L'Impasse (Hedayat)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Format
Langue
Genre
Nouvelle
L'Impasse ou Cul-de-sac
Format
Langue
Auteur
Genre
Nouvelle
Pays
Éditeur
Éditions L'Harmattan
Séquence
Série

L'Impasse (en persan : بن‌بست est une nouvelle de l'écrivain iranien Sadegh Hedayat, publiée pour la première fois en avec sept autres nouvelles dans le recueil Le Chien errant. Le titre Cul-de-sac est choisi pour cette nouvelle chez un autre éditeur par les traducteurs M.F et Frederic Farzanch [1].

Sharif, le héros de l'histoire, est né dans une famille noble à Abadé. Il a étudié à Téhéran, y a vécu quelques années, et est maintenant à la tête du département des finances de sa ville natale. Il se soucie peu de son travail mais cultive ses amitiés. Ce qui le préoccupe ce n'est pas tant l'alcool ni l'opium, mais saon apparence, sa beauté. Revenu à sa ville natale il constate que ses amis d'enfance ont tous réalisé leur rêves limités. « Ils avaient besogné au ventre profond de la vie, accumulant angoisses, obsessions, superstitions et arrogances.»[2].

Un jour, un jeune employé de Téhéran, Madjid, est envoyé à son bureau. Le jeune homme ressemble physiquement à son ami Mohsen, décédé. À Téhéran Sharif et Mohsen étaient des amis proches. Mais le mariage de Mohsen avait bouleversé Sharif et était devenu un obstacle à leur amitié. Sharif s'était également marié avec sa cousine mais ce mariage n'avait pas duré bien longtemps.« Dès que l'on remit la main de la mariée dans celle de Sharif, et qu'ils furent seuls dans la chambre, Effate éclata d'un rire si ridicule et interminable que Sharif en perdit tous ses moyens. »[3]. Les jours fériés, Sadegh et Mohsen allaient dans la province de Mazandéran le long de la Mer Caspienne où Mohsen, amateur de natation avait choisi un endroit tranquille pour se baigner [4]. Mais Mohsen s'y noie car Sharif ne sait pas nager. Sharif, après cet accident est hanté par l'idée qu'il n'est qu'un vil meurtrier. Le jeune employé arrivé de Téhéran ressemble beaucoup à Mohsen et Sharif finit par considérer que ce Madjid est le fils de Mohsen ou sa réincarnation [5]. Un jour d'été Madjid ne vient pas au bureau. On vient prévenir Sharif qu'il s'est noyé dans la piscine de sa propriété. De nouveau une voix se remet à chuchoter à l'oreille de Sharif : « Tu n'es qu'un vil criminel... ». Il quitte la maison et « l'ombre égarée de Sharif errait sous la pluie et s'éloignait par les ruelles humides et désertes... » avec la vague décision de ne plus revenir.[6]

Critique

Références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI