Larrousse LH95
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Tino Belli
Michel Têtu
| Équipe |
|
|---|---|
| Constructeur | Larrousse |
| Année du modèle | 1995 |
| Concepteurs |
Robin Herd Tino Belli Michel Têtu |
| Châssis | Monocoque en fibre de carbone et aluminium en nid d'abeille |
|---|---|
| Nom du moteur | Ford Cosworth DFV |
| Configuration | V8 |
| Pilotes |
19. 20. |
|---|---|
| Début | Le au GP de Saint-Marin 1995 |
| Courses | Victoires | Pole positions | Meilleurs tours |
|---|---|---|---|
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Chronologie des modèles (1995)
La Larrousse LH95 est un prototype de monoplace de Formule 1 conçue par les ingénieurs Robin Herd, Tino Belli et Michel Têtu pour l'écurie Larrousse dans le cadre de la saison 1995 de Formule 1. Censée être équipée d'un moteur V8 Ford-Cosworth DFV, elle aurait dû être pilotée par les Français Christophe Bouchut et Éric Bernard mais, faute de moyens financiers suffisants, n'a jamais été construite.
Endetté à hauteur de 35 millions de dollars à l'issue de la saison 1994, Gérard Larrousse tente de nouer un partenariat avec l'écurie de Formule 3000 DAMS qui prépare son arrivée en Formule 1. Après plusieurs mois de négociations, DAMS refuse de confier son prototype GD-01 à Larrousse, préférant reporter son entrée dans la catégorie-reine du sport automobile à 1996. Larrousse vend alors 50 % des parts de son écurie à Laurent Barlesi et Jean Messaoudi qui, par l'intermédiaire du projet Junior Team F1, tentent, à un mois du début de saison, de lancer la construction de la LH95 qui n'existe que sur le papier.
Malgré l'idée de commencer le championnat avec une version B de la LH94 en attendant la préparation de la LH95 pour le Grand Prix de Saint-Marin, les problèmes financiers et judiciaires de Larrousse, en litige avec ses anciens partenaires Patrick Tambay et Michel Golay, poussent l'écurie à la faillite, mettant un terme à sa participation en Formule 1.
Un champion français de sport automobile crée son écurie

En 1986, Gérard Larrousse, vainqueur des 24 Heures du Mans 1973 et 1974, devenu successivement directeur sportif de l’Équipe Renault puis de Ligier en 1985 et 1986, fonde sa propre écurie de Formule 1. Afin de trouver des fonds, il s’associe à l’homme d’affaires Didier Calmels. La nouvelle écurie Larrousse est engagée dès la saison 1987. Dotée de moyens modestes, l’écurie fait appel à Lola Cars pour la fourniture du châssis et à Ford-Cosworth pour la motorisation ; le bloc atmosphérique DFZ, bien moins compétitif que les autres moteurs turbocompressés, a néanmoins l’avantage de la fiabilité[1].
Les débuts sont modestes puisqu'il faut attendre le huitième Grand Prix de la saison, en Allemagne, pour que Philippe Alliot, unique pilote de l’équipe, marque le premier point de son histoire en terminant sixième. Cette performance, rééditée en Espagne, pousse Larrousse à engager une deuxième monoplace, confiée à Yannick Dalmas, qui termine notamment cinquième de la dernière manche, en Australie. Sa monoplace n’étant pas inscrite pour l’ensemble de la saison, n'est pas éligible au championnat du monde et les deux points marqués ne sont pas comptabilisés[2].
Stagnation, difficultés financières et projet manqué avec Peugeot

La deuxième saison de Larrousse en Formule 1 se révèle être bien plus difficile que la précédente. Au volant d'une Lola LC88 fragile et lourde, ni Alliot, ni Dalmas ne sont en mesure de marquer le moindre point, l'écurie terminant non classée[2]. En 1989, le moteur V12 Lamborghini remplace le Ford-Cosworth mais Calmels est inculpé pour meurtre, ce qui ajoute une nouvelle difficulté à l'écurie[3].
Malgré le passage difficile des préqualifications à partir de la mi-saison, Alliot marque un point au Grand Prix d'Espagne. Il faut néanmoins attendre le Grand Prix du Japon 1990 pour voir un pilote Larrousse sur le podium, puisqu'Aguri Suzuki termine troisième grâce à l'abandon des favoris de la course[4].
N'ayant pas renseigné Lola Cars comme le constructeur de ses monoplaces en 1990, Larrousse perd le bénéfice des points marqués mais est dispensé de préqualifications pour la saison 1991, lors de laquelle Éric Bernard est victime d'un grave accident au Japon. En 1992, Venturi remplace Lola et achète des parts dans l'écurie qui n'obtient qu'un point, marqué par Bertrand Gachot à Monaco[5].
Courant de l'année 1993, Gérard Larrousse entame des négociations avec le constructeur français Peugeot. Parmi ses décisionnaires, Jean Todt envisage de fonder une écurie en partant d'une feuille blanche quand Jean-Pierre Jabouille préfère simplement fournir Larrousse en moteur. Finalement, Peugeot signe une lettre d'intention de rachat de la petite écurie pour 1994. L'assurance d'un avenir sportif et financier obtenu, Larrousse signe un partenariat avec BSN pour un montant de 90 millions de francs. Cependant, McLaren, bien plus compétitive et à la recherche d'un nouveau moteur, convainc Peugeot de la motoriser exclusivement. Le contrat liant BSN à Larrousse est révisé à la baisse, puisque seul un tiers du montant prévu est reversé à l'écurie. La saison 1994 devient dès lors très compliquée pour la modeste équipe française, qui va aligner six pilotes pour tenter d'assurer sa survie à court terme[6],[5]. Grâce à Érik Comas, elle parvient à glaner deux points lors des Grand Prix du Pacifique et d'Allemagne[7].

