • Anne Gabrielle Hilaire (1666-1748), baptisée le en l'église Saint-Roch, qui épouse Jacques du Moulin, greffier à la Cour des aides, le en la même église ;
  • Jean-Louis (1667-1688), baptisé le en l'église Saint-Roch ;
  • Louise-Marie (1668-), baptisée le en l'église Saint-Roch, qui épouse Pierre Thiersaut de Mérancourt.

Il fait construire par l'architecte Daniel Gittard, élève de Louis Le Vau, l'hôtel Lully situé à l'angle du 45, rue des Petits-Champs et 47, rue Sainte-Anne, dans l'actuel 1er arrondissement de Paris et y demeure avec sa famille. Il quitte cet hôtel en 1683 pour habiter une autre maison qu'il possédait à la Ville l'Évêque (28-30 rue Boissy-d'Anglas), où il mourut[11].

Mainmise sur la musique

À partir de 1664, Lully travaille régulièrement avec Molière, qui le surnomme le paillard. Il crée ainsi la comédie-ballet, sans cependant renoncer aux ballets de cour. Les pièces de Molière sont alors une combinaison de comédies, de ballets et de chants : L'Amour médecin en 1665, la Pastorale comique en 1667, George Dandin en 1668, Monsieur de Pourceaugnac en 1669, Le Bourgeois gentilhomme et sa turquerie en 1670. Jusqu'à cette date, Lully est l'intime du dramaturge. À ce titre, il participe à un banquet resté célèbre. Cette étroite collaboration cesse en , quand Lully rachète le privilège accordé en 1669 à Perrin, de l'Académie d'Opéra. Il obtient des lettres patentes interdisant à toute personne « de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… »[12]. L'Académie d'Opéra prend dès lors, et jusqu'à la Révolution, le nom d'Académie royale de musique[13] et s'installe dans la salle du jeu de paume rue de Vaugirard. À la demande de Lully, un décret d' restreint davantage les libertés de représentation en limitant le nombre de musiciens des formations musicales parisiennes[14].

En 1673, Lully compose sa première tragédie en musique (tragédie lyrique), Cadmus et Hermione, sur un livret de Philippe Quinault qui devient son librettiste attitré. Lully déloge les comédiens de Molière juste après la mort de ce dernier et installe l'Académie royale de musique en dans l'aile droite du Palais-Cardinal (Palais Royal). Il fait agrandir la salle qui peut accueillir jusqu'à 3000 personnes[15].

Comblé d'honneurs et de richesses, il produit près d'une tragédie par an. Grâce à son monopole, il éclipse tous les compositeurs dramatiques de son époque (Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis-Nicolas Clérambault). En 1681, il devient secrétaire du roi et, en conséquence, élevé à la noblesse héréditaire en qualité d'écuyer. Sa carrière atteint son apogée.

Déclin de la faveur royale

Bisexuel, Lully entretient des relations intimes avec des femmes comme avec des hommes[16],[17],[18]. Vu leurs rapports privilégiés, Louis XIV ferme tout d'abord les yeux sur sa conduite[17]. Mais sous l'influence de Madame de Maintenon, il tolère de moins en moins l'homosexualité, nommée alors bougrerie ou « vice italien ».

En 1685 éclate un scandale. Lully a noué une liaison avec un jeune page de la Chapelle nommé Brunet. Le compositeur perd alors de son crédit auprès du roi. Ce dernier n'assiste pas aux représentations d’Armide en 1686. Quand Lully compose sa dernière œuvre Acis et Galatée, une pastorale en forme d'opéra, c'est au château d'Anet, où il était venu pour une partie de chasse à l'invitation du duc de Vendôme et du Grand Prieur son frère, le [19], devant le fils du roi, que l'œuvre est jouée le [20].

Mort

Le , son Te Deum doit être chanté pour la guérison du roi atteint d'une fistule anale, avec 150 musiciens[21]. Lors d'une des répétitions, Lully s'emporte contre ses musiciens et se blesse un orteil avec le lourd bâton de direction dont on frappe alors le sol pour battre la mesure. Sa jambe ne tarde pas à s'infecter. Mais, danseur, il refuse l'amputation[22],[23]. La gangrène se propage au reste du corps et infecte en grande partie le cerveau[24].

Il meurt peu après, le , « âgé de 54 ans, dans sa maison de campagne située rue de la Magdelaine » à la Ville l'Évêque[25],[11].

