Les Remparts
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| Fondation | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Origine |
Dissolution de Génération identitaire |
| Prédécesseur |
| Zone d'activité | |
|---|---|
| Type | |
| Forme juridique |
Groupement de faits |
| Objectif |
Opposition à l'immigration, promotion de l'identité européenne |
| Méthode |
Violences, manifestations, dégradations, organisation de conférences |
| Pays |
| Membres |
~ 50 (2022) |
|---|---|
| Personnes clés |
Sinisha Milinov |
| Idéologie | |
| Positionnement |
Les Remparts sont un groupe d'extrême droite violent français fondé le à Lyon, succédant à la section lyonnaise de Génération identitaire (GI). Il est dissout par le ministère de l'Intérieur le , décision confirmée par le Conseil d'Etat le .
Les Remparts, fondé le à Lyon[1], succède à la section lyonnaise du groupe d'extrême droite Génération identitaire (GI), six mois après sa dissolution en [2],[3],[4].
Ses locaux sont situés dans la montée du Change dans le quartier du Vieux Lyon, à l'emplacement du bar La Traboule, précédemment siège social de GI, et de la salle de boxe L’Agogé, également précédemment fréquentée par GI. Ils sont inaugurés par Les Remparts le . Le groupe utilise des stratégies similaires à celles de GI, telles que des défilés et des actions médiatiques contre l'immigration et en faveur de l'identité européenne[2],[5],[6]. Les Remparts organise, tout comme GI, une procession annuelle en hommage à la Vierge Marie, qui est interdite chaque fois[3].
Ses fondateurs présentent Les Remparts comme un « complexe » destiné à des activités « communautaires et culturelles » ainsi qu'à des entraînements de boxe. Le bar accueille des conférences[2],[5],[7]. Le Parisien estime en 2022 que le groupe compte une cinquantaine de membres[5]. Certains clients de La Traboule appartiennent à d'autres groupes d'extrême droite, tels que Lyon populaire et Audace Lyon[8].
Dissolution
En 2022, le maire de Lyon Grégory Doucet réclame la dissolution des Remparts, soulignant le risque de reformation de Génération identitaire malgré sa dissolution en [4]. Le député Thomas Rudigoz demande également sa dissolution[8].
Fin , la direction générale de la Sécurité intérieure et le parquet de Lyon se réunissent à la préfecture du Rhône afin de discuter de la dissolution du groupe[6].
Le ministère de l'Intérieur enclenche une procédure de dissolution le . La mesure est prise sous l'alinéa 6 de l'article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, permettant la dissolution des groupes contribuant à la haine et à la violence. Une procédure de dissolution est également enclenchée envers les associations La Traboule et Top Sport Rhône, qui hébergent leurs activités[3],[9],[10].
Le groupement de fait et les associations lui étant associées sont dissous par décret pris en Conseil des ministres le [8],[11],[12]. Le , cette dissolution est définitivement confirmée par le Conseil d'État[13],[14].
Actions
En , des membres des Remparts taguent le sol du parcours de la Marche des fiertés lyonnaise avec le message « Only one pride, Lyon Pride »[5].
En , le groupe organise une manifestation non déclarée où sont scandés des slogans xénophobes, tels que « Immigrés assassins » et « Immigrés dehors, terroristes à mort », sous prétexte de l'affaire Lola[1],[3],[5].
En , le groupe est impliqué dans des violences envers des supporters marocains lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football[1].
En , au lendemain de l’attaque au couteau à Annecy, des militants des Remparts placardent des affiches racistes sur un square où campent des jeunes migrants[1].
Le , le groupe est impliqué dans l'attaque d'une conférence sur la Palestine à Lyon, qui fait sept blessés. Après la mort de Thomas Perotto, un adolescent de 16 ans tué après avoir été frappé à l'arme blanche, le groupe appelle plusieurs fois à des rassemblements. Le , deux militants des Remparts sont impliqués dans une descente raciste à Romans-sur-Isère (Drôme) faisant suite à cette affaire[3],[6],[7].