Sépulture

Buste de Lully par Antoine Coysevox, basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

Son corps est transporté chez les religieux Augustins déchaussés (les Petits Pères) puis, selon ses dernières volontés, enseveli à l'église Notre-Dame-des-Victoires en présence de ses trois fils, comme en témoigne l'acte intégral de sépulture de Lully dans le registre paroissial de la paroisse Sainte-Madeleine-Ville-l'Évêque : Le vingt-deuxième jour de mars 1687, Messire Jean-Baptiste de Lully, escuyer, conseiller et secrétaire du Roy, maison et couronne de France, et de ses finances, et surintendant de la musique de Sa Majesté, est décédé en cette paroisse, en sa maison rue de la Magdeleine, âgé d'environ cinquante-cinq ans, le corps duquel ayant esté apporté dans cette église pour y faire les prières ordinaires, il a esté ensuite conduit pour nous soussigné, curé..., dans celle des religieux Augustins déchaussés de la place des Victoires, à Paris, où ledit sieur défunt avoit choisy sa sépulture par son testament, au convoy duquel ont assisté Messire Louis de Lully fils aîné ; Messire Jean-Baptiste de Lully, abbé de Saint-Georges-sur-Loire, second fils ; Messire Jean-Louis de Lully, surintendant de la musique du Roy, troisième fils dudit sieur défunt[26].

Son épouse achète en l'église Notre-Dame-des-Victoires la chapelle Saint-Nicolas-de-Tolentin au prix de 3 000 livres.

Dans cette sépulture seront inhumés plusieurs membres de la famille Lully-Lambert[27] :

  • Jean-Louis Lully, son fils, le  ;
  • Michel Lambert, son beau-père, le  ;
  • Catherine Madeleine Lully, sa fille, le  ;
  • Madeleine Lambert, son épouse, le  ;
  • Louis Lully, son fils, le  ;
  • Louis André Chevalier Lully, son petit-fils, le  ;
  • Jean-Baptiste Lully fils, son fils, le .
Cénotaphe de Lully, basilique Notre-Dame-des-Victoires à Paris.

En , le tombeau de Lully est transféré au musée des Monuments français. Restitué par décision du préfet de la Seine Gaspard de Chabrol du , il est placé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'église Notre-Dame-des-Victoires, avec quelques modifications. En 1871, pendant la Commune de Paris, l'église est pillée. Ses tombeaux, dont ceux de la famille Lully, sont profanés et vidés. Les Communards ont prétexté que le curé de l'église aurait caché des objets de valeur dans le tombeau du musicien[28].

Le cénotaphe de Lully se trouve toujours dans la basilique Notre-Dame-des-Victoires. Il est placé au-dessus du cintre de la travée située entre les chapelles Saint-Jean et de l'Enfant-Jésus. C’est un sarcophage de marbre noir que surmonte un buste en bronze modelé par Antoine Coysevox, accosté de deux pleureurs sculptés par Cotton. Au-dessous du buste veillent deux génies représentant la « Musique profane » et la « Musique sacrée ». De l’autre côté de la travée, sur la paroi opposée de la chapelle voisine, un buste en marbre blanc complète le mausolée[29].

Œuvre

Lorsque Lully crée son orchestre, il en fait le premier d’Europe pour la discipline et le rythme. Il fait travailler lui-même chanteurs et danseurs et règle son théâtre jusqu’au moindre détail.

Cette volonté organisatrice se manifeste dans son œuvre. Le Cerf de La Viéville rapporte que Lully « allait se former sur les tons de la Champmeslé ». Il désire avant tout imiter autant que possible la déclamation des grands acteurs du XVIIe siècle, qui s’appliquent surtout à respecter scrupuleusement la prosodie. Aussi a-t-il soin non seulement de placer toujours une note longue sur une syllabe accentuée ou une note courte sur une syllabe non accentuée, mais encore de marquer un arrêt à la césure et à la rime. Mais où Lully excelle, c’est dans la musique descriptive, trait d’un artiste intellectuel. À cet égard, son air du sommeil dans Armide Plus j'observe ces lieux ») touche au chef-d’œuvre.

Lully a joué un rôle considérable dans l’histoire de la musique instrumentale. Avec son équilibre bien établi de sonorités ayant pour centre de gravité un quintette d'instruments à cordes, son orchestre annonce l’orchestre moderne :

Catalogue

Le catalogue des 119 œuvres de Lully a été réalisé par Herbert Schneider (de)[30]. Les œuvres, classées par ordre chronologique, sont désignées par les lettres LWV (Lully Werke Verzeichnis) suivies d'un numéro de 1 à 80. La tragédie lyrique Armide est ainsi désignée par LWV 71.

Ballets

Davantage d’informations LWV, Titre ...
Liste des ballets de Lully, par ordre chronologique
LWV Titre Première (date) Première (lieu) Notes
Mascarade de la Foire de Saint-Germain Paris, Palais des Tuileries Composé en collaboration avec Du Moustier - Musique perdue
1 Ballet du Temps Paris, Palais du Louvre Composé en collaboration avec Jean de Cambefort et d'autres compositeurs
2 Ballet des Plaisirs Paris, Palais du Louvre Composé en collaboration avec Jean-Baptiste Boesset, Louis de Mollier et d'autres compositeurs
4 Le Grand Ballet des Bienvenus Compiègne Composé en collaboration avec d'autres compositeurs - Musique perdue
6 Ballet de Psyché ou de la Puissance de l'amour Paris, Palais du Louvre Composé en collaboration avec Jean-Baptiste Boesset et d'autres compositeurs - Musique perdue
7 La Galanterie du temps, mascarade Paris, Palais du Louvre Musique perdue
8 L'Amour malade, ballet du roy Paris, Palais du Louvre Avec un prologue chanté en italien de Marco Marazzoli
9 Ballet d'Alcidiane Paris, Palais du Louvre Composé en collaboration avec Jean-Baptiste Boesset et Louis de Mollier
11 Ballet de la Raillerie Paris, Palais du Louvre (?) Composé en collaboration avec Jean-Baptiste Boesset
Les Débris du ballet du Roy Paris (?) Musique perdue
13 Ballet de Toulouse, Ballet mascarade ou Toulouse Texte perdu
12 Ballet de Xerxes Paris, Palais du Louvre Intermèdes dansés pour l'opéra Xerse de Francesco Cavalli
5 Ballet de la Revente des habits du ballet Paris, Palais du Louvre
14 Ballet de l'Impatience Paris, Palais du Louvre Composé avec la participation probable de Pierre Beauchamp et François-Hilaire Dolivet
15 Ballet des Saisons Fontainebleau
17 Ballet d'Hercule amoureux Paris, Palais des Tuileries Intermèdes dansés pour l'opéra Ercole amante de Francesco Cavalli
18 Ballet des Arts Paris, Palais-Royal Composé en collaboration avec Michel Lambert
19 Les Noces de village, Mascarade ridicule ou Vincennes
21 Les Amours déguisés, Ballet du Roy Paris, Palais-Royal Composé en collaboration avec Michel Lambert
22/23-29 Ballet du Palais d'Alcine Versailles Troisième journée des Plaisirs de l'île enchantée
27 Ballet de la Naissance de Vénus Paris, Palais-Royal Composé en collaboration avec Michel Lambert et Louis de Mollier
24 La Réception faite par un Gentilhomme de campagne à une compagnie choisie à sa mode, qui vient le visiter, mascarade (Mascarade du capitaine ou l'impromptu de Versailles) Paris, Palais-Royal Musique en grande partie perdue
28 Le Favori (Ballet des garde ou les délices de la campagne) Versailles Intermèdes dansés pour une comédie de Marie-Catherine Desjardins
30 Le Triomphe de Bacchus dans les Indes, Mascarade Paris, Hôtel de Créqui
32 Ballet des Muses Saint-Germain-en-Laye
36 Le Carnaval, Mascarade royale Paris, Palais du Louvre
40 Ballet de Flore Paris, Palais des Tuileries
59 Le Triomphe de l'Amour[31] Saint-Germain-en-Laye
70 La Noce de village, mascarade Versailles
69 Le Temple de la Paix Fontainebleau
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On cite aussi parfois Lully comme ayant contribué à la composition du Ballet royal de la nuit (1653), auquel il a participé en tant que danseur, mais il n'y a aucune preuve pour appuyer cette affirmation.

Comédies-ballets

Davantage d’informations LWV, Titre ...
Liste des comédies-ballets de Lully, par ordre chronologique
LWV Titre Première (date) Première (lieu)
16 Les Fâcheux (une courante, le reste étant de Beauchamps) Vaux-le-Vicomte
20 Le Mariage forcé Paris, Palais du Louvre
22/5-22 La Princesse d'Élide[32] Versailles
29 L'Amour médecin Versailles
33 La Pastorale comique Saint-Germain-en-Laye
34 Le Sicilien ou l'Amour peintre (?) Saint-Germain-en-Laye
38 George Dandin (Le Grand Divertissement royal de Versailles) Versailles
41 Monsieur de Pourceaugnac (Le Divertissement de Chambord) Chambord
42 Les Amants magnifiques (Le Divertissement royal) (?) Saint-Germain-en-Laye
43 Le Bourgeois gentilhomme Chambord
46 La Comtesse d'Escarbagnas (Ballet des ballets) Saint-Germain-en-Laye
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Tragédie-ballet

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LWV Titre Première (date) Première (lieu)
45 Psyché Paris, Palais des Tuileries
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Opéras

Davantage d’informations LWV, Titre ...
Liste des opéras de Lully, par ordre chronologique
LWV Titre Type Livret Première (date) Première (lieu)
47 Les fêtes de l'Amour et de Bacchus[33] Pastorale Philippe Quinault, Molière et Octave de Périgny Paris, jeu de paume de Bel-Air
49 Cadmus et Hermione Tragédie en musique Philippe Quinault v. Paris, jeu de paume de Bel-Air
50 Alceste ou le Triomphe d'Alcide Tragédie en musique Philippe Quinault (?) Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
51 Thésée Tragédie en musique Philippe Quinault Saint-Germain-en-Laye
52 Le Carnaval, Mascarade[34] Mascarade Isaac de Benserade et Molière Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
53 Atys Tragédie en musique Philippe Quinault (?) Saint-Germain-en-Laye
54 Isis Tragédie en musique Philippe Quinault Saint-Germain-en-Laye
56 Psyché[35] Tragédie en musique Philippe Quinault, Thomas Corneille et Bernard Le Bouyer de Fontenelle Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
57 Bellérophon Tragédie en musique Thomas Corneille et Bernard Le Bouyer de Fontenelle avec l'aide de Nicolas Boileau Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
58 Proserpine Tragédie en musique Philippe Quinault Saint-Germain-en-Laye
60 Persée Tragédie en musique Philippe Quinault Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
61 Phaéton Tragédie en musique Philippe Quinault Château de Versailles
63 Amadis Tragédie en musique Philippe Quinault Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
65 Roland Tragédie en musique Philippe Quinault Château de Versailles
71 Armide Tragédie en musique Philippe Quinault Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
73 Acis et Galatée Pastorale héroïque Jean Galbert de Campistron Château d'Anet
74 Achille et Polyxène[36] Tragédie en musique Jean Galbert de Campistron Paris, Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal
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Postérité

C'est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully est connu. Il restera dans l'histoire comme le véritable créateur de l'opéra français. Il composa 14 tragédies lyriques dont les plus belles sont peut-être Thésée (1675), Atys (1676), Phaéton (1683) et son chef-d'œuvre Armide (1686). À l'aise aussi bien à l'église qu'au théâtre, il est l'auteur de plus de 20 grands motets, dont le fameux Te Deum de 1677, ainsi que de 11 petits motets d'un style plus italianisant.

Admiré par les musiciens de son temps, il fut joué sans discontinuer jusqu'à la Révolution de 1789, et son influence fut immense en France sur des compositeurs comme François Couperin, Marin Marais, Jean Ferry Rebel, Jean-Philippe Rameau, mais aussi dans l'Europe entière. Les gardiens de sa tradition alimentèrent en 1733 ce que l'on appela la Querelle des Lullystes et des Ramistes. Certains de ses élèves contribuèrent au rayonnement de son style en dehors de la France : dans les pays germaniques Georg Muffat (qui a d'ailleurs décrit dans les préfaces de ses éditions les pratiques de Lully pour l'instrumentation, l'ornementation, les coups d'archet et la discipline de l'orchestre), Johann Sigismund Kusser (qui portait en France le nom de Cousser), Johann Caspar Ferdinand Fischer et les Italiens Vincenzo Albrici et Agostino Steffani.

Lully a également eu une influence considérable sur les compositeurs d'opéra de la fin du XVIIIe siècle, surtout à l'occasion de la « réforme » de l'opéra qui a consisté à supprimer ce que l'on considérait alors comme un vocalisme excessif nuisant à l'efficacité théâtrale. C'est ainsi qu'en écrivant Roland et Atys, Piccinni (le deuxième Italien après Lully à devenir compositeur pour l'opéra royal) a utilisé des livrets de Quinault révisés par Marmontel). De la même façon, Gluck et Tommaso Traetta ont écrit Armide sur le livret de Quinault. En somme, Lully, qui estimait qu'il fallait chanter ses opéras comme la Champmeslé déclamait à la Comédie-Française, semble avoir créé, bien plus que Wagner, l'idéal du drame en musique — la « tragédie en musique », comme il l'appelait d'ailleurs[37].

Cinéma

* Opéras filmés

* Médias
Chœur des divinités de la terre et des eaux, de Psyché (1678) - fichier midi

* Fictions

Armoiries

D'azur, à une épée d'argent, les gardes et la poignée d'or, posée en pal, la pointe en bas, autour de la lame de laquelle est entortillé un serpent de sinople langué de gueules, la tête en bas, et une bande d'or chargée à ses extrimités de deux roses de gueules brochant sur le tout[38].

Hommages

Sont nommés en son honneur :

Discographie

Scène

  • Alceste, tragédie lyrique en cinq actes, Jean-Claude Malgoire (dir.) et La Grande Écurie et la Chambre du Roi, 3 CD, 1994.
  • Alceste, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2017.
  • Amadis, tragédie lyrique en cinq actes et prologue, Hugo Reyne (dir.) et la Symphonie du Marais, Accord, 3 CD, 2006.
  • Amadis, tragédie lyrique en cinq actes et prologue, Christophe Rousset (dir.) et Les Talents Lyriques, Aparté, 3 CD, 2013.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes, Philippe Herreweghe, 2 LP Erato, 1983.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes, Philippe Herreweghe (dir.), Harmonia Mundi, 2 CD, 1993.
  • Armide, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2015.
  • Atys, tragédie lyrique en cinq actes, William Christie (dir.) et Les Arts Florissants, Harmonia Mundi, 3 CD, 1987.
  • Atys, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Château de Versailles, 3 CD, 2024.
  • Bellérophon, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Aparté, 3 CD, 2011.
  • Cadmus et Hermione, tragédie lyrique en cinq actes, Vincent Dumestres (dir.) et Le Poème Harmonique, Château de Versailles, 2 CD, 2021.
  • Isis, tragédie lyrique en cinq actes, Hugo Reyne (dir.) et la Symphonie du Marais, Accord, 3 CD, 2005.
  • Isis, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, 2 CD Aparté, 2019.
  • Persée, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Naïve Records, 3 CD, 2001.
  • Phaéton, tragédie lyrique en cinq actes, Marc Minkowski (dir.) et Les Musiciens du Louvre, Erato, 2 CD, 1994.
  • Proserpine, tragédie lyrique en cinq actes, Hervé Niquet (dir.) et Le Concert spirituel, Glossa, 2 CD, 2007.
  • Psyché, tragédie lyrique en cinq actes, Paul O'Dette, Stephen Stubbs (dir.) et le Boston Early Music Festival, CPO, 3 CD, 2008.
  • Psyché, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Château de Versailles, 2 CD, 2023
  • Roland, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset (dir.) et Les Talens Lyriques, Naïve Records, 3 CD, 2006.
  • Thésée, tragédie lyrique en cinq actes, Paul O'Dette, Stephen Stubbs (dir.) et le Boston Early Music Festival, CPO, 3 CD, 2007.
  • Thésée, tragédie lyrique en cinq actes, Christophe Rousset et les Talens Lyriques, Aparté, 3 CD, 2023.
  • Acis et Galatée, pastorale héroïque en trois actes, Marc Minkowski (dir.) et Les Musiciens du Louvre, DG, 2 CD, 1996.
  • Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet, Vincent Dumestre (dir.) et Le Poème harmonique, 2 DVD (Alpha Productions) 2004.
  • Le Bourgeois gentilhomme, comédie-ballet, Vincent Dumestre (dir.) et Le Poème harmonique, Château de Versailles, 1 CD, 2023.
  • Airs italiens, Fabio Bonizzoni (dir.) et La Rizonanza, Glossa, 1 CD, 2009.

Sacrées

  • 11 Petits Motets, William Christie (dir.) et Les Arts Florissants, Harmonia Mundi, 1 CD, 1987.
  • Grands motets, vol. 1, Hervé Niquet (dir.) et Le Concert spirituel, Naxos, 1 CD, 1999.
  • Grands motets, vol. 2, Hervé Niquet (dir.) et Le Concert spirituel, Naxos, 1 CD, 1999.
  • Grands motets, vol. 3, Hervé Niquet (dir.) et Le Concert spirituel, Naxos, 1 CD, 2000.
  • Te Deum et Miserere, Jean-François Paillard (dir.), Erato, 1 CD, 1976.

Notes et références

Voir aussi

